jan
31

Qu’est-ce que le taux de rendement d’un module photovoltaïque? Comment le maximiser?

Le taux de rendement d’un module photovoltaïque correspond tout simplement au rapport entre la puissance fournie et la puissance du rayonnement capté. Il est exprimé en fonction de la surface.

En France, une installation photovoltaïque produit, par kWc de puissance installée, entre 700 et 1300 kWh par an. Le kWc correspond à mille Watt crête. Le Watt crête est la puissance de production photovoltaïque d’un module avec une température de 25°C sous un rayonnement solaire de 1kW/m² (ensoleillement reçu à midi sur une surface perpendiculaire au soleil). Ainsi, 1 Watt crête délivre une puissance électrique de 1 Watt sous un ensoleillement de 1kW/m².

Le rendement d’un module photovoltaïque dépend de nombreux facteurs:

  • l’orientation du toit et de l’installation par rapport au soleil

Une orientation vers le Sud est optimale, mais les orientations Sud-Est ou Sud-Ouest sont également possibles.

inclinaison panneau.jpg

  • l’inclinaison

L’inclinaison optimale est de 30 degrés. Cependant, une inclinaison de 25 à 60 degrés sur un toit orienté Sud-Est ou Sud-Ouest apportent également de bons rendements.

  • la présence ou non d’ombres portées

 Elles réduisent le rendement de votre installation, il faut donc éviter leur présence.

  • les valeurs locales de rayonnement

Vous pouvez les retrouvez dans l’article du 7 janvier 2008 de Julien, intitulé Energie solaire : quel ensoleillement en France ?

  • la météo

Plus il y a de soleil, plus votre module produit de l’électricité. Cependant, même quand il y a des nuages, le rayonnement diffus provenant des nuages produit de l’électricité.

  • la propreté du module

Il n’est en général pas nécessaire de nettoyer son panneau solaire pour maximiser son rendement. En effet, la pluie s’en charge pour nous! Cependant, dans les régions soumises à de fortes pollutions de l’air (complexes industriels), un nettoyage des modules solaires, à intervalle éloignés, peut être nécessaire.

(Crédits photos: WallachSolaire)

jan
28

Comment placer ses capteurs solaires? 4 règles d’or

Le pourcentage de couverture des besoins en eau chaude d’un foyer d’un chauffe-eau solaire est variable, notamment selon l’ensoleillement de la région où il se situe. Cependant, il ne s’agit pas du seul facteur en jeu : la surface, bien sûr, mais également la position et l’orientation des capteurs solaires thermiques sont en effet fondamentales, quel que soit le degré d’ensoleillement de la région où ils se trouvent.

A ce sujet, j’ai jugé utile de rappeler les 4 principales règles à respecter lors du choix du positionnement de ses capteurs solaires. Elles paraîtront certainement triviales à certain, mais leur application, que nous verrons plus tard lors de prochains articles, peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît.

maison-solaire.jpgRègle n°1 : le calcul de la surface de capteurs installée doit prendre en compte l’ensoleillement de la région. Par exemple, on comptera 3 à 5m2 de capteurs pour un ballon de 200 à 300l sur la côte d’Azur, tandis que de 5 à 7m2 de capteurs seront nécessaires pour alimenter le même ballon à Lille.

Règle n°2 : pour un rendement optimal, les capteurs solaires devront être orientés au Sud, avec une marge de plus ou moins 30 degrés.

Règle n°3 : le positionnement des capteurs doit être effectué de sorte à minimiser, dans la mesure du possible, les ombres portées des éléments environnants (immeuble, arbre, montagne…) sur les capteurs. Il est donc nécessaire d’étudier soigneusement  le masque solaire avant de procéder à l’implantation des capteurs.

Règle n°4 : idéalement, les capteurs solaires doivent être inclinés à 45° pour obtenir une performance optimale. Cependant, il est possible de considérer que cette inclinaison peut s’inscrire dans une marge de plus ou moins 15° par rapport à cette recommandation. Une inclinaison comprise entre 30° et 60° permettra de manière générale d’obtenir un rendement satisfaisant des capteurs.

(Crédits image : Atlantic Nouvelles Energies)

jan
04

Photovoltaïque: aperçu des différents types de cellules

Le photovoltaïque englobe un ensemble de technologies différentes. Je tenterais dans l’article d’aujourd’hui de vous donner un aperçu clair des différentes cellules photovoltaïques.

Pour commencer, voici une définition générale d’une cellule photovoltaïque: un dispositif qui transforme l’énergie solaire en électricité (grâce à l’effet photoélectrique, expliqué dans l’article du 6 décembre 2007).

Ce sont donc ces cellules qui sont contenues dans les panneaux solaires. Les cellules monocristallines et polycristallines sont les plus répandues, et, à cause de leur fragilité, elles sont en général plaçées entre 2 plaques de verre (ce qui alourdit le panneau).  Le matériau de base, le silicium, est abondant dans la nature, mais les cellules photovoltaïques exigent une qualité et une pureté élevées du matériau, ce qui augmente considérablement le coût.

  • les cellules monocristallines

cellulemonocristalline.jpgIl s’agit de la première génération de cellules. Rondes, ou presque carrées, leur rendement atteint 12 à 16%. Pour les fabriquer, on utilise un bloc de silicium, cristallisé en un seul cristal. Cette méthode de production est compliquée.

  •  

 

  • les cellules polycristallines

RECadmidirektoer.jpgLeur surface n’est pas uniforme, on observe au contraire les orientations différentes des cristaux. Leur rendement est de 11 à 13%. On les fabrique à partir d’un seul bloc de silicum, cristallisé en de multiples cristaux. Son coût de production est moins élevé que celui des cellules monocristallines.

Le premier producteur mondial de cellules polycrystallines est le norvégien REC (Renewable Energy Corporation), qui produit également des cellules monocristallines.

  • les cellules amorphes

Powersheet.jpgCe ne sont pas à proprement parler des cellules, mais une couche de silicum très mince que l’on peut appliquer sur différents supports (film plastique, verre ou métal). Leur rendement n’atteint que 6 à 10%. Le coût de production est cependant beaucoup plus bas que les deux autres types de cellules.

Certaines sociétés (par exemple NanoSolar) se lancent aujourd’hui sur le segment des cellules amorphes, le défi étant de faire progresser leur rendement.

(Crédits photos: OutilsSolaires, Nanosolar)

déc
05

La (pré)histoire de l’énergie solaire

Vous croyez que l’utilisation de l’énergie solaire est une idée moderne?

Certes, le photovoltaïque ne date pas de la préhistoire. Il date en effet du XIXème siècle, quand le physicien allemand Heinrich Hertz fut le premier à décrire l’effet photoélectrique. Il observa que certains métaux émettaient des électrons au contact de la lumière du soleil, et réussit à les transformer en courant électrique. (C’est ce qui se produit dans les cellules photovoltaïques).

Et avant le photovoltaïque et la physique moderne? Dès l’Antiquité, on se serait servi de l’énergie solaire. Et d’une manière surprenante!

archimede.jpgL’une des premières références à l’utilisation des rayons solaires pour créer de l’énergie date du IIème siècle avant J.-C. En effet, le célèbre mathématicien Archimède, pour aider les soldats grecs à se défendre contre les Romains assiégeant Syracuse, leur aurait demandé de positionner leurs boucliers de bronze selon un angle soigneusement calculé, afin de réfléchir les rayons du soleil en direction des voiles des bateaux ennemis. De cette façon, les soldats grecs réussirent à empêcher les navires romains d’atteindre la côte, puisque leurs voiles prirent feu…

Pendant l’Antiquité, la même méthode aurait servi à allumer la flamme olympique.

Ce sont les mêmes principes scientifiques qui sont utilisés dans les fours solaires d’aujourd’hui.

sunseeker.jpgLe début du renouveau de l’énergie solaire vient à partir de 1950. A partir de cette époque, on l’utilise dans l’aérospatiale, pour augmenter la durée de vie des satellites, dans les calculatrices. Le véritable potentiel de cette technologie a été révélé en 1990, quand un avion américain à propulsion solaire, le "Sun Seeker" (Chercheur de Soleil), parcourut 4060 km.

A suivre pour la continuation de l’histoire…

 (Crédits photos: solarflight  , Wikidive)

nov
20

Changement de président à la tête de la Commission Outre-mer du Syndicat des Energies renouvelables :

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables, présidé par André Antolini, renouvelle son conseil d’administration.
 

    Depuis le 29 octobre dernier, Jérôme Billerey, président du directoire de la société ‘Aérowatt’ occupe le poste de président de la Commission outre mer du Syndicat des Energies Renouvelables.

   logo_pt.jpg Créé en 1993, le SER, alors nommé SIPROFER, est une organisation professionnelle qui se charge de défendre les intérêts des industriels du secteur des énergies renouvelables. Il participe notamment au Grenelle de l’environnement au sein du groupe de travail n°1, ‘Lutter contre le réchauffement climatique et maîtriser l’énergie’. Il regroupe environ 300 entreprises ou groupes opérant dans l’hydraulique, le photovoltaïque, l’éolien…

 
    Dans le domaine de l’électricité photovoltaïque, ses revendications majeures portent sur la reconnaissance des trois grands avantages du solaire photovoltaïque :
 
-         il évite des coûts élevés de raccordement au réseau dans les sites isolés
-         il contribue à l’émergence de bâtiments neufs à énergie positive, qui participent au projet ambitieux de division par 4 des émissions de CO2  dans le bâtiment à l’horizon 2050

-         il répond à la pointe de consommation, souvent en milieu de journée, dans les régions les plus chaudes

 

Voir aussi :
 

 

 

 

nov
15

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

 

Suite: Où l’on explicite la fabrication d’un panneau solaire photovoltaïque

            Le processus de fabrication des cellules PV à base de silicium amorphe ou ‘cellules en couches minces’:

      Le silicium amorphe porte ce nom car il ne se présente pas sous forme de cristaux. C’est un élément apparu en 1976 qui permet de diversifier les techniques de production des cellules PV, voyons de quelle manière.

      Tout d’abord la production de cellules PV en couches minces nécessite moins d’énergie et moins de matière première que la production de cellules au silicium cristallin. Ses capacités d’absorption de la lumière sont plus importantes mais en revanche son rendement de conversion, proportionnel à la mobilité des charges électriques, est moins bon. Cette technologie comportait plusieurs défauts qui ont disparus pour une grande part grâce à des améliorations effectuées à partir de travaux en laboratoire. Le rendement était assez faible puisqu’il tournait autour de 5%, et la durée de vie limitée à quelques centaines d’heures. Les scientifiques ont découvert qu’en empilant les couches de silicium et en insérant entre elles une feuille de verre, le module gagnait en stabilité et en rendement, qui peut atteindre désormais jusqu’à 11%.

couches minces_1.jpg 

      Le principe consiste à fabriquer la cellule à même le support. Celui-ci doit être rigide, on emploie donc souvent du verre. Les dimensions du support déterminent ses caractéristiques électriques telles que la tension ou la puissance. Sur ce substrat est déposée une pellicule d’oxyde d’étain qui rempli une fonction d’électrode. Par-dessus est déposé un film de silicium amorphe par projection d’un gaz nommé silane sur le support. L’opération est réalisée dans un four chauffé à vide, ce qui permet de libérer le silicium qui vient se déposer sur le support. La même opération combien dépôt du silicium et adjonction des dopants (voir article sur la fabrication des cellules à base de silicium cristallin). La pellicule recouvrant le support est découpée au laser ce qui confère au module cette forme quadrillée. La phase ultime consiste à encapsuler les modules sous une couche de film plastique puis de verre et de vérifier son bon fonctionnement par des tests.

      Quels sont les avancées technologiques en cours ?

      Les chercheurs explorent actuellement des alternatives à la technologie cristalline. Le tellurure de cadmium et l’arséniure de gallium permettent notamment d’obtenir un meilleur rendement (jusqu’à 16%). Par contre ce sont des éléments très toxiques ce qui empêche une production massive de ces modules. Le diséléniure de cuivre et d’indium confère une durée de vie exceptionnelle aux modules qui peuvent être utilisée en extérieur jusqu’à huit années consécutives.

Voir aussi:

- Eco systèmes sur le site de l’université de Pau.

 
 

 

nov
14

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

            Le principe des panneaux solaires ou modules photovoltaïques est de transformer la lumière en électricité directement utilisable par un particulier ou une entreprise.

        Schématiquement, le mécanisme est le suivant : lorsque les photons ou particules de lumière entrent en contact avec les électrons du silicium, un élément semi-conducteur traité spécifiquement pour canaliser l’énergie, ils génèrent une tension électrique. Cette tension est mesurée en volts, d’où le terme « photovoltaïque ». 

      cristaux silicium.gifChaque panneau solaire est composé d’un assemblage de plaques ou « capteurs », de cet élément mentionné plus haut, le silicium. Cet élément chimique existe sous forme cristalline et sous forme amorphe, ce qui détermine les deux filières de production des modules photovoltaïques. Le silicium est un composant rare et donc cher, ce qui ne manque pas de se répercuter sur le prix final de l’équipement.

 

Le processus de fabrication des cellules au silicium cristallin ou cellules PV :

      Tout d’abord, il faut obtenir la matière première: le silicium existe sous forme mono ou poly cristalline. On fabrique le silicium monocristallin à partir de colonnes pures de silicium, tandis que le silicium polycristallin est crée à partir de la fonte de copeaux de silicium monocristallin. Ces copeaux s’obtiennent par équarrissage ou opération de taille des lingots cylindriques monocristallins. Au final, cette matière première doit avoir la forme de briques de 101,5 x 101,5 mm ou 120 x 120 mm.

mono-poly.jpg Lingots de silicium monocristallin posés sur des lingots de silicium polycristallin

      Le rendement du silicium polycristallin est un peu inférieur car il est moins pur, mais en contrepartie il coûte moins cher.

 

            Ensuite, les lingots sont découpés en tranches appelées ‘wafers’. Jusqu’à présent, le silicium n’est toujours pas apte à emmagasiner et canaliser l’énergie solaire. C’est grâce à la phase du dopage que le silicium acquiert les caractéristiques d’une photopile. Un élément tel que le bore est employé pour rendre la tranche positive en volume tandis que du phosphore est utilisé pour rendre les surfaces, ou parties exposées à la lumière, négatives : la tranche fonctionne comme une diode et oriente la circulation des électrons. Afin de limiter la réflexion de la lumière, on finalise l’opération en apposant un antireflet, en oxyde de titane par exemple, sur la face avant des cellules PV. 

      L’étape suivante consiste à assembler les tranches grâce à une structure métallique pour former les cellules PV, qui elles même sont connectées les unes aux autres pour former des chaînes. Les caractéristiques du module dépendent du nombre de cellules connectées en parallèle et en série

cellule.jpgenchainement.jpg

      C’est presque fini ! Les chaînes sont encapsulées sous du plastique hautement résistant pour les isoler et les protéger des agressions extérieures, puis recouverte d’une couche de verre. Pour finaliser le travail, on les encadre pour leur conférer une rigidité mécanique et les modules subissent plusieurs tests avant d’être mis sur le marché.   

résultat.jpgModèles de modules encadrés

Crédit photos: Documents SIEMENS et PHOTOWATT

    A suivre…

Voir aussi :

 

nov
12

Energie solaire: comment ça marche?

Il existe de multiples façons de convertir l’énergie solaire en chaleur ou en électricité. Voici quelques brèves explications.

Pour commencer, on distingue l’utilisation active de l’énergie solaire, qui aboutit à la production d’électricité ou de chaleur, de son utilisation passive, qui vise à maximiser la quantité d’énergie reçue et emmagasinée par les bâtiments. Je consacre l’article d’aujourd’hui à l’utilisation active de l’énergie solaire et vous parlerai demain de son utilisation passive.

Les 3 principales utilisations actives de l’énergie solaire sont les suivantes:

foursolaireOdeillo.jpgFour solaire: Un four solaire est constitué de centaines de miroirs orientés vers un récepteur central. La température du récepteur central, vers lequel sont réfléchis les rayons du soleil, monte à plus de 600°C. Un courant d’huile synthétique collecte cette chaleur et la convertit en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines reliées à un générateur, produisant ainsi de l’électricité. Les fours solaires les plus grands peuvent produire plus de 10MV, contribuant de manière importante à la production d’électricité nationale. (Ci-contre: le four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées Orientales)

La centrale portugaise de Moura, qui doit être mise en service en 2009, devrait même produire 62 MW!

maisonphotovoltaique.jpgEnergie photovoltaïque: Elle est utilisée dans l’aérospatiale pour allonger la durée de vie des satellites, et s’est répandue dans de nombreuses applications, allant des calculatrices aux centrales solaires puissantes. Elle repose sur l’effet photoélectrique, qui génère de l’électricité directement de l’énergie solaire (sans passer par la chaleur comme véhicule d’énergie).

Les cellules photovoltaïques, qui opèrent cette transformation des rayons du soleil en électricité, sont en général composées de cristaux de silicium. Le silicium est le deuxième élément le plus abondant de la croûte terrestre après l’oxygène! L’inconvénient de ces cellules sont leur coût… Cependant, le prix des cellules solaires est 1000 fois inférieur à celui des années 50. Et il continue de chuter grâce aux avancées techniques.

Pour en savoir plus sur le photovoltaïque cliquez ici.

chauffagesolaire.jpgChauffage de l’eau: Il s’agit actuellement d’un des premiers débouchés de l’énergie solaire. Comment ça marche? C’est simple: un panneau solaire chauffe-eau est constitué de plaques de métal sombres qui absorbent les rayons du soleil. Cette chaleur est transférée vers un réseau de conduits d’eau placés contre la surface de la plaque, ou à l’intérieur même de celle-ci. Une pompe à contrôle thermostatique régule le débit d’eau. Le thermostat permet un chauffage uniforme de l’eau jusqu’à une températire de 82°C.
Cette chaleur est ensuite transférée vers le ballon d’eau chaude de la maison. Ce type d’installation peut être associé au chauffage conventionnel, ce qui permet de réduire la facture d’électricité, même dans les climats peu ensoleillés. Dans un lieu ensoleillé, par exemple en Floride, il suffit de 4m2 de panneaux solaires chauffe-eau pour répondre aux besoins des occupants d’une maison typique!

Pour en savoir plus sur le chauffage solaire, cliquez ici. 

 

A demain pour en savoir plus sur l’énergie solaire passive et les fameuses "maisons passives"!