Prometteuse et particulièrement en vogue dans les médias, l’énergie solaire n’en fait pas moins l’objet de nombreuses critiques. Parmi ses inconvénients, le plus évident et le plus souvent pointé du doigt par ses détracteurs est celui de l’absence de possibilités de stockage de l’énergie produite à partir du rayonnement solaire. L’absence de stockage est en effet à l’origine de la variabilité de la production, qui ne peut être maintenue constante en raison de l’évolution de la couverture nuageuse ou, plus simplement, de l’alternance du jour et de la nuit. C’est là, en effet, un désavantage majeur… mais peut-être plus pour si longtemps, du moins en ce qui concerne le chauffage solaire.
Une équipe de chercheurs allemands emmenée par Wolf-Dieter Steinmann, du centre de recherche aérospatiale allemand (DRL), en collaboration avec 5 autres pays, un accumulateur de chaleur latente capable de stocker une partie de l’énergie produite par une centrale thermosolaire pendant 10 heures et d’en restituer jusqu’à 90%. Un prototype est actuellement installé sur la centrale thermosolaire d’Almeria en Espagne.

Le procédé se destinerait dans un premier temps à l’exploitation industrielle de la chaleur solaire, qu’il serait notamment envisageable d’utiliser dans le cadre des "procédés de l’industrie des matériaux de construction ou de l’industrie agroalimentaire" comme le rappelle Harald Pandl, du DRL.
Pourquoi, donc, fais-je mention de cette découverte sur ce blog? Simplement, si rien n’indique à l’heure actuelle que cette découverte aura un impact sur le chauffage solaire des bâtiments, rappelons tout de même que de nombreux procédés ayant profondément révolutionné notre vie quotidienne sont issus d’efforts de recherche développés dans le cadre de programmes de technologies de pointe, comme l’aérospatiale, ou militaires. Il n’est donc pas interdit d’imaginer qu’à plus ou moins long terme, la découverte de l’équipe de M. Steinmann pourrait affecter l’utilisation du chauffage solaire à tous les niveaux, pour le plus grand bien de nos factures énergétiques et de la planète.
(Source : Bulletins Electroniques)
(Crédits photo : DRL)

La Ville de Toronto au Canada a choisi de faire chauffer l’eau et ‘air des nouveaux bâtiments municipaux grâce au chauffage solaire. Le but de l’opération est, comme le souligne Bruce Browes, directeur de l’exploitation de la ville, de réduire les émissions de CO2, mais aussi de renforcer le rayonnement de Toronto comme l’une des capitales mondiales de l’énergie renouvelable.
La Ville de Toronto a fait un choix original et sans doute intelligent concernant ces installations de chauffage solaire.


Four solaire: Un four solaire est constitué de centaines de miroirs orientés vers un récepteur central. La température du récepteur central, vers lequel sont réfléchis les rayons du soleil, monte à plus de 600°C. Un courant d’huile synthétique collecte cette chaleur et la convertit en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines reliées à un générateur, produisant ainsi de l’électricité. Les fours solaires les plus grands peuvent produire plus de 10MV, contribuant de manière importante à la production d’électricité nationale. (Ci-contre: le four solaire d’Odeillo dans les Pyrénées Orientales)
Energie photovoltaïque: Elle est utilisée dans l’aérospatiale pour allonger la durée de vie des satellites, et s’est répandue dans de nombreuses applications, allant des calculatrices aux centrales solaires puissantes. Elle repose sur l’effet photoélectrique, qui génère de l’électricité directement de l’énergie solaire (sans passer par la chaleur comme véhicule d’énergie).
Chauffage de l’eau: Il s’agit actuellement d’un des premiers débouchés de l’énergie solaire. Comment ça marche? C’est simple: un panneau solaire chauffe-eau est constitué de plaques de métal sombres qui absorbent les rayons du soleil. Cette chaleur est transférée vers un réseau de conduits d’eau placés contre la surface de la plaque, ou à l’intérieur même de celle-ci. Une pompe à contrôle thermostatique régule le débit d’eau. Le thermostat permet un chauffage uniforme de l’eau jusqu’à une températire de 82°C. 
Contrairement aux chauffe-eau solaires classiques utilisant des panneaux solaires disposés sur le toit des logements, le nouveau type développé par Tokyo Gas utilise un échangeur thermique solaire fixé sur le mur extérieur du logement.
Cette centrale sera installée à la Halle Pajol, un des quartiers en cours de rénovation à Paris (Lien :