nov
12

Energie solaire : devenir un Roi Soleil

Le deuxième homme le plus riche de Chine, avec une fortune estimée à 2,2 milliards de dollars US, a construit son empire…sur l’énergie solaire photovoltaïque.  

     shi Z.jpg Shi Zhengrong fait partie de la classe de ces entrepreneurs accomplis dont le succès phénoménal invite à se lancer dans le solaire photovoltaïque. Avec une quinzaine de brevets déposés dans ce domaine, il est aujourd’hui un des plus grands spécialistes de cette nouvelle technologie. 

      PDG fondateur de Suntech-Power, une entreprise crée en 2001 qui fabrique des cellules et des panneaux photovoltaïques, cet homme d’aujourd’hui 44 ans a su faire évoluer sa société de manière à devenir un des plus importants fabriquant de modules au niveau mondial. Suntech Power figure en effet parmi les 10 premières entreprises photovoltaïques au monde. C’est aussi la première entreprise privée d’origine chinoise à être cotée à la bourse de New York, depuis 2005.

     Pour un rapide aperçu de sa biographie, Shi Zengrong émigre en Australie où il obtient son diplôme de docteur en 1992 grâce à une thèse sur l’énergie solaire. Il poursuit ensuite ses études au Centre de recherches sur l’énergie solaire au sein de l’université en tant que chercheur, avant de devenir conseiller technique du Centre d’études océan pacifique en 1995. De retour en Chine en 2001, il fonde son entreprise dans la ville de Wuxi, située à 130 kilomètres au nord est de Shanghai. Cette localisation n’est certes pas étrangère au 6 millions d’euros d’aides municipales dont il bénéficie pour soutenir son projet !

Quels sont les clefs de la réussite de Suntech ? Plus compétitive que ses concurrents car elle vend ses produits jusqu’à 10% moins cher, la marque s’est forgé directement au niveau international, où elle réalise actuellement 80% de son chiffre d’affaire. L’entreprise investit énormément en R&D (plus de 20 millions de dollars US en 2 ans), notamment sur les problématiques de conversion d’énergie.

      Shi Zhengrong à été élu “homme d’affaires de l’année 2006” par la chaîne de télévision nationale CCTV. Suntech Power Co. Ltd. c’est aujourd’hui quatre usines, 4 000 salariés et 600 millions de dollars de chiffre d’affaire en 2006. Grace à ses bonnes relations avec le gouvernement, figure parmi ses contrats l’équipement en panneaux solaires d’un stade à Pékin en prévision des JO de 2008. Certainement la société à encore de beaux jours devant elle puisque récemment le gouvernement Chinois à annoncé qu’il investirait 10 milliards de yuans entre 2005 et 2010 dans les énergies renouvelables !

             Voir aussi :

www.enerzine.com

Le dossier « Energie, nouveau souffle » du magazine « L’Usine nouvelle » paru fin septembre.  

nov
12

Energie solaire: comment ça marche?

Il existe de multiples façons de convertir l’énergie solaire en chaleur ou en électricité. Voici quelques brèves explications.

Pour commencer, on distingue l’utilisation active de l’énergie solaire, qui aboutit à la production d’électricité ou de chaleur, de son utilisation passive, qui vise à maximiser la quantité d’énergie reçue et emmagasinée par les bâtiments. Je consacre l’article d’aujourd’hui à l’utilisation active de l’énergie solaire et vous parlerai demain de son utilisation passive.

Les 3 principales utilisations actives de l’énergie solaire sont les suivantes:

foursolaireOdeillo.jpgFour solaire: Un four solaire est constitué de centaines de miroirs orientés vers un récepteur central. La température du récepteur central, vers lequel sont réfléchis les rayons du soleil, monte à plus de 600°C. Un courant d’huile synthétique collecte cette chaleur et la convertit en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines reliées à un générateur, produisant ainsi de l’électricité. Les fours solaires les plus grands peuvent produire plus de 10MV, contribuant de manière importante à la production d’électricité nationale. (Ci-contre: le four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées Orientales)

La centrale portugaise de Moura, qui doit être mise en service en 2009, devrait même produire 62 MW!

maisonphotovoltaique.jpgEnergie photovoltaïque: Elle est utilisée dans l’aérospatiale pour allonger la durée de vie des satellites, et s’est répandue dans de nombreuses applications, allant des calculatrices aux centrales solaires puissantes. Elle repose sur l’effet photoélectrique, qui génère de l’électricité directement de l’énergie solaire (sans passer par la chaleur comme véhicule d’énergie).

Les cellules photovoltaïques, qui opèrent cette transformation des rayons du soleil en électricité, sont en général composées de cristaux de silicium. Le silicium est le deuxième élément le plus abondant de la croûte terrestre après l’oxygène! L’inconvénient de ces cellules sont leur coût… Cependant, le prix des cellules solaires est 1000 fois inférieur à celui des années 50. Et il continue de chuter grâce aux avancées techniques.

Pour en savoir plus sur le photovoltaïque cliquez ici.

chauffagesolaire.jpgChauffage de l’eau: Il s’agit actuellement d’un des premiers débouchés de l’énergie solaire. Comment ça marche? C’est simple: un panneau solaire chauffe-eau est constitué de plaques de métal sombres qui absorbent les rayons du soleil. Cette chaleur est transférée vers un réseau de conduits d’eau placés contre la surface de la plaque, ou à l’intérieur même de celle-ci. Une pompe à contrôle thermostatique régule le débit d’eau. Le thermostat permet un chauffage uniforme de l’eau jusqu’à une températire de 82°C.
Cette chaleur est ensuite transférée vers le ballon d’eau chaude de la maison. Ce type d’installation peut être associé au chauffage conventionnel, ce qui permet de réduire la facture d’électricité, même dans les climats peu ensoleillés. Dans un lieu ensoleillé, par exemple en Floride, il suffit de 4m2 de panneaux solaires chauffe-eau pour répondre aux besoins des occupants d’une maison typique!

Pour en savoir plus sur le chauffage solaire, cliquez ici. 

 

A demain pour en savoir plus sur l’énergie solaire passive et les fameuses "maisons passives"!

oct
26

Grenelle de l’environnement : Rapport Officiel sur l’Energie Solaire

Que dit le rapport officiel du Grenelle de l’environnement sur l’énergie solaire ? Et bien, je suis allé le lire pour vous.

Disons que le rapport établit que:
- le solaire thermique est une technologie prête à l’emploi et que des mesures d’encouragements concrètes peuvent suivre rapidement
- le solaire photovoltaïque est une technologie qui se cherche encore et pour laquelle il faut encourager la Recherche et le Développement.

Extrait du Rapport Offciel, disponible sur legrenelle-environnement.fr:

Développer la production d’électricité renouvelable exige un développement des capacités hydrauliques qu’il est encore possible d’exploiter, (cf. l’axe eau) un développement de l’éolien, et, dans une mesure qui dépendra de l’industrialisation des technologies dans des conditions économiques acceptables, des  autres techniques, pour lesquelles des choix stratégiques en matière d’effort de recherche doivent être opérés (ainsi, le solaire thermique peut d’ores et déjà faire l’objet de normes réglementaires d’installation dans le bâti neuf ou rénové, sous réserve de développer l’offre et les formations adéquates des salariés ;  en revanche, le solaire photovoltaîque doit plutôt faire l’objet d’un effort de recherche, sur les techniques  de production et de stockage, pour parvenir à le placer dans des conditions économiques compétitives).

Rien de surprenant donc. Je pense que cela veut dire que les aides vont aller vers les particuliers pour le thermique et vers les entrerprises pour le photvoltaïque.

'environnement energie solaire.png

oct
23

Le potentiel du photovoltaïque est gigantesque, la suite

Un avenir époustouflant !
Le taux de croissance des ventes de solaire photovoltaïque est de 40% par an depuis dix ans. Pas mal ! Quant à la taille du marché, elle est actuellement de six milliards d’euros. Il y a de quoi faire…

Alors que le parc photovoltaïque mondial produisait en 1995 annuellement 80 MW, il en produira 48 000 d’ici 2020. Je vous laisse calculer le taux de croissance du marché ! Vous y êtes ? 600% ! Parfaitement…

Autre chiffre intéressant : d’ici 2020, ce marché représentera la bagatelle de 60 milliards d’euros ! La branche d’activité à de beaux jours devant elle… Elle va être décuplée ! Quant aux entreprises du secteur, elles connaîtront une croissance à deux chiffres (entre 25% et 35%) pendant encore des années.

Les leaders ?
L’Allemagne, l’Allemagne et encore l’Allemagne, avec plus de la moitié mondiale du marché (57%). Elle est suivie par le Japon (19% du marché) et les Etats-Unis (7%) qui se réveillent tard mais très fort !

L’an dernier, l’Allemagne a produit plus de 1 500 MW d’électricité photovoltaïque. C’est le tiers de l’énergie solaire photovoltaïque mondiale !

Depuis quelques années, notre voisin a foncé tête baissée dans le développement de ces technologies. Pendant ce temps là, nous autres Français dormions sereinement sur nos deux oreilles et laissions passer le train.

Un train d’enfer
Le train du solaire représente en Allemagne plus de 50 000 emplois, quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires et la maîtrise d’une technologie des plus pointues. Ajoutez au solaire les autres énergies renouvelables, et cela représente 180 000 emplois et 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires !

En gros, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis représentent 1,1 Gigawatts (GW) installés sur les 1,3 GW qui existent dans le monde. Et d’ici 2010, nous serons passés à 5,6 GW selon les estimations des experts. Fois cinq !

En résumé
Retenez juste que le potentiel est énorme et avéré, et que le leader incontesté en la matière est l’Allemagne.

Cependant, les Américains reviennent en force dans la partie avec cette incroyable capacité qu’ils ont à produire de la technologie de pointe grâce à des moyens humains, financiers et réglementaires faciles à mobiliser.

Tags: Photovoltaique, Energie Solaire

oct
18

Le rapport Syrota fait débat sur solaire et CO2

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a relevé mercredi une "contre-vérité flagrante" en matière d’énergie solaire, dans le rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) conduit par Jean Syrota sur les perspectives énergétiques de la France publié le 9 octobre. Bataille sévère en perspective, le solaire étant accusé de ne pas être aussi écologique que «prévu ».

Mais c’est sur sa totalité que le rapport sur l’énergie à l’horizon 2050 pourrait faire débat. En proposant notamment l’arrêt des investissements dans les biocarburants, Jean Syrota semble faire des propositions plus radicales que celles du Grenelle de l’environnement.

Mis en ligne la semaine dernière sur le site du Centre d’analyse stratégique, le rapport évoque un objectif de réduction des gaz à effet de serre maximum de 2,5 pour la France, qui est "l’un des pays industrialisés les plus performants en termes d’émissions de gaz carbonique par habitant" … ses partenaires étant appelés toutefois à faire plus.

- Le solaire mis en cause -

"Le CAS affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu’il n’en économise sur sa durée de vie", déplore le Syndicat des entreprises produisant des énergies renouvelables, dans un communiqué.

« Or toutes les études (…) démontrent qu’une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l’énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux et quatre ans, pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans", souligne le SER.

Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s’interroger sur la pertinence de l’ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.

- Le rapport Syrota diminue les objectifs de la France sur émission de CO2 -

"Les différents scénarios étudiés ne conduisent pas à diviser les émissions de gaz carbonique en 2050 par plus de 2,1 à 2,4 par rapport à celles de 1990", écrit Jean Syrota, président de la Commission Energie du CAS. Il estime que "la France devrait vigoureusement pousser l’Union européenne à retenir un objectif de division par 4" de ses émissions à l’horizon 2050 par rapport à 1990, mais que "l’effort indispensable doit être équitablement partagé au niveau international et spécialement au niveau européen".

Sur la base de ce critère du "partage des efforts à accomplir" (burden sharing), "à un ‘facteur 4′ européen en 2050 serait associée une division par un facteur de l’ordre de 2,5 des émissions françaises en 2005", écrit Jean Syrota dans ses recommandations. Il rappelle que l’Union européenne a pris ces premières mesures en ce sens, notamment lors du Conseil européen de mars 2007, en prévoyant la réduction de 20% des émissions de gaz carbonique d’ici 2020.

La France est performante "du fait de la réalisation de son programme électro-nucléaire dans les années 80", ajoute Jean Syrota. "A l’inverse de la plupart des pays industrialisés, chez qui la production d’électricité engendre une part importante des émissions globales de gaz carbonique, elle ne dispose plus d’aucune marge de progrès dans ce domaine": "C’est pourquoi elle ne peut pas, sous peine de compromettre gravement sa compétitivité dans le contexte d’une économie mondialisée, poursuivre seule des ambitions par trop décalées par rapport à celles de ses principaux partenaires économiques".

L’association France Nature Environnement a réagi à l’article à ce sujet paru dans les "Echos", jugeant dans un communiqué que "le rapport Syrota ne doit pas court-circuiter les très grands efforts à faire dans le domaine énergétique". France Nature Environnement juge en effet que "malgré des émissions par habitant de gaz à effet de serre relativement modérées, la France demeure un très mauvais élève sur le plan de l’énergie"

- Arrêt préconisé des investissements dans le biocarburant -

Alors que les biocarburants divisent les membres du Grenelle, ce rapport demande "l’arrêt des investissements nouveaux" dans la production de biocarburants de première génération, car ils n’utilisent pas toute la plante, "ce qui entraîne des coûts élevés, une utilisation des surfaces agricoles importante et un renchérissement des matières premières concernées (blé, maïs)".

Il propose néanmoins de développer la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, qui utilisent toute la plante pour produire de l’énergie. Si l’on observe l’impact des biocarburants sur la flambée des matières premières agricoles et les prix alimentaires, cette proposition n’est pas dénuée de bon sens.

- Le rapport favorable à une augmentation de la TIPP

Parmi les mesures radicales à prendre, le rapport Syrota propose une augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) de 3 centimes d’euro par an pour l’essence, et de 5 centimes pour le gazole.

Il suggère le rétablissement d’une vignette automobile sous la forme d’une taxe annuelle pour les véhicules dont les émissions polluantes dépassent les 120 grammes par kilomètre, avec une progressivité visant à pénaliser les plus polluants d’entre eux. Il propose la mise en place, par les collectivités locales, de péages urbains.

- Le CAS table sur un baril de pétrole à 100 dollars après 2015 -

Le Centre d’analyse stratégique (CAS) table sur une tendance haussière de prix du pétrole à long terme en raison de la "raréfaction progressive des ressources", et prévoit un baril à 100 dollars après 2015. Le rapport table sur "des hypothèses plutôt hautes sur les prix des énergies", avec un baril de brut entre 50 et 80 dollars jusqu’en 2015, entre 100 et 150 dollars de 2015 à 2030 et d’environ 100 dollars au-delà.

A court terme, le rapport note que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est "devenue très vigilante sur les évolutions à la baisse" mais que "l’ajout récent de capacités de production" pourrait permettre un léger repli des prix.

"Ensuite, survient une période d’incertitude correspondant au pic de production des pays non-Opep" (Organisation des pays exportateurs de pétrole), poursuit ce rapport qui ajoute qu’au-delà de 2020-2030, "le prix devrait être dirigé en fonction des substituts vers une valeur estimée à 100 dollars par baril".

S’il mise sur une "raréfaction des ressources et des matières premières", le rapport de M. Syrota n’anticipe toutefois pas de plafond de la production pétrolière mondiale ("peak oil"), mais une régulation de la consommation d’hydrocarbures liée aux contraintes environnementales, qui devrait aboutir à une stabilisation voire une baisse des prix pétroliers.

- Des propositions pour le secteur des Batiments -

Dans le bâtiment existant, le rapport suggère d’étendre aux propriétaires-bailleurs les avantages fiscaux pour les dépenses favorisant les économies d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables, en les limitant aux équipements "les plus performants". Il propose de rendre obligatoire un "ravalement thermique" (isolation) des immeubles dans un délai de dix ans.

Il demande l’installation de compteurs individuels de chauffage et de compteurs d’électricité électroniques et suggère de développer la recherche sur les bâtiments à "énergie positive", c’est-à-dire qui restituent de l’énergie.

oct
03

Energie Solaire : Première centrale solaire privée de France à Torreilles près de Perpignan

Energie Solaire : la première centrale privée française de production d’énergie solaire doit être mise en service en décembre 2008 à Torreilles, une ville située à une dizaine de kilomètres au nord de Perpignan, a-t-on appris mardi auprès du maire Louis Carles.

torreilles energie solaire.pngLa nouvelle centrale, indépendante d’EDF, devrait produire 2,3 mégawatts, l’équivalent de la consommation d’un millier de foyers, soit celle de cette petite commune des Pyrénées-Orientales.

"L’idée m’est venue en pleine nuit", a indiqué à l’AFP Louis Carles, qui a mis à la disposition d’investisseurs français dont l’identité n’a pas été précisée, un terrain de six hectares acheté 120.000 euros, sur lequel seront implantés sur deux hectares des panneaux photo-voltaïques.

Le permis de construire devrait être déposé en décembre, les travaux commencés en juin 2008 pour une mise en production six mois plus tard.

L’investissement, de l’ordre de 10 millions d’euros, sera amorti par la revente d’énergie à EDF au prix de 0,30 euro le kw/h, selon la législation en vigueur. L’installation sera amortie au bout de 15 ans conformément au contrat de 25 ans liant le producteur à la société de distribution.

Pour le PDG du bureau d’études du projet Tecsol André Joffre, "il s’agit de se servir de tels projets pour mettre en place des unités de production de composants dans la région, favorisée par un ensoleillement important".

Le maire de la ville espère que les propriétaires privés de terrains entourant le terrain municipal se joindront au projet. "La location du terrain rapportera 300.000 euros sur 25 ans, plus 223.000 euros par an de taxe professionnelle", a précisé M. Carles.

 

oct
03

Energie Solaire : Paris, capitale mondiale de l’énergie solaire, un des buts de Bertrand Delanoë

Energie Solaire : Sur mon blog-frère Le Photovoltaïque, j’ai publié récemment un article à propos de la ZAC Pajol et de ses panneaux photvoltaïques. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, veut aller plus loin en faisant de Paris la capitale mondiale de l’énergie solaire.

bertand delanoe 2.0 solaire energie.pngLes promesses n’engagent que ceux qui les croient … mais en tout cas, au minimum, le fait que le maire de Paris, en campagne pour sa ré-élection, mentionne l’énergie solaire est une marque de l’intérêt croissant de toute la société française pour l’énergie solaire.

Sur son site, bertrandelanoe.net, le maire nous explique clairement sa volonté dans son projet environemental :

Pour y parvenir, nous portons une ambition claire : faire de Paris une capitale mondiale de l’énergie solaire. L’installation de 3300 m2 de panneaux photovoltaïques sur les toits de la halle Pajol préfigure notamment l’émergence de la plus grande unité de production photovoltaïque installée dans un centre ville en France. De même, l’Office HLM de Paris installera 10 000 m2 de ces panneaux, sur les immeubles qu’il gère.
Les nouvelles constructions relevant de la municipalité ou des bailleurs sociaux de la Ville seront équipées de capteurs solaires. Plus largement, la Ville engagera, en partenariat avec les copropriétés volontaires, un vaste plan d’installation de panneaux photovoltaïques là où c’est techniquement possible.

 

sept
29

Photovoltaïque : la plus grande centrale photovoltaique urbaine de France, à Paris, en … 2012

Photovoltaïque: A la place des Jeux Olympiques, Paris aura en 2012 le plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France. Foin d’ironie, c’est un bon premier pas.

halle pajol.pngCette centrale sera installée à la Halle Pajol, un des quartiers en cours de rénovation à Paris (Lien : Projet Pajol, Mairie du 18e). Le maire de la ville, Bertraind Delanoë, est allé visiter le chantier mi-septembre 2007.

Les panneaux solaires profiteront de la bonne orientation du bâtiment lui-même. En effet, la Halle Pajol est exposée "plein sud et est incliné de 30°», indique Frédéric Schrapp. Ce dernier fait partie du cabinet Solareo, en charge de l’étude technique et économique du projet.

Au total, 3 300 m2 de panneaux solaires produiront de l’électricité, environ 380 MWH/an. Mais ce n’est pas tout puisqu’une installation solaire thermique de 200 m2 de capteurs thermiques, produira de l’eau chaude.

A noter que l’énergie ne sera pas consommée sur place mais sera revendu sur le marché. Bertrand Delanoë a estimé qu’il fallait confier la production d’électricité à «ceux qui ont la compétence», tout en promettant que l’appel d’offres et le cahier des charges seraient «exigeants» et la concurrence «forte».

Le coût de l’opération qui s’élève à 2,5 millions d’euros, sera donc pris en charge par un opérateur privé.

La Halle Pajol, actuellement en cours de réhabilitation devrait abriter une auberge de jeunesse, une bibliothèque et un centre commercial. Sur la Zac Pajol, on devrait voir apparaitre entre 2009 et 2012, un collège, un IUT, une salle de spectacle, un jardin couvert.

(Source : Universal Press Agency)

sept
29

Photovoltaïque : Séchilienne-Sidec va créer la plus puissante ferme photovoltaique de France en Guyane

Photovoltaïque: La société Séchilienne-Sidec a annoné le 25 septembre  la signature d’un contrat avec la ville de Saint-Laurent du Maroni (Guyane), pour créer la plus grosse ferme photovoltaïque de France.  Au-delà de ce simple projet, il faut y voir le reflet de la stratégie de Séchilienne-Sidec , qui veut accélérer son développement  dans la filière photovoltaïque.

 

Le Projet de Ferme Photovoltaïque en Guyane

Voici un résumé du communiqué de presse de la Séchilienne-Sidec :

- Convention passée avec la ville de Saint-Laurent du Maroni en Guyane, en vue de la mise en service au début de 2009 de la plus puissante ferme photovoltaïque de France.

- Ferme photovoltaïque d’une puissance de 12 MW, la plus importante initiative de production solaire jamais annoncée en France.

Les Ambitions Photovoltaïqes de Séchilienne-Sidec

logo sechilienne sidec.pngSéchilienne-Sidec assure le développement de centrales de production d’énergie, dont elle assure le financement, la construction et l’exploitation. La société est très présente dans la production d’éléctricité dans les DOM-TOM français, dans l’Océan Indien et un peu en Europe. Elle produit déjà:

  • 50% de l’électricité consommée à La Réunion
  • 25% de l’électricité consommée à La Guadeloupe
  • 30% de l’électricité consommée à l’Île Maurice

Cette production se fait pour le moment en très grande partie avec le biocombustible bagasse + charbon. La bagasse est le résidu de la canne à sucre, obtenu quand on en a extrait le sucre.

Depuis 2006, la Séchilienne-Sidec a lancé de très grandes initiatives dans le photovoltaïque. La société a pris du retard dans l’éolien, alors qu’elle en fut l’un des précurseurs. Décidée à ne pas rater le coche du solaire, elle a décidé d’investir massivement, en commençant par attaquer les territoires géographiques où elle est déjà forte. Elle a fait quelques pas en Italie et en Espagne.

Voici ce que ce même communiqué de presse rappelle des ambitions de la Séchilienne-Sidec :

- en exploitation, des installations photovoltaïques d’une puissance de 1,2 MW, parmi lesquelles la centrale actuellement la plus puissante sur le territoire national, qu’il a mise en service à La Réunion ;

- en construction, d’autres centrales photovoltaïques totalisant une puissance de 14,3 MW ;

- en développement et à l’étude, des projets d’une puissance totale proche de 90 MW, dont le tiers environ a donné lieu ou est en instance de donner lieu à la signature de conventions de mise à disposition des surfaces d’implantation (toitures ou terrains).

Les objectifs que le groupe s’est assignés pour l’énergie photovoltaïque portent sur l’installation d’équipements d’une puissance de 7 MW en 2007, 30 MW au moins en 2008 et 40 MW au moins chaque année à partir de 2009 dans des zones-cibles sélectionnées : Départements d’outre-mer, régions méridionales de l’Hexagone, Europe du Sud (Italie, Espagne, …).

L’investissement prévu à ce titre est de 650 millions d’euros sur la période 2008-2012 et s’inscrit dans le cadre d’un ensemble de projets d’investissements d’un montant de 1,150 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros pour de nouvelles centrales thermiques et 100 millions d’euros pour de nouveaux parcs éoliens.

Un cours de bourse qui reflète l’intérêt pour la société

cours de bourse sechilienne sidec.png
(Source : Capital.fr)