July 16, 2008

Areva veut votre avis sur les déchets nucléaires : ouverture ou manipulation ?

areva.gifAreva, le chef de file du nucléaire français, vous demande votre avis sur les déchets nucléaires. Ainsi voit-on fleurir sur le net des liens tels que " Venez dialoguer autour des déchets nucléaires (risques, contraintes et solutions) sur le forum Parlonsen.areva.com ." Forum 2.0, DailyMotion et Bannières de pub, tout y est.

Opération de com' du méchant Areva ? Volonté de dialogue et d'ouverture ?
Je suis allé y voir pour en juger.

Tout d'abord, le site est très Web 2.0, un exemple classique de web participatif où l'on peut :

1. Proposer un nouveau sujet
2. Commenter
3. Voter pour un sujet
4. Noter un commentaire

Si vous connaissez des sites tels que Scoopéo ou Wikio, vous en connaissez le principe.

 Ce forum a été lancé début mai 2003, avec des thèmes comme :

- Le nucléaire : on l'utilise tous les jours … Mais les déchets, qu'en fait-on ?

- Venez dialoguer autour des déchets nucléaires (risques, contraintes et solutions) sur le forum Parlonsen.areva.com

Le site est co-sponsorisé par AREVA et ALTERNATIVES …. qui est un journal sur l'énergie financé par AREVA ! Toutefois, Alternatives se veut indépendant d'Areva. Sans faire de procès d'intention, on sait combien il est difficile d'être légitime dans ce cas. Au moins, Areva ne se cache pas et montre bien qu'il sponsorise le site.

areva forum.pngLe débat est modéré et encadré, même si les opposants peuvent y laisser leur opinion. En fait, en regardant ce forum, je le trouve même un peu trop tranquille. Cela n'intéresse donc ni les pros, ni les anti-nucléaire ? Alors qu'on ne parle que de pétrole cher, de relance des programmes nucléaires et de la vente par Areva de centrales nucléaires au Moyen-Orient, je suis un peu surpris !

J'ai quand même trouvé des sujets tels "Le nucléaire, ce n'est pas du renouvelable" qui parle des conflits futurs autour de l'approvisionnement en uranium. Le site gagnerait à voir plus d'opposants s'exprimer sur le site. Je suis évidemment pour le solaire, mais je ne suis pas béat. Souvent, sur les forums verts, on trouve des mecs écolos intolérants avec lesquels on ne peut pas argumenter. Là, c'est la bonne occasion de développer de bons argument Pour ou Contre le nucléaire.

Pour être plus crédible, le site a fait appel à des experts, pros et antis (ex: l'association Robin Des Bois), qui parlent dans des vidéos. Il y aussi pas mal de données chiffrées (ex : consommation d'électricité par habitant, place du nucléaire, etc.). Dommage que Greenpeace manque à l'appel, par exemple. Toujours difficile de savoir qui n'a pas voulu dialoguer.

En tout cas, je vous incite à intervenir sur le site Parlons-en d'Areva. C'est une intiative intéressante, mais le vrai problème pour le moment est le manque de participation des Français. Alors, exprimez-vous !

Areva fait donc du web 2.0 avec ce site, mais aussi toute la panoplie moderne : vidéo (1 seule) sur DailyMotion et campagne de bannières sur le net.

Vidéo : Areva fait le pub de Parlons-en sur DailyMotion

 

Exemple de bannière de pub pour le forum d'Areva

 

 

Classé dans AUTOUR DE L’ENERGIE SOLAIRE, Energie Solaire par Carina Heimdal

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March 7, 2008

BP Solar veut sensibiliser les futurs dirigeants à l'énergie solaire

BP Solar, fabricant de modules photovoltaïques, a annoncé récemment (le 28 février) la signature d'un accord de partenariat avec les écoles publiques du county de Frederick, au Maryland (Etats-Unis).

BPSolar.jpegBP s'engage aux actions suivantes:

  • fournir du matériel scolaire sur les énergies renouvelables
  • permettre aux élèves d'acquérir une expérience pratique dans le secteur de l'énergie
  • financer les installations nécessaires à la construction du Laboratoire des Sciences de la Terre et de l'Espace des écoles publiques de Frederick

BPSolar.jpgUn des objectifs du partenariat est de créer des liens entre les industriels et les milieux scolaires grâce à des visites de terrain et des conférences organisées dans les écoles.

Selon Geoff Slevin, vice-président des Ventes et Marketing de BP Solar en Amérique du Nord, il est important pour son entreprise d'être fortement présente au sein des communautés locales: "Nous pensons qu'il est crucial de former les futurs dirigeants à l'importance des énergies renouvelables et de la science, et les sensibiliser à leurs impacts sur notre futur".

La signature de ce partenariat est en réalité la deuxième étape d'une coopération entamée 2001, quand BP Solar a fait un don d'une valeur de 30 000 $ de matériel éducatif sur l'énergie aux écoles publiques du county de Frederick.

Dans le nouvel accord de partenariat, BP Solar s'engage à donner 30 000$ de matériel éducatif pour l'enseignement scientifique des élèves de 4ème (8th grade) ainsi que des manuels de science de l'environnement pour les lycées (high school).

Cet accord de partenariat suscite des réactions positives chez les ensignants, comme en témoigne Linda Burgee : "Les panneaux solaire du Laboratoire des Sciences de la Terre et de l'Espace ainsi que l'engagement de BP Solar d'organiser des activités pratiques sur l'énergie solaire pour nos élèves vont laisser une empreinte durable et rendre les sciences vivantes."

Et si EDF Energies Nouvelles s'en inspirait?

(Crédits photo: BP Solar)

Classé dans Actualité de l'énergie solaire photovoltaïque, Actualités du solaire, Solaire, s’informer et de former par Carina Heimdal

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Eco Delta Developpement reconvertit une mine en ferme solaire dans l'Indre

ecodeltadeveloppement_1.jpg

La reconversion d'un ancien site industriel désaffecté en site de production d'énergie renouvelable? L'idée paraît, pour le moins, séduisante. C'est celle qu'a eu la société marseillaise Eco Delta Developpement (EDD), qui se spécialise dans les sites de production d'émectricité d'origine renouvelable, et utilise notamment le solaire et l'éolien.

C'est sur le site de Chaillac, dans l'Indre, que Ronald Knoche, président du directoire d'EDD, a jeté son dévolu. C'est une ancienne mine de barytine s'étendant su 12ha qui accueillera pas moins de 41500 panneaux solaires. Originellement prévu pour une production de 3MW, qui devrait permettre d'approvisionner quelque 2500 foyers en électricité, des plans sont envisagés pour quadrupler le nombre de panneaux et donc la capacité du site, la portant à 12MW. 

Si le projet n'a pas encore d'échéancier et n'en est qu'à sa première phase de développement (la seconde n'étant pas lancée avant de s'assurer de la réaction de la population locale), M. Knoche a l'ambition d'en faire "le premier site français de production industrielle d'énergie solaire". Ce qui pourrait arriver plus vite qu'on ne l'imagine : j'ai été surpris d'apprendre, en lisant les propos de M. Knoche, rapportés par le site DéveloppementDurable.com, qu'un site de production d'électricité solaire puisse être mis en production dans des délais extrêmement réduits, selon lui "moins de 3 mois après l'obtention du permis de construire".

Le projet bénéficie du soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui s'est associée à EDD au moyen d'une filiale, nommée Barisol, pour lancer cet investissement qui se porte à 12 millions d'euros. Derrière la rentabilité de cet investissement se cache, bien sûr, la hausse des tarifs de rachat de l'électricité solaire… Le succès du projet n'est donc pas indépndant de toute forme de subvention ou d'intervention de l'Etat, loin s'en faut. Les détracteurs du solaire et s'en prendront à un potentiel manque de rentabilité sans l'aide de tarifs de rachat imposés élevés… J'y vois plutôt un moyen d'encourager l'investissement et la recherche dans les technologies solaires, qui auront certainement un rôle important à jouer dans la définition de notre future énergétique. Et vous?

Classé dans Actualités du solaire par Julien

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March 6, 2008

Le producteur de pétrole Hydro investit dans l'énergie solaire

Le producteur de pétrole norvégien Hydro, actuellement fusionné avec Statoil pour créer la nouvelle entité StatoilHydro, possède une participationde 50% dans NorSun, fabricant de modules de silicium monocrystallins.

NorSunSingapour_1.jpgMardi 4 mars, NorSun a annoncé, lors d'une conférence de presse, la construction d'une unité de production au Singapour, suivant ainsi les pas de REC (Renewable Energy Corporation). Cet investissement devrait atteindre les 300 millions de dollars, et le début de la production est prévu pour le troisième trimestre 2009.

A ce jour, NorSun possède une usine à Aardal, en Norvège, et a conclu en janvier une joint-venture avec Swicorp-Joussour et Chemical Development Company (entreprises saoudiennes), afin de construire une usine de production de modules polycrystallin à Jubail, ville industrielle d'Arabie Saoudite.

D'après les dirigeants de Hydro, il s'agit d'une source de diversification des revenus, et ils jugent le marché du solaire très porteur. Hydro pense que l'énergie solaire sera dominante dans le futur, et ne peut donc se permettre de rester limitée au pétrole, dont les ressources, progressivement, s'épuisent.

(Crédits Photo: Dagens Naeringsliv)

 

Classé dans Actualité de l'énergie solaire photovoltaïque, Actualités du solaire par Carina Heimdal

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SolarCentury s'associe à des étudiants pour promouvoir le solaire photovoltaïque

SolarCentury, leader sur le marché des cellules photovoltaïques au Royaume-Uni et présent dans plusieurs pays européens (dont lItalie, l'Espagne et la France), semble vouloir capitaliser sur la sensibilité nouvelle des européens à la problématique du changement climatique pour doper ses ventes. La réalisation de cet objectif passe notamment par un effort de communication : il s'agit de convaincre le grand public que le solaire photovoltaïque a un rôle central à jouer dans la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Pour le fondateur et président de la société, Jeremy Leggett, le public manque en effet cruellement d'information sur le solaire photovoltaïque et la dimension environnementale de son succès. SolarCentury veut donc s'employer à combler ce vide.

CEO SolarCentury.jpg

Jeremy Leggett, président et fondateur de SolarCentury (droite)

Pour ce faire, rien de mieux que de surfer encore une fois la vague des nouvelles technologies. C'est pourquoi SolarCentury souhaite faire développer des outils de communication interactifs tels que des clips vidéo ou d'animation pour convaincre du bien-fondé environnemental du développement du solaire photovoltaïque : je ne peux que penser au succès phénoménal de YouTube et du Web2.0 en général (c'est-à-dire l'ensemble des sites permettant aux utilisateurs de mettre en ligne du contenu, notamment vidéo), sur lequel compte très certainement SolarCentury pour la diffusion de sa communication.

Pour réaliser ses outils de communication, SolarCentury innove. Plutôt que de faire confiance à un cabinet de marketing, le choix de la firme britannique est de laisser s'exprimer de jeunes talents du monde du design. C'est pourquoi la réalisation d'un outil de communication interactif visant à démontrer l'intérêt de l'énergie solaire photovoltaïque dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique fait partie des défis lancés aux étudiants de nombreuses écoles de design participant au prix AD&D dans plusieurs dizaines de pays.

La jeune génération de designers saura-t-elle convaincre le monde de l'intérêt du solaire photovoltaïque? LA réponse bientôt : la date limite de remise des travaux est fixée au 31 mars 2008…

(Crédits photo : Solar4Schools)

Classé dans AUTOUR DE L’ENERGIE SOLAIRE, Actualités du solaire par Julien

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March 5, 2008

Gadgets solaires : rechargez votre iPod à l'énergie solaire!

Plus qu'une mode, il semble que l'énergie solaire soit en train de devenir une véritable fièvre et contamine tous les secteurs d'activité avec une rapidité fulgurante. Non, l'énergie solaire en 2008, ça n'est plus seulement un chauffe-eau, ni même une cellule photovoltaïque, mais bien plus que tout cela. Le solaire s'immisce partout, jusque dans ces petits objets qui se sont eux-mêmes immiscés dans nos vies à une vitesse impressionnante. Je pense bien sûr aux téléphones portables, mais aussi aux appareils photos numériques, aux iPod… et même à la PSP, la fameuse console de jeux portable de Sony, et à l'iPhone!

S'il n'existe pas encore d'iPhone solaire (les déçus pourront se tourner vers l'ordinateur portable solaire présenté par Carina en début de semaine), la société SolarTechnology a en effet mis au point un chargeur solaire permettant de recharger de nombreuses applications électroniques fonctionnant à l'aide de batteries, dont l'ensemble des appareils cités plus haut. Le chargeur en question, en plus de convertir l'énergie solaire, la stocke dans une batterie. L'énergie stockée est alors transférée à l'appareil connecté au chargeur dès que sa propre batterie se décharge.

Celui-ci est baptisé Freeloader 8.0 Solar Charger, et se pose non seulement comme une alternative pratique aux chargeurs et batteries diverses qu'il n'est pas toujours pratique d'emporter en voyage, mais affiche également des performances plutôt impressionnantes. Je vous laisse juger par vous-mêmes : le Freeloader 8.0 serait en mesure, d'après les informations publiées par SolarTechnology, d'alimenter un iPod pour une durée de 18 heures, une PSP pour deux heures et demie, et un téléphone mobile pour près de 48 heures…

Voici, enfin, une photo du Freeloader, en train de recharger un iPhone…

FreeLoader_8_0_1_thumb_450x573.jpg

Plus de problèmes de batterie, mais attention, l'écoute trop prolongée d'un iPod à haut volume est mauvaise pour votre audition!

(Crédits photo : generation mp3)

Classé dans Objets, Gadgets, Outils et Jouets Solaires par Julien

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Qu'est qu'une maison bioclimatique? Quel rôle pour l'énergie solaire?

Un bâtiment bioclimatique est une construction dans laquelle le chauffage et la climatisation fonctionnent de telle sorte qu'ils tirent le meilleur profit du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l'air (voir article sur la ventilation naturelle).

Ce type d'architecture permet donc de réduire notre consommation d'électricité, d'assurer des températures agréables et de profiter de l'éclairage naturel (voir article sur l'éclairage naturel du 14 février).

maisonbioclimatique.jpgLes bâtiments portant le label "Haute Qualité Environnementale" respectent les principes de la construction bioclimatique.

Grâce au soleil, dans un pays à climat tempéré, l'architecture bioclimatique peut apporter les deux tiers des besoins de chauffage d'une maison! C'est ce qu'on appelle l'énergie solaire passive.

En bref, les principes fondamentaux de la maison bioclimatique sont:

  1. Utilisation de l'énergie solaire passive grâce à des grandes vitres orientées sud (vitrages performants)
  2. Peu d'ouvertures vitrées vers le nord, l'est et l'ouest
  3. Isolation performante ("répartie", c'est à dire que le mur isole dans toute son épaisseur, ou "extérieure", quand l'isolant recouvre la maison de l'extérieur)

Par ailleurs, pour optimiser l'utilisation de la chaleur du rayonnement solaire, les pièces de vie seront situées du côté sud et les pièces annexes (qui ne nécessitent pas une température aussi élevée que celles de vie), seront situées du côté nord. On pourra aussi adapter la végétation environnante: haie brise-vent, conifères au nord, feuillus au sud.  

(Crédits photo: Hespul)

Classé dans ARCHITECTURE SOLAIRE, Actualités du solaire par Carina Heimdal

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March 4, 2008

Louer son toit à quelqu'un qui veut investir dans le photovoltaïque?

Cette idée de louer son toit à quelqu'un d'autre qui voudrait y installer des panneaux photovoltaïques peut sembler farfelue, mais a en réalité une certaine logique.

En effet, si je ne dispose pas moi-même de la motivation et du temps pour équiper mon habitation en panneaux photovoltaïques, pourquoi ne pas permettre à quelqu'un d'autre de le faire, en échange de quoi je perçois un loyer? On peut par exemple imaginer que mon voisin a un toit orienté nord ombragé par des arbres alors que le mien est orienté  sud, et que seul mon voisin a les moyens et l'envie d'investir dans des panneaux photovoltaïques. Dans ce cas, il serait avantageux pour mon voisin et pour moi-même que je lui loue mon toit.

posesurletoit.jpgPour l'instant, d'après mes recherches, cette solution n'a pas été testée dans la réalité, et il semblerait qu'il n'existe pas encore (du moins en France), de cadre juridique encadrant et regulant un tel dispositif. Il faudrait en effet créer un contrat établissant clairement les droits de propriété de chacun des contractants, délimiter le projet dans le temps, préciser les modalités de sortie du contrat, etc.

Le site de l'ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) ne mentionne pas cette idée.

Vu le coût encore élevé du photovoltaïque, il semble que cette solution ne serait pas susceptible d'intéresser les entreprises du secteur solaire. Un tel dispositif pourrait, à la marge et dans un futur relativement lointain, influencer le prix de l'immobilier (prix plus élevé si le toit a la bonne orientation).

Qu'en pensez-vous?

(crédits photo: Ademe )

Classé dans Actualité de l'énergie solaire photovoltaïque, Produire, consommer et vendre de l’électricité photovol par Carina Heimdal

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Energie solaire : des turbines hybrides comme solution à l'intermittence

Je vous parlais hier de la solution développée en ce moment au Japon pour faire face au problème de l'intermittence de l'énergie solaire. Alors que les Japonais semblent vouloir miser sur le stockage de l'électricité produite par le solaire photovoltaïque, un autre type de solution est en train de voir le jour en Israël pour les installations solaires thermiques, très uilisées dans ce pays où des centrales solaires sont en projet.

Plutôt que de s'essayer à stocker le courant produit dans d'énormes accumulateurs, il s'agit, plus simplement, de permettre à d'autres énergies de pouvoir prendre facilement le relais du solaire la nuit ou par temps couvert.

Comme vous l'expliquait Carina il ya peu, les centrales solaires thermiques concentrent la lumière du soleil pour faire chauffer un réservoir de calorifuge, lequel va permettre de faire bouillir de l'eau et d'utiliser la vapeur pour faire tourner une turbine produisant de l'électricité. Le principe est simple, et le système proposé par le professeur Jacob Karni de l'Insitut Weizmann, dont les travaux ont servi de base au projet, l'est également.

EDIG solar project.jpg

Il s'agit tout simplement d'utiliser, pour générer de l'électricité, des turbines pouvant fonctionner à l'aide de carburants traditionnels la nuit ou lorsque l'ensoleillement est faible. L'utilisation d'un tel système permettrait de minimiser l'utilisation de carburants fossiles, et donc les émissions de gaz à effet de serre correspondantes, davantage qu'en laissant d'autres centrales prendre le relais de la centrale solaire. J'avoue être surpris que ce système passe pour être une véritable évolution tant son procédé paraît, ainsi résumé, évident… Il faut croire que la réalisation de turbines de ce type est difficile et que leur utilisation procure de réels avantages en termes de minimisation de la consommation d'énergies fossiles. Il serait par ailleurs intéressant d'avoir l'avis d'un régulateur de réseau électrique sur cette technologie : faire fonctionner une centrale solaire au gaz est-il plus simple que d'avoir recours à une centrale entièrement à gaz, stuée ailleurs, pour prendre le relais la nuit? Cela me semble probable, étant donné les oûts liés au démarrage d'une centrale.

EDIG, une firme israëlienne, a déjà lancé un projet de centrale utilisant cette technologie en Chine. Suite au succès de ce projet pilote, la technologie devrait être utilisée pour une centrale solaire implantée en Israël, dans le désert d'Arava. EDIG prévoit d'ores et déjà de lancer son concept sur de nouveaux marchés comme l'Espagne ou le Sud des Etats-Unis, où d'importants projets de centrales électriques solaires sont en cours de réalisation.

Classé dans Actualités du solaire par Julien

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March 3, 2008

Energie solaire photovoltaïque : bientôt des batteries!

C'est l'argument numéro un des sceptiques, un classique des opposants au développement des énergies renouvelables que sont l'éolien et le solaire : l'intermittence de la production. Le constat est difficilement réfutable, le vent ne souffle pas tout le temps et à plus forte raison pas nécessairement lorsque l'on en aurait besoin, le soleil ne brille pas la nuit et se cache bien souvent derrière d'épaisses masses nuageuses. Or, l'électricité ne se stocke pas, ou du moins très difficilement et à un coût prohibitif. D'où des interrogations fort légitimes sur l'avenir de ces énergies, dont le solaire photovoltaïque qui sera plus particulièrement le sujet de mon propos aujourd'hui.

En effet, la donne pourrait bien changer d'ici quelques années grâce à un partenariat entre trois entreprises japonaises. Sharp, constructeur de cellules photovoltaïques, Daïwa House Industry, entreprise de bâtiment, et Dai Nippon Printing, société d'électronique, ont annoncé vouloir se lancer dans la production de batteries permettant aux foyers de stocker l'électricité produite par des panneaux solaires photovoltaïques.

Ces batteries au lithium, qui devraient voir le jour en 2009 ou 2010, se caractérisent par leur grande capacité, qui permettrait théoriquement à des foyers équipés de panneaux solaires photovoltaïques d'être entièrement autoalimentés en électricité : alors qu'une maison individuelle consomme en moyenne environ 12kWh d'électricité par jour, les batteries Sharp pourraient en stocker jusqu'à 18. Ainsi, plus besoin d'être raccordé au réseau, même la nuit ou par temps nuageux…

pv japon.jpgCependant, je vois quelques obstacles à cet idéal d'autonomie énergétique : même si la question du stockage de l'électricité poduite sur place est résolue, il faut encore disposer d'une surface de capteurs -lesquels doivent avoir un bon rendement-  et d'un ensoleillement fort pour être totalement autonome. Sharp produisant elle-même avant tout des capteurs photovoltaïques, je lui fais confiance pour les performances des capteurs ; en revanche, ces batteries ne devraient être rentables que sur des marchés très ciblés : celui des logements individuels (pouvant bénéficier d'une surface importante de capteurs) situés dans des zones très ensoleillées… Permettront-elles à Sharp d'augmenter la taille de son marché? A voir…

Le deuxième obstacle pouvant freiner le développement de ces batteries tient aux motivations mêmes des ménages dotés d'installations photovoltaïques. En France, notamment, on peut légitimement croire que le rachat oblgatoire de l'électricité produite par EDF à tarif préférentiel pèse dans la décision de s'équiper de cellules photovoltaïques. Dans cette situation, la possibilité de stocker son électricité et de se déconnecter du réseau séduira-t-elle les propriétaires de "maisons solaires"? Face à cette question je m'interroge sur le coût et le rendement de ces futures batteries : sera-t-il rentable de s'en équiper pour rédire à zéro sa consommation d'électricité solaire, pour n'utiliser le réseau que pour exporter l'énergie excédentaire?

Quelle que soit la réponse qui nous soit apportée d'ici 2 à 3 ans, ces batteries seront peut-être utilisées dans le cadre d'autres applications : c'est l'avis de Gary Schmitz, port-parole du laboratoire national des énergies renouvelables aux Etats-Unis, dans le Colorado : dans le Magazine Daily Green, celui-ci émet l'idée d'uiliser des batteries de ce type pour alimenter des voitures solaires…

(Crédits photo : Enviro2b)

Classé dans Actualité de l'énergie solaire photovoltaïque, Panneaux et matériels solaires photovoltaïques, ÉLECTRICITÉ SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE par Julien

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