Les chauffe-eau solaires sont des systèmes généralement fiables, et qui, par conséquent, ne nécessitent pas un effort de maintenance considérable. Bonne nouvelle, non ? Toutefois, il est tout de même recommandé :
- de bien comprendre le fonctionnement du système dont on dispose dès son installation afin de pouvoir détecter soi-même des anomalies de fonctionnement.
- d’en contrôler le fonctionnement au moment de l’installation (ce qui s’avère d’autant plus important que beaucoup d’installateurs ne bénéficient à l’heure actuelle que d’une expérience limitée dans le domaine, et ne son donc pas infaillibles !)
- d’effectuer un contrôle tous les cinq ans environ. Une piste intéressante consiste à signer un contrat de maintenance auprès d’un chauffagiste liant votre chauffe-eau et votre chaudière.
Il est d’abord essentiel d’établir un cahier d’entretien dans lequel seront consignés :
- la liste des éléments faisant l’objet d’une garantie et du contrat de maintenance
- leurs descriptifs (schémas, etc.)
- l’historique des modifications apportées au système depuis son installation (changement dune pièce, etc.)
L’ensemble de ces éléments doivent être archivés par l’utilisateur comme par le professionnel chargé de la maintenance. En effet, les technologies évoluent, et il aura peut-être bien du mal à se rappeler les caractéristiques de votre système au bout de cinq ans…
Il s’agit ensuite de disposer des éléments et connaissances nécessaires à l’inspection de votre installation :
- Vérification des températures :
o Il faut disposer de thermomètres aux points clé du circuit : en haut du ballon d’eau chaude solaire, du ballon d’appoint si vous en disposez, ou situés au niveau des canalisations en aval de ceux-ci. Il faut également disposer de thermomètres aux points d’entrée et de sortie des capteurs solaires.
- Vérification du circulateur :
o Un signal (voyant lumineux) de fonctionnement du circulateur (pour un système à circulation forcée), et de l’appoint électrique le cas échéant.
o Il faut savoir, le cas échéant, comment lancer manuellement le fonctionnement du circulateur indépendamment des températures dans le circuit.
- La vérification de la pression dans le circuit nécessite un manomètre.
- Vérification du ballon d’eau chaude :
- Vérification du circuit :
- Une vérification visuelle du circuit et de la mise sous tension de tous les éléments électriques du système
- Une vérification de la pression du circuit. Elle doit être mesurée au niveau des capteurs, après arrêt du circulateur, et avoisiner 0,5 bar.
- Une vérification du circulateur lui-même : il doit pouvoir être lancé et arrêté manuellement.
- Une vérification des dispositifs de sécurité du système : purgeurs, vannes, vase d’expansion…
- Une vérification de la quantité de fluide caloporteur présente dans le circuit et de sa teneur en antigel. Son remplacement interviendra plus ou moins fréquemment selon le type : voir les conseils du fournisseur.
- Une vérification des raccords : attention aux fuites !
- Une vérification de la bonne fixation des capteurs : au besoin, resserrer quelques boulons…
- Une vérification de la bonne isolation des circuits et du ballon.
- Une vérification de la programmation de l’appoint afin qu’il se déclenche le moins possible.
- Un nettoyage du vitrage des capteurs solaires. Vérifier également qu’il ne soit pas détérioré.
- Un coup d’œil au bac de rétention du fluide caloporteur : il doit être bien étanche et… vide.
- Une vérification de la différence de températures aux bornes de l’échangeur, dans le ballon. Si celle-ci paraît faible, il peut être nécessaire de le détartrer (ce qui devra être fait fréquemment si l’eau est calcaire).
- Une vérification de l’anode du ballon d’eau-chaude, qui le protège contre la corrosion.
- Une vérification des sondes de température du circuit, en les plongeant dans un liquide dont la température est connue et en s’assurant de leur bonne fixation au circuit.