Le Figaro se fait aujourd’hui l’écho du futur développement de l’énergie solaire à Perpignan. La ville souhaite en effet tirer profit de sa situation géographique privilégiée du point de vue de l’ensoleillement et des couloirs de vent pour devenir, dès 2015, la première ville de France à énergie positive. En d’autres termes, Perpignan vise de couvrir, d’ici à 2015, 100% des besoins d’électricité résidentiels de l’agglomération par une production d’origine renouvelable.
Alors que le quotidien rappelle que la région de Perpignan accueille déjà la centrale solaire de Thémis, c’est un tout autre projet solaire qui devrait prochainement voir le jour à Perpignan. Le pôle de compétitivité languedocien Derbi (acronyme de « Développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie) coordonne en effet un chantier de taille : il s’agit de recouvrir la totalité des quelque 80 000m2 du toit d’une plate-forme logistique, le marché international St-Charles, de tuiles photovoltaïques. Celles-ci s’avèrent donc être un véritable dispositif de production d’électricité solaire et non un simple gadget esthétique.
Le projet, lancé sur une proposition d’un fabricant suisse de ces fameuses tuiles photovoltaïques, devrait permettre de générer 10 millions de kW/h par an d’ici 2010, chiffre devant doubler en 2013. L’installation produirait donc 11% du total de l’électricité renouvelable de la ville de Perpignan.
A en croire les actionnaires de la plate-forme, le projet, évalué à 55 millions d’euros, est rentable, comme l’est l’ensemble des 500 millions d’euros d’investissement dans les énergies renouvelables prévus par la ville de Perpignan, qui envisage une durée de retour comprise entre 7 et 10 ans… sans compter les bénéfices en termes d’image.
Si la majorité de ces investissements concerne le développement d’un parc éolien, il est tout de même à noter que le projet solaire du marché St-Charles dépasse en ampleur les chantiers similaires existant aux Pays-Bas et en Allemagne : la France, réveillée par le Grenelle, irait-elle battre les champions européens des renouvelables sur leur propre terrain ? On en est sans doute encore loin, mais on peut toutefois se réjouir de cette « concurrence » dont les effets bénéfiques devraient, cette fois, mettre tout le monde d’accord.
(Crédits photo : www.lacassagne.net)