C’est l’argument numéro un des sceptiques, un classique des opposants au développement des énergies renouvelables que sont l’éolien et le solaire : l’intermittence de la production. Le constat est difficilement réfutable, le vent ne souffle pas tout le temps et à plus forte raison pas nécessairement lorsque l’on en aurait besoin, le soleil ne brille pas la nuit et se cache bien souvent derrière d’épaisses masses nuageuses. Or, l’électricité ne se stocke pas, ou du moins très difficilement et à un coût prohibitif. D’où des interrogations fort légitimes sur l’avenir de ces énergies, dont le solaire photovoltaïque qui sera plus particulièrement le sujet de mon propos aujourd’hui.
En effet, la donne pourrait bien changer d’ici quelques années grâce à un partenariat entre trois entreprises japonaises. Sharp, constructeur de cellules photovoltaïques, Daïwa House Industry, entreprise de bâtiment, et Dai Nippon Printing, société d’électronique, ont annoncé vouloir se lancer dans la production de batteries permettant aux foyers de stocker l’électricité produite par des panneaux solaires photovoltaïques.
Ces batteries au lithium, qui devraient voir le jour en 2009 ou 2010, se caractérisent par leur grande capacité, qui permettrait théoriquement à des foyers équipés de panneaux solaires photovoltaïques d’être entièrement autoalimentés en électricité : alors qu’une maison individuelle consomme en moyenne environ 12kWh d’électricité par jour, les batteries Sharp pourraient en stocker jusqu’à 18. Ainsi, plus besoin d’être raccordé au réseau, même la nuit ou par temps nuageux…
Cependant, je vois quelques obstacles à cet idéal d’autonomie énergétique : même si la question du stockage de l’électricité poduite sur place est résolue, il faut encore disposer d’une surface de capteurs -lesquels doivent avoir un bon rendement- et d’un ensoleillement fort pour être totalement autonome. Sharp produisant elle-même avant tout des capteurs photovoltaïques, je lui fais confiance pour les performances des capteurs ; en revanche, ces batteries ne devraient être rentables que sur des marchés très ciblés : celui des logements individuels (pouvant bénéficier d’une surface importante de capteurs) situés dans des zones très ensoleillées… Permettront-elles à Sharp d’augmenter la taille de son marché? A voir…
Le deuxième obstacle pouvant freiner le développement de ces batteries tient aux motivations mêmes des ménages dotés d’installations photovoltaïques. En France, notamment, on peut légitimement croire que le rachat oblgatoire de l’électricité produite par EDF à tarif préférentiel pèse dans la décision de s’équiper de cellules photovoltaïques. Dans cette situation, la possibilité de stocker son électricité et de se déconnecter du réseau séduira-t-elle les propriétaires de "maisons solaires"? Face à cette question je m’interroge sur le coût et le rendement de ces futures batteries : sera-t-il rentable de s’en équiper pour rédire à zéro sa consommation d’électricité solaire, pour n’utiliser le réseau que pour exporter l’énergie excédentaire?
Quelle que soit la réponse qui nous soit apportée d’ici 2 à 3 ans, ces batteries seront peut-être utilisées dans le cadre d’autres applications : c’est l’avis de Gary Schmitz, port-parole du laboratoire national des énergies renouvelables aux Etats-Unis, dans le Colorado : dans le Magazine Daily Green, celui-ci émet l’idée d’uiliser des batteries de ce type pour alimenter des voitures solaires…
(Crédits photo : Enviro2b)
Aujourd’hui 90% des modules photovoltaïques sont à base de silicium. Le marché en forte croissance attire néanmoins des filières alternatives, en particulier celles qui misent sur l‘utilisation de polymères ou de molécules organiques.
Pour l’installation de vos module polycrystallins, vérifiez que le matériel contient bien la référence aux normes NF-CEI 61215 (silicium cristallin) et NF-CEI 61646 (couches minces). Les modules en silicium crystallin, les plus répandus, doivent avoir une durée de vie d’une trentaine d’années. Exigez donc une garantie 25 ou 30 ans.
En ce qui concerne l’onduleur, qui transforme le courant continu et courant alternatif pour l’injecter sur le réseau de distribution d’électricité, sa durée de vie doit atteindre les 10 ans. Exigez ici aussi cette garantie.
Celui-ci s’intègre facilement à votre toiture et requière seulement un entretien minimal (il faut s’assurer qu’il reste propre). L’installateur que vous aurez choisi vous aidera à trouver l’emplacement optimal (inclinaison, exposition au rayonnement solaire, etc.)
Il s’agit de l’installation combinée d’un panneau photovoltaïque et d’un système solaire thermique (chauffe-eau). L’électricité produite est revendue à une tarif très intéressant à EDF et le chauffe-eau vous permet de réduire votre facture d’électricité.
Comme leur nom l’indique, ces générateurs peuvent alimenter des petits objets (calculatrice, chargeurs de piles), ou des sites isolées (balises en mer, châlet en montagne). Dans ce dernier cas, elles exigent le stockage sur une batterie. De plus, un générateur autonome peut être raccordée au réseau, il s’agit alors d’une centrale photovoltaïque.
Il s’agit de la première génération de cellules. Rondes, ou presque carrées, leur rendement atteint 12 à 16%. Pour les fabriquer, on utilise un bloc de silicium, cristallisé en un seul cristal. Cette méthode de production est compliquée.
Leur surface n’est pas uniforme, on observe au contraire les orientations différentes des cristaux. Leur rendement est de 11 à 13%. On les fabrique à partir d’un seul bloc de silicum, cristallisé en de multiples cristaux. Son coût de production est moins élevé que celui des cellules monocristallines.
Solar Composites
L’entreprise californienne Nanosolar semble s’approcher d’une solution. Soutenue par de nombreux "venture capitalists" y compris les fondateurs de Google, cette société se donne pour ambition de créer un support qui rendrait le photovoltaïque accessible à tous.
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