Énergie propre plus ou moins valorisée selon les pays, l’énergie solaire est depuis 2006 une activité dont le développement est encouragé en France.
Thermique, Photovoltaïque et Pratique, Informations sur l'énergie solaire: d'où vient-elle ? comment la capter ?
Énergie propre plus ou moins valorisée selon les pays, l’énergie solaire est depuis 2006 une activité dont le développement est encouragé en France.

Bureau d’études solaires implanté dans l’ouest parisien, Solareo projette en partenariat avec la Mairie de Paris d’implanter la plus grande centrale solaire photovoltaïque jamais installée en milieu urbain. Cette installation devrait recouvrir une halle du 18ème arrondissement de Paris, la ZAC Pajol, de 3300 m² de panneaux solaires et 200 m² de capteurs thermiques. Le coût de l’opération est chiffré à 2,5 millions d’euros.
Le soleil nous envoie en une heure quasiment autant d’énergie que l’humanité consomme en une année : il y a de bonnes raisons pour être optimistes au sujet du maintien des capacités productives de nos entreprises, surtout quand deux acteurs tels que Suez et Total décident d’investir d’avantage dans la filière photovoltaïque.
/ 
L’usine commune aux deux groupes implantée en Belgique, Photovoltech, va prochainement entrer dans le nombre restreint des boites ayant pour activité la transformation de silicium. Pour l’instant, neuf acteurs dominent le marché : les japonais Mitsubishi et Tokuyama, l’allemand Wacker, le norvégien Rec et les américains Hemlock et Me-Mc. Cette activité est stratégique car malgré les innovations technologiques attendues dans le domaine de l’énergie solaire, le silicum reste la composante de base de la majorité des modules sur le marché. La filière solaire doit donc faire face à une concurrence sur la matière première avec l’industrie électronique elle aussi très consommatrice de silicum.
- Suez, veut mettre à profit ses talents d’électricien pour développer une activité d’installation et commercialisation de panneaux solaires.
Epia, l’association des entreprises du photovoltaïque au niveau européen dit constater une tendance au renforcement de la verticalité dans la filière. Bien que la France ait décidé d’inciter au renforcement de la filière solaire en 2006, sur 3418 mégawatts de puissance solaire installée cumulée en Europe, plus de 3000 le sont par les Allemands.
Cellule photovoltaïque: Comment réduire le coût de l’énergie photovoltaïque et la rendre accessible au plus grand nombre?
L’entreprise californienne Nanosolar semble s’approcher d’une solution. Soutenue par de nombreux "venture capitalists" y compris les fondateurs de Google, cette société se donne pour ambition de créer un support qui rendrait le photovoltaïque accessible à tous.
Ainsi, au lieu d’utiliser du silicium, très coûteux, pour créer des anneaux solaires rigides et chers, Nanosolar a développé une encre spéciale, imprimée sur un film très mince. Les bandes flexibles ainsi produites, baptisées "PowerSheet" (feuille d’énergie), transforment directement le rayonnement du soleil en électricité.
Le "PowerSheet" est 100 fois plus mince que les panneaux solaires traditionnels faits avec du silicium, et le coût est réduit de manière proportionnelle. Ainsi, un investissement en "Powersheet" est rentable au bout d’un mois, contre 3 ans pour le photovoltaïque de première génération!
Ce film solaire est si bon marché qu’on pourrait couvrir des gratte-ciels entiers avec!
Créée en 2002, Nanosolar a déjà reçu de nombreux prix et récompenses pour son innovation, dont le prix de la meilleure innovation 2007, décerné par le magazine Popular Science.
Si vous voulez voir une belle vidéo (en anglais) qui vous explique en détail comment ça marche, allez voir sur le site de Popular Science et cliquez sur "See how it works".
(Crédits photos: Popular Science, Nanosolar)
L’utilisation du procédé électrolytique dans la fabrication de couches minces photovoltaïques a été proposée en 1998 par EDF et CNRS/ENSCP. Son application industrielle s’est ensuite développée avec l’adhésion du groupe Saint Gobain qui s’est chargé de la fabrication des plaques de verre et le soutien financier de l’ADEME.
L’électrolyse porte sur la fabrication des pellicules de semi-conducteurs utilisées pour réaliser les cellules photovoltaïques. Garce au procédé CISEL, cette pellicule peut être obtenue à pression atmosphérique et non plus sous vide, ce qui entrainait des coûts plus importants. De plus, le procédé est bien adapté pour traiter des surfaces importantes telles que des toits ou façades. Il présente enfin l’avantage d’avoir une grande stabilité chimique, c’est-à-dire qu’il est peu sensible aux intempéries.
Le projet CISEL pour Cuivre Indium Sélénium Electrodéposé lancé en 2000 vise à démontrer l’applicabilité industrielle de cette invention qui obtient rapidement des résultats techniques satisfaisants, avec des rendements par module tournant autour de 10,4%. Pour autant les meilleurs panneaux à base de silicium ont un rendement autour de 17%.
Si vous envisager de vous équiper en panneaux solaires photovoltaïques, sachez que faire son choix implique de bien distinguer deux critères :
- Si vous voulez équiper une surface importante, mieux vaut opter pour un module dont les coûts de fabrication ou prix du Wc sont les plus bas
/ 
Un certain nombre des entreprises du domaine de l’énergie solaire sont cotées en Bourse, et, constatant le formidable potentiel de celles-ci dans les années à venir, la banque suisse Sarasin a annoncé le 20 novembre le lancement de son "Sarasin European Solar Power Index".
Dans cet indice, les onze titres solaires européens les plus attrayants sont équipondérés. En effet, l’index est limité aux sociétés européeennes. Il englobe à la fois le photovoltaïque, le solaire thermique et les centrales solaires thermiques. Cet index permet d’investir de façon simple, mais diversifiée, dans le secteur de l’énergie solaire européen.
Banque Sarasin estime que l’énergie solaire est attractive à cause de la réduction des émissions de CO2 qu’elle permet, ce qui la rendra compétitive à l’électricité conventionnelle dans une dizaine d’années. La banque constate la croissance du photovoltaïque de 40% en 2007, et table sur une croissance annuelle de 50% dans la décennie à venir.
Comment Banque Sarrasin a-t-elle choisi les titres retenu pour son index solaire?
La banque a examiné les plus grandes 26 sociétés solaires européennes cotées en Bourse, en les évaluant d’après 4 critères stratégiques centraux. En fonction de cette évaluation, les entreprises recevaient une note sur 40 (10 pour chaque critère stratégique). Et le gagnant fut… le norvégien REC! (voir article de vendredi 23 novembre) En effet, REC a obtenu 32,5 points. REC a surtout gagné des points grâce à sa taille critique, la maîtrise technologique et la sécurité d’approvisionnement des matières premières. Voici les résultats du classement:

Pour en savoir plus, et peut-être investir, consultez le site de Banque Sarasin.
(Crédits photos: PostgraduateBasel)
Lancé en janvier 2003, le projet CISEL permet une réduction du coût des modules photovoltaïques
Le projet CISEL réunit Electricité de France, le Centre National de la Recherche Scientifique et l’Ecole Nationale de Chimie de Paris au sein de l’Institut de Recherche et Développement sur l’énergie photovoltaïque : c’est dire le potentiel de cette initiative !

Quel est son objectif ?
Effectuer une avancée technologique importante en visant un rapport coût/performance de 1 € par Watt crête pour un module photovoltaïque. Actuellement, les coûts tournent autour de 2,3 €/Wc, ce qui signifie que parvenir à l’objectif représentera une rupture technologique. Cette rupture pourrait permettre à terme la commercialisation de cette énergie sans subventions.
Quel est son principe ?
Développer un procédé innovant permettant de déposer l’absorbeur, ou matériau qui convertit la lumière en électricité, directement sur une plaque en verre. L’absorbeur est composé d’un matériau à base de cuivre, indium et sélénium. La méthode traditionnelle consistait à apposer au substrat en verre des tranches d’absorbeur préalablement découpée moyennant une forte dépense énergétique et une perte de matière première.
Pour autant, les technologies permettant une économie de matière première existent déjà. Là où le projet innove c’est qu’il vise à associer économie de matière première et amélioration du rendement énergétique !
A suivre…
Voir aussi:
Site EDF, Espace Recherche et Développement
Energie photovoltaïque: si le marché français du photovoltaïque a augmenté de 115% en 2006, il ne faut pas oublier le retard de la France par rapport à d’autres pays européens, en particulier par rapport à l’Allemagne, en tête du palmarés solaire!
En effet, l’Allemagne domine le domaine de l’énergie photovoltaïque en Europe. Sur un total de 3418 MWc installés en Europe, 3063 MWc étaient installés sur le sol allemand, soit près de 90%. La France n’est qu’en quatrième position, après l’Espagne et l’Italie, avec 51,2 MWc. Pourtant au niveau de l’exposition au soleil, ce n’est pas l’Allemagne qui est la mieux placée…
De plus, l’Allemagne est le premier producteur d’équipements photovoltaïques, avec un chiffre d’affaires pour ce marché de 3,7 milliards d’euros. Cette filière emploie au total 35 000 personnes.
Comment expliquer cette longueur d’avance?
La sensibilité verte allemande y est sans doute pour quelque chose, mais les incitations financières jouent aussi un rôle central. En effet, le prix de rachat garanti est très élevé (il était de 0,58€/KWh en 2005), soit nettement plus que les 0,30 €/KWh valables en France. C’est la loi allemande sur l’énergie renouvelable applicable depuis le 1er août 2004 qui a conduit à ce tarif très incitatif. Dette loi garantit par ailleurs des prêts à taux réduit pour les installations solaires.
Une étude réalisée récemment pour le compte de la Fédération allemande de l’électricité (BSW) prévoit que le marché mondial de l’électricité solaire va progresser de 30% par an jusqu’en 2020. Cette étude indique également que l’Allemagne, déjà en avance dans ce domaine, devrait largement en profiter: ce secteur devrait passer de 20 000 emplois aujourd’hui à 100 000 en 2010. Cependant, cette étude précise aussi que l’életricité solaire ne sera compétitive que dans 10 ans, à cause de la pénurie de silicum et d’une tendance haussière des prix de l’acier et de l’aluminium.
(Source: Usine Nouvelle n° 3070, semaine du 27 septembre au 3 octobre 2007, Crédits photos: Notre Planète, Xpair)
Photovoltaïque: Le Conseil norvégien pour la Recherche vient de donner son prix le plus prestigieux, le prix de l’entreprise la plus innovante, à l’entreprise REC (Renewable Energy Corporation). Le positionnement stratégique de REC est unique: à travers les 3 divisions Silicium, Wafer et Solar, il est présent sur toute la chaîne de valeur des panneaux solaires photovoltaîques. Il s’agit du fabricant solaire le plus intégré au monde et du premier producteur mondial de produits de silicone pour le photovoltaïque.
La décision du Conseil norvégien pour la Recherche est basée sur un sondage réalisé auprès de 2000 cadres du monde de l’entreprise. Le ministre du commerce de l’industrie a loué la capacité d’innovation de REC, mais a également souligné son importance pour le maintien de l’emploi industriel dans les rares zones à tradition industrielle en Norvège (Glomsfjord et Heroeya, sur la côte Ouest du pays). Il a également souligné que REC a lancé une nouvelle épopée industrielle pour la Norvège, qui se prépare lentement à l’épuisement des gisements de pétrole (prévue dans une trentaine d’années).
Le résultat net de REC a progressé de 116% de 2005 à 2006, atteignant les 458 330 milliers de NOK (couronnes norvégiennes), soit près de 57 millions d’euros. L’entreprise emploie 1385 personne et recrute! Ses marchés principaux sont l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie.
Ci-contre: le PDG de REC, Erik Thorsen, avec une plaque de silicium, matière première des panneaux solaires.
Début novembre, après 9 mois de réflexion, REC avait annoncé l’installation prochaine d’un grand complexe industriel au Singapour, jugée la plus attractive. pour en savoir plus, voici un lien vers le site Internet de REC. (en anglais)
![]()
(Crédits photos: Dagens Naeringsliv, REC)


En amont du processus de fabrication des cellules photovoltaïques, des industries produisent et transforment le silicium, composant de base de la majorité des modules sur le marché.
Cette nouvelle ligne de production permettra à l’usine de Tirlemont, Photovoltech, de quadrupler sa production de cellules photovoltaïques d’ici fin 2007 pour un investissement de 30 millions d’euros. L’usine va aussi investir 45 millions d’euros pour atteindre une capacité totale de production de 140 MW d’ici 2009, avant de porter celle-ci à 500 MW d’ici dix ans. Car l’ambition de Photovoltech est de posséder 5% du marché de fabrication des cellules au niveau mondial, marché dominé par les Japonais et les Allemands.
Voir aussi: