December 24, 2007

Chauffage solaire : l'avenir du bâtiment vu par le Club de l'Amélioration de l'Habitat

Le chauffage solaire continue de faire parler de lui chez les professionnels du bâtiment. Alors que l'engouement des médias pour le Grenelle de l'environnement semble avoir disparu dès la fin des négociations, c'est maintenant au tour des professionnels du bâtiment de se concerter sur le chantier formidable que représente la rénovation énergétique des bâtiments en France. Avec, pour objectif ultime, la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre, auxquelles la consommation d'énergie des bâtiments contribue largement, d'ici 2050. C'était le thème du denier colloque du Club de l'Amélioration de l'Habitat sur la rénovation durable, le 4 décembre dernier à la Maison de la Chimie à Paris.

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Le colloque, auquel a participé Nathalie Kosciuzko-Morizet, Secrétaire d'Etat à l'écologie, a réuni 350 professionnels du secteur du bâtiment. Au menu, le chiffrage des propositions du Grenelle de l'environnement concernant la rénovation énergétique du parc immobilier français. La valeur du marché créé par cette nécessité de rénovation est estimée à 13 milliards d'euros, soit une dépense de 15000 à 30000 euros par foyer d'ici à 2050. 10% de ces dépenses concerneraient le chauffage.

Le montant de ces dépenses peut paraître impotrant aux ménages les moins aisés - c'est pourquoi elles font l'objet d'aides de la part de l'Etat. Au total, on estime que le crédit d'impôt accordé par l'Etat au titre des investissements dans des équipements permettant de réaliser des économies d'énergie, notamment les chauffe eau solaires et autres équipements de chauffage solaire, a coûté 1,9 milliard d'euros à la puissance publique en 2007. Ce chiffre devrait atteindre les 2,4 milliards d'euros dès l'année prochaine, et plusieurs propositions de réforme de ce crédit d'impôt sont à l'étude. Parmi celles-ci, l'intégration des coûts de main-d'oeuvre liés à l'installation des équipements bénéficiant du crédit d'impôt serait envisagée. Une réforme qui donnerait un sérieux coup de pouce à l'industrie du chauffage solaire… en contrepartie, les niveaux de performance minimum exigés afin qu'une installation puisse bénéficier du crédit d'impôt pourraient être revus à la hausse.

Il est également question d'un bonus à la déductibilité d'emprunt dans le cas de certains investissements importants, mais aussi d'aides supplémentaires pour les foyers se trouvant dans des situations précaires du point de vue énergétique, ainsi que de micro-crédit. J'avoue trouver cette dernière idée particulièrement intelligente : pourquoi, en effet, limiter ce système aux pays en développement, quand le développement durable nous concerne tous? En sus, les banques, qui participaient également au colloque, ont exprimé le souhait de voir les investissements destinés à réaliser des économies d'énergie pouvoir faire l'objet de crédits garantis. Ceux-ci concereneraient particulièrement les investissements d'un montant supérieur à 15000 euros, puisque c'est au-delà de ce seuil que l'ADEME a estimé que le rôle du crédit devenait décisif.

De ces nombreuses mesures, lesquelles verront le jour? La réponse ne devrait pas tarder, le gouvernement, toujours aussi désireux de faire avancer ces dossiers avec célérité, ayant annoncé que les propositions du Grenelle de l'environnement se verraient transposées dans une première loi en janvier, une deuxième devant être votée dès le printemps.

 

Classé dans Actualité de chauffe-eau et du chauffage Solaire par Julien

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