jan
31

Chauffe-eau solaire : les capteurs à circulation directe et à caloduc

capteur circulation directe.JPG

 Je vous avais récemment présenté les deux grands types de capteurs solaires thermiques disponibles sur le marché : les capteurs plans, d’une part, qui sont les plus répandus, et d’autre part les capteurs sous vide.

Ces derniers se déclinent sous plusieurs formes. Aujourd’hui, nous nous intéresserons plus précisément à deux d’entre elles : les capteurs à circulation directe et les capteurs à caloduc. Sans rentrer trop avant dans les détails techniques, il s’agit de vous donner une idée de ce dont il retourne, afin de vous perettre d’effectuer un choix éclairé dans l’optique d’une éventuelle acquisition de capteurs.

Commençons par les capteurs sous vide à circulation directe. Il s’agit d’une amélioration apportée aux capteurs plans, auxquels ces capteurs reprennent al conception de l’absorbeur. Ici, le tube caloporteur et l’absorbeur se trouvent à l’intérieur d’un tube de verre mis sous vide, comme dans le schéma ci-contre, illustrant la conception d’un capteur Viessman.

Ces capteurs font l’objet d’un procédé de fabrcation complexe afin d’assurer les liaisons entre les parties en verre et les parties métalliques.

Quels producteurs utilisent ce principe? D’après le site Outilssolaires.com, le principe est utilisé par la firme française Jacques Giordano industries pour ses capteurs de type "Cortec". Il est également utilisé par la firme Viessman.

 Qu’est-ce alors qu’un capteur sous vide dit "à caloduc"? Le principe est, globalement, assez similaire. Là où le capteur à caloduc se distingue de son cousin à circulation directe, c’est au niveau de l’échange de chaleur. Ici, celui-ci a lieu au moyen d’un procédé d’évaporation et de condensation, dans un mécanisme nommé caloduc, lequel se trouve au contact de l’absorbeur.

Son avantage? L’utilisation d’un tel système permet de remplacer un tube défectueux sans avoir à démonter l’ensemble du capteur.

Son inconvénient? Ce système ne peut pas êtr utilisé dans le cas d’un capteur horizontal, puisque la circulation dans le caloduc ne peut se faire sans inclinaison.

(Schémas : OutilsSolaires)

jan
30

La certification des chauffe-eau solaires : CSTB vs. Solar Keymark

 Dans la jungle des différents modèles et constructeurs de chauffe-eau et de capteurs solaires, on bénéficie heureusement de quelques points de repère rassurants avec les certifications de qualité. Cependant, il n’existe pas une seule norme harmonisée pour ces équipements. Dans une telle situation, à quelle norme se fier entre les certificats du CSTB (Centre Scientifique et technique du Bâtiment) et le certificat européen Solar Keymark ?

Il n’existe bien sûr pas de réponse univoque à cette question. Cependant, ces 2 certifications correspondent à des exigences et des critères différents, qu’il est important de connaître et de comprendre pour choisir son matériel solaire en connaissance de cause.

Les principaux points de divergence sont les suivants :

logo solar keymark.jpg-         Les exigences de qualité diffèrent, notamment en ce qui concerne le vieillissement des matériels. Les exigence de la certification Solar Keymark sont inférieures à celles du CSTB.

-         La certification Solar Keymark ne prend pas en compte la mise en œuvre des procédés, il faut alors se fier aux Avis Techniques du CSTB.

-        La certification Solar Keymark ne porte pas sur les aspects réglementaires, puisque ceux-ci ne sont pas encore harmonisés à l’échelle européenne et restent donc propres à chaque pays.

-         De manière générale, les exigences requises pour l’obtention du certificat Solar Keymark sont peu strictes, en raison notamment de l’absence de compétences techniques de certains inspecteurs effectuant le contrôle de qualité dans les usines.

jan
21

Electricité solaire photovoltaïque: des tuiles photovoltaïques à Perpignan

 

Le Figaro se fait aujourd’hui l’écho du futur développement de l’énergie solaire à Perpignan. La ville souhaite en effet tirer profit de sa situation géographique privilégiée du point de vue de l’ensoleillement et des couloirs de vent pour devenir, dès 2015, la première ville de France à énergie positive. En d’autres termes, Perpignan vise de couvrir, d’ici à 2015, 100% des besoins d’électricité résidentiels de l’agglomération par une production d’origine renouvelable.

 

marché st charles.jpgAlors que le quotidien rappelle que la région de Perpignan accueille déjà la centrale solaire de Thémis, c’est un tout autre projet solaire qui devrait prochainement voir le jour à Perpignan. Le pôle de compétitivité languedocien Derbi (acronyme de « Développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie) coordonne en effet un chantier de taille : il s’agit de recouvrir la totalité des quelque 80 000m2 du toit d’une plate-forme logistique, le marché international St-Charles, de tuiles photovoltaïques. Celles-ci s’avèrent donc être un véritable dispositif de production d’électricité solaire et non un simple gadget esthétique.

 

Le projet, lancé sur une proposition d’un fabricant suisse de ces fameuses tuiles photovoltaïques, devrait permettre de générer 10 millions de kW/h par an d’ici 2010, chiffre devant doubler en 2013. L’installation produirait donc 11% du total de l’électricité renouvelable de la ville de Perpignan.

 

A en croire les actionnaires de la plate-forme, le projet, évalué à 55 millions d’euros, est rentable, comme l’est l’ensemble des 500 millions d’euros d’investissement dans les énergies renouvelables prévus par la ville de Perpignan, qui envisage une durée de retour comprise entre 7 et 10 ans… sans compter les bénéfices en termes d’image.

 

Si la majorité de ces investissements concerne le développement d’un parc éolien, il est tout de même à noter que le projet solaire du marché St-Charles dépasse en ampleur les chantiers similaires existant aux Pays-Bas et en Allemagne : la France, réveillée par le Grenelle, irait-elle battre les champions européens des renouvelables sur leur propre terrain ? On en est sans doute encore loin, mais on peut toutefois se réjouir de cette « concurrence » dont les effets bénéfiques devraient, cette fois, mettre tout le monde d’accord.

(Crédits photo : www.lacassagne.net)

jan
09

Energie photovoltaïque : la prime à l’intégration au bâtiment

Aujourd’hui en France, pas moins de 10000 foyers sont équipés d’installations photovoltaïques leur permettant de produire de l’électricité d’origine solaire. Si 7000 d’entre eux ne sont pas raccordés au réseau EDF et n’ont donc accès à l’électricité que par ce biais, 3000 autres sont raccordées à ce réseau et ont donc la possibilité de revendre leur production à EDF. EDF la leur rachète : c’est, pour la compagnie d’électricité, une obligation légale imposée par l’Etat dans le souci d’encourager le développement de la production d’électricité photovoltaïque. Et si, à ses origines, le marché français de l’énergie photovoltaïque était essentiellement basé sur l’installation de systèmes PV en sites isolés, non raccordés a réseau, cette tendance s’est inversée : en 2005, le volume des nouveaux équipements solaires photovoltaïques installés sur des sites raccordés au réseau EDF a été 10 fois plus important que celui des installations isolées.

Pourquoi ce décollage rapide des installations photovoltaïques sur des sites raccordés au réseau électrique EDF? L’existence d’un tarif de rachat obligatoire de l’électricité attractif n’y est sans doute pas pour rien. Ce tarif a notamment fait l’objet d’une revalorisation par un arrêté du 10 juillet 2006, qui l’a porté à 30 centimes/kWh en métropole et 40c/kWh dans les DOM.

Ainsi non seulement le tarif de rachat de base est intéressant pour quiconque dispose de capteurs solaires photovoltaïques raccordés au réseau, mais l’Etat est allé plus loin, en y ajoutant une prime à l’intégration au bâtiment.

De quoi s’agit-il? Le principe est très simple. Il consiste à obliger EDF à racheter 25 centimes au-dessus du prix normal de rachat tout kWh d’électricité produit par des capteurs solaires intégrés à l’architecture d’un bâtiment, c’est-à-dire remplissant une fonction architecturale parmi la liste suivante :

integration-batiment_1.jpg- toiture : ardoises, tuiles

- brise-soleil

- allèges

-  verrières sans protection arrière

- garde corps de fenêtre, de balcon ou de terrasse

- bardages ou mur-rideau.

Cela signifie par exemple que l’électricité produite par des capteurs-solaires intégrés à la toiture, et donc jouant le rôle de tuiles ou d’ardoises, devra être rachetée par EDF non pas à 30c/kWh, mais à 55 c/kWh avec la prime de 25 c/kWh d’intégration au bâtiment. Au vu de l’attractivité de ce tarif, on comprend vite qu’avant de se lancer dans l’installation de capteurs photovoltaïques, il vaut mieux réfléchir à deux fois à leur type d’intégration au bâtiment concerné… D’autant plus que, si les modèle de capteurs ont jusqu’il y a peu été essentiellement conçus pour être simplement  posés sur une toiture et non intégrés, de nombreux produits nouveaux facilitent cette intégration : tuiles solaires, virages solaires semi-opaques… (voir nos pages sur ces produits).

(Crédits image : Bati Depot)

jan
06

Panneaux solaires: comment les installer?

Dans le monde des panneaux solaires, il existe des solutions techniques différenciées. Après l’article sur les différents types de cellules photovoltaïque, je continue mon petit panorama avec quelques explications sur les possibilités qui existent si vous voulez équiper votre maison en photovoltaïque.

  • Le panneau standard

Panneau standard.jpgCelui-ci s’intègre facilement à votre toiture et requière seulement un entretien minimal (il faut s’assurer qu’il reste propre). L’installateur que vous aurez choisi vous aidera à trouver l’emplacement optimal (inclinaison, exposition au rayonnement solaire, etc.)

 

 

  

  • La toiture synergique ou le système combiné

systemecombiné.jpgIl s’agit de l’installation combinée d’un panneau photovoltaïque et d’un système solaire thermique (chauffe-eau). L’électricité produite est revendue à une tarif très intéressant à EDF et le chauffe-eau vous permet de réduire votre facture d’électricité.

 

 

  • Le générateur autonome

générateurautonome.jpgComme leur nom l’indique, ces générateurs peuvent alimenter des petits objets (calculatrice, chargeurs de piles), ou des sites isolées (balises en mer, châlet en montagne). Dans ce dernier cas, elles exigent le stockage sur une batterie. De plus, un générateur autonome peut être raccordée au réseau, il s’agit alors d’une centrale photovoltaïque.

Source: BatiDépot

(Crédits photos: BatiDépot)

 

jan
04

Photovoltaïque: aperçu des différents types de cellules

Le photovoltaïque englobe un ensemble de technologies différentes. Je tenterais dans l’article d’aujourd’hui de vous donner un aperçu clair des différentes cellules photovoltaïques.

Pour commencer, voici une définition générale d’une cellule photovoltaïque: un dispositif qui transforme l’énergie solaire en électricité (grâce à l’effet photoélectrique, expliqué dans l’article du 6 décembre 2007).

Ce sont donc ces cellules qui sont contenues dans les panneaux solaires. Les cellules monocristallines et polycristallines sont les plus répandues, et, à cause de leur fragilité, elles sont en général plaçées entre 2 plaques de verre (ce qui alourdit le panneau).  Le matériau de base, le silicium, est abondant dans la nature, mais les cellules photovoltaïques exigent une qualité et une pureté élevées du matériau, ce qui augmente considérablement le coût.

  • les cellules monocristallines

cellulemonocristalline.jpgIl s’agit de la première génération de cellules. Rondes, ou presque carrées, leur rendement atteint 12 à 16%. Pour les fabriquer, on utilise un bloc de silicium, cristallisé en un seul cristal. Cette méthode de production est compliquée.

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  • les cellules polycristallines

RECadmidirektoer.jpgLeur surface n’est pas uniforme, on observe au contraire les orientations différentes des cristaux. Leur rendement est de 11 à 13%. On les fabrique à partir d’un seul bloc de silicum, cristallisé en de multiples cristaux. Son coût de production est moins élevé que celui des cellules monocristallines.

Le premier producteur mondial de cellules polycrystallines est le norvégien REC (Renewable Energy Corporation), qui produit également des cellules monocristallines.

  • les cellules amorphes

Powersheet.jpgCe ne sont pas à proprement parler des cellules, mais une couche de silicum très mince que l’on peut appliquer sur différents supports (film plastique, verre ou métal). Leur rendement n’atteint que 6 à 10%. Le coût de production est cependant beaucoup plus bas que les deux autres types de cellules.

Certaines sociétés (par exemple NanoSolar) se lancent aujourd’hui sur le segment des cellules amorphes, le défi étant de faire progresser leur rendement.

(Crédits photos: OutilsSolaires, Nanosolar)

jan
03

Energie solaire: l’Inde annonce la mise en place d’incitations financières

Le gouvernement indien a annoncé hier la mise en place d’incitations afin de stimuler l’investissement dans l’énergie solaire. En effet, malgré les initiatives existantes (voir article sur les chasseuses de soleil du Rajasthan et celui du 1er janvier), l’utilisation de l’énergie solaire reste faible par rapport aux autres sources d’électricité. Elle est estimée à seulement 2MV. De plus, jusqu’ici, l’énergie solaire est un type de projet peut utilisé dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre du Protocole de Kyoto.

IndiaSolar.pngAinsi, le Ministre de l’Energie Renouvelable indien a annoncé mercredi qu’une subvention de 12 roupies par Kwh pour le photovoltaïque et de 10 roupies par Kwh pour le solaire thermique serait donnée (pour l’électricité raccordée au réseau). On attend que 10 milliards de roupies, soit environ 174 millions d’euros soient investis par le secteur privé dans le solaire dans les cinq prochaines années.

WindIndia.pngDes subventions élevées ont contribué à rendre le secteur de l’éolien attractif en Inde, et on observe actuellement un boom dans ce domaine. En sera-t-il de même pour le solaire?

Il est probable qu’un certain nombre des projets d’énergie solaire en Inde puissent générer des crédits carbones dans le cadre du Méchanisme de Développement Propre. Une des conditions à remplir est que le projet ne peut pas se développer à la même échelle et au même rythme sans le financement via les crédits carbone.

Ceci sera probablement le cas pour le solaire, puisque son coût restera très élevé, même avec les incitations financières mises en place. Ainsi, des projets individuels de photovoltaïque et de solaire thermique pourraient être éligibles à la finance carbone

Pour en savoir plus, lire l’article sur le site de PointCarbon (experts sur les marchés des crédits carbone).

(Crédits photos: Indian Wind Energy Association, Ministère de l’Energie Nouvelle et Renouvelable de l’Inde)

jan
03

Chauffe eau solaire : Ambio France mise sur un nouveau produit après les mauvais résultats de 2007

logo.jpg

Les entreprises proposant des chauffe eau solaires se suivent, mais leurs stratégies ne se ressemblent pas. Voilà ce qui vient à l’esprit en apprenant qu’Ambio France, en plein déboires après la publication de mauvais résultats au second semestre 2007, mise sur la sortie d’un nouveau modèle de chauffe eau solaire en 2008. Là où la société française, cotée depuis mars 2006, semble placer ses espoirs dans cette technologie, l’allemand Conergy décidait il y a quelques semaines de liquider son activité de production de chauffe eau solaires après avoir essuyé des pertes.

La situation d’Ambio rance est, hélas, elle aussi peu reluisante, avec un recul du chiffre d’affaires de 32% en 2007, dus notamment à un problème d’effectfs commerciaux à l’automne, période à laquelle la société réalise une partie importante de son chiffre d’affaires.

Ambio sauvée par les chauffe eau solaires? Espérons que la société, fondée en 1992 avec quatre employés et ayant connu un développement impressionnant au cours des quinze dernières années, couronné par son introduction en bourse, sache tirer parti d’un contexte favorable à l’utilisation de l’énergie solaire pour s’imposer sur ce marché. Et, pourquoi pas, développer des systèmes combinés de climatisation et de chauffage solaire, que les professionnels récemment réunis aux Assises nationales de la climatisation solaire voient déjà comme une solution qui devrait s’imposer dans le futur…

 

jan
02

Energie solaire : des formations pour les professionnels du bâtiment et les architectes avec l’INES

On savait la Savoie championne de l’énergie solaire, et particulièrement duc chauffage solaire, depuis la parution du classement des communes de France par degré d’utilisation de cette énergie renouvelable, et les places de Montbélian et Chambéry. Rien n’arrive peut-être tout à fait par hasard : en effet, la Savoie est aussi le département qui accueille l’INES, l’Institut National de l’Energie Solaire. Un atout bien précieux lorsque l’on sait que cet institut participe notamment à la formation de professionnels du solaire, alors même que le manque de formation relative aux équipements solaires constitue un des obstacles principaux à leur diffusion à grande échelle.

 

INES.jpgC’est une association d’une dizaine de personnes, présidée par José Mansot et baptisée INES Education, qui se charge des formations. Avec succès, semble-t-il, puisque pas moins de 700 stagiaires ont déjà été formés par l’équipe, soit sur place en Savoie, soit lors de sessions de formation assurées à Paris, Toulouse et Bordeaux. Celles-ci peuvent soit sensibiliser aux différentes formes d’énergie solaire, soit viser en particulier un point bien précis, tel que les chauffe-eau solaires collectifs ou le photovoltaïque. Ces formations s’adressent en effet tant aux néophytes qu’à des professionnels déjà sensibilisés à l’énergie solaire et demandeurs de compétences plus pointues.

 

L’INES vise donc large, et pas seulement avec différents niveaux de formation. L’idée est, en effet, de ne pas limiter ses formations aux professionnels du bâtiment, des installations de chauffage ou électriques, et autres acteurs du secteur du bâtiment et de la construction directement confrontés au développement de l’énergie solaire dans le bâtiment. Ainsi l’INES, bien conscient de la nécessité de ne pas limiter le développement du solaire aux constructions neuves, mais d’imaginer son intégration harmonieuse dans le bâti existant, ont déjà formé des professionnels du patrimoine : l’énergie du futur ne pourra plus ignorer le passé !

 

 

déc
27

Energie photovoltaïque: le potentiel de l’Afrique confronté au manque de moyens

AngolaCarte.pngSi le photovoltaïque peut avoir une utilité dans les pays d’Europe, son potentiel est énorme en Afrique. Cependant, sur ce continent, le manque de moyens et de compétences freinent son développement. Ces pays dépendent donc en partie de transferts de technologie.

angoladrapeau.pngAinsi, l’Angola va introduire des technologies et équipements chinois en matière d’énergie solaire. Il s’agirait d’installations de bon marché et de bonne qualité, d’après les communiqués officiels. Une délégation angolaise a séjourné en Chine pour étudier le marché des équipements solaires.

Après 27 ans de guerre civile, qui s’est achevée il y a 5 ans seulement, les infrastuctures de l’Angola sont en mauvais état et les coupures d’électricité sont fréquentes. Sa croissance économique est très élevée (la plus élevée en Afrique), avec 26% en 2006. La production de petrole (1,6 millions de barils par jour en 2006) joue un rôle central dans son économie.

Les équipements solaires chinois seront utilisés dans la province d’Uige, dans le nord du pays, dans le cadre d’un programme d’amélioration des conditions de vie des habitants.

Je n’ai maheureusement pas réussi à trouver plus d’informations sur la quantité d’électricité ainsi produite, ni de détails sur le type d’installation solaires et le calendrier de leur mise en place… Il m’est donc difficile d’évaluer la portée réelle de ce projet solaire.

Encore une fois, on observe la volonté de la Chine d’augmenter son influence dans les pays africains, et particulièrement ceux riches en matières premières.

(Crédits photos: Wikipedia