Le deuxième homme le plus riche de Chine, avec une fortune estimée à 2,2 milliards de dollars US, a construit son empire…sur l’énergie solaire photovoltaïque.
Shi Zhengrong fait partie de la classe de ces entrepreneurs accomplis dont le succès phénoménal invite à se lancer dans le solaire photovoltaïque. Avec une quinzaine de brevets déposés dans ce domaine, il est aujourd’hui un des plus grands spécialistes de cette nouvelle technologie.
PDG fondateur de Suntech-Power, une entreprise crée en 2001 qui fabrique des cellules et des panneaux photovoltaïques, cet homme d’aujourd’hui 44 ans a su faire évoluer sa société de manière à devenir un des plus importants fabriquant de modules au niveau mondial. Suntech Power figure en effet parmi les 10 premières entreprises photovoltaïques au monde. C’est aussi la première entreprise privée d’origine chinoise à être cotée à la bourse de New York, depuis 2005.
Pour un rapide aperçu de sa biographie, Shi Zengrong émigre en Australie où il obtient son diplôme de docteur en 1992 grâce à une thèse sur l’énergie solaire. Il poursuit ensuite ses études au Centre de recherches sur l’énergie solaire au sein de l’université en tant que chercheur, avant de devenir conseiller technique du Centre d’études océan pacifique en 1995. De retour en Chine en 2001, il fonde son entreprise dans la ville de Wuxi, située à 130 kilomètres au nord est de Shanghai. Cette localisation n’est certes pas étrangère au 6 millions d’euros d’aides municipales dont il bénéficie pour soutenir son projet !
Quels sont les clefs de la réussite de Suntech ? Plus compétitive que ses concurrents car elle vend ses produits jusqu’à 10% moins cher, la marque s’est forgé directement au niveau international, où elle réalise actuellement 80% de son chiffre d’affaire. L’entreprise investit énormément en R&D (plus de 20 millions de dollars US en 2 ans), notamment sur les problématiques de conversion d’énergie.
Shi Zhengrong à été élu “homme d’affaires de l’année 2006” par la chaîne de télévision nationale CCTV. Suntech Power Co. Ltd. c’est aujourd’hui quatre usines, 4 000 salariés et 600 millions de dollars de chiffre d’affaire en 2006. Grace à ses bonnes relations avec le gouvernement, figure parmi ses contrats l’équipement en panneaux solaires d’un stade à Pékin en prévision des JO de 2008. Certainement la société à encore de beaux jours devant elle puisque récemment le gouvernement Chinois à annoncé qu’il investirait 10 milliards de yuans entre 2005 et 2010 dans les énergies renouvelables !
Voir aussi :
Le dossier « Energie, nouveau souffle » du magazine « L’Usine nouvelle » paru fin septembre.
Four solaire: Un four solaire est constitué de centaines de miroirs orientés vers un récepteur central. La température du récepteur central, vers lequel sont réfléchis les rayons du soleil, monte à plus de 600°C. Un courant d’huile synthétique collecte cette chaleur et la convertit en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines reliées à un générateur, produisant ainsi de l’électricité. Les fours solaires les plus grands peuvent produire plus de 10MV, contribuant de manière importante à la production d’électricité nationale. (Ci-contre: le four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées Orientales)
Energie photovoltaïque: Elle est utilisée dans l’aérospatiale pour allonger la durée de vie des satellites, et s’est répandue dans de nombreuses applications, allant des calculatrices aux centrales solaires puissantes. Elle repose sur l’effet photoélectrique, qui génère de l’électricité directement de l’énergie solaire (sans passer par la chaleur comme véhicule d’énergie).
Chauffage de l’eau: Il s’agit actuellement d’un des premiers débouchés de l’énergie solaire. Comment ça marche? C’est simple: un panneau solaire chauffe-eau est constitué de plaques de métal sombres qui absorbent les rayons du soleil. Cette chaleur est transférée vers un réseau de conduits d’eau placés contre la surface de la plaque, ou à l’intérieur même de celle-ci. Une pompe à contrôle thermostatique régule le débit d’eau. Le thermostat permet un chauffage uniforme de l’eau jusqu’à une températire de 82°C. 
La nouvelle centrale, indépendante d’EDF, devrait produire 2,3 mégawatts, l’équivalent de la consommation d’un millier de foyers, soit celle de cette petite commune des Pyrénées-Orientales.
Les promesses n’engagent que ceux qui les croient … mais en tout cas, au minimum, le fait que le maire de Paris, en campagne pour sa ré-élection, mentionne l’énergie solaire est une marque de l’intérêt croissant de toute la société française pour l’énergie solaire.
Cette centrale sera installée à la Halle Pajol, un des quartiers en cours de rénovation à Paris (Lien :
Séchilienne-Sidec assure le développement de centrales de production d’énergie, dont elle assure le financement, la construction et l’exploitation. La société est très présente dans la production d’éléctricité dans les DOM-TOM français, dans l’Océan Indien et un peu en Europe. Elle produit déjà: