Le pourcentage de couverture des besoins en eau chaude d’un foyer d’un chauffe-eau solaire est variable, notamment selon l’ensoleillement de la région où il se situe. Cependant, il ne s’agit pas du seul facteur en jeu : la surface, bien sûr, mais également la position et l’orientation des capteurs solaires thermiques sont en effet fondamentales, quel que soit le degré d’ensoleillement de la région où ils se trouvent.
A ce sujet, j’ai jugé utile de rappeler les 4 principales règles à respecter lors du choix du positionnement de ses capteurs solaires. Elles paraîtront certainement triviales à certain, mais leur application, que nous verrons plus tard lors de prochains articles, peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît.
Règle n°1 : le calcul de la surface de capteurs installée doit prendre en compte l’ensoleillement de la région. Par exemple, on comptera 3 à 5m2 de capteurs pour un ballon de 200 à 300l sur la côte d’Azur, tandis que de 5 à 7m2 de capteurs seront nécessaires pour alimenter le même ballon à Lille.
Règle n°2 : pour un rendement optimal, les capteurs solaires devront être orientés au Sud, avec une marge de plus ou moins 30 degrés.
Règle n°3 : le positionnement des capteurs doit être effectué de sorte à minimiser, dans la mesure du possible, les ombres portées des éléments environnants (immeuble, arbre, montagne…) sur les capteurs. Il est donc nécessaire d’étudier soigneusement le masque solaire avant de procéder à l’implantation des capteurs.
Règle n°4 : idéalement, les capteurs solaires doivent être inclinés à 45° pour obtenir une performance optimale. Cependant, il est possible de considérer que cette inclinaison peut s’inscrire dans une marge de plus ou moins 15° par rapport à cette recommandation. Une inclinaison comprise entre 30° et 60° permettra de manière générale d’obtenir un rendement satisfaisant des capteurs.
(Crédits image : Atlantic Nouvelles Energies)
Les capteurs solaires sous vide dont je vous parlais en début de semaine ont beau monter en puissance en ce moment, l’essentiel du marché des capteurs solaires demeure cependant largement dominé par les capteurs plans.
Plusieurs options sont possibles concernant son installation : sur un plan incliné (toit), vertical ou horizontal, tout est possible. Il est également possible de l’intégrer à la toiture, comme c’est fréquemment le cas dans le Nord de la France, ou de suimplement le "poser" sur le toit (solution plus fréquente dans le midi). Les capteurs peuvent être associées au sein de batteries de plus ou moins grandes surfaces, en fonction des besoins de son utilisateur, de l’ensoleillement de la région et des spécificités des capteurs en termes de performances et de caractéristiques techniques.
Quels capteurs solaires pour votre chauffe-eau solaire? Le choix peut donner lieu à des hésitations sans fin et des dilemmes cornéliens. Afin de vous éclairer, je vous propose aujourd’hui un point rapide sur un type spécifique de capteurs solaires : les capteurs sous vide.
Le CSTB a en effet été chargé d’effectuer une mission de veille et de contrôle du Plan Soleil, programme lancé en 1999 par l’ADEME et les pouvoirs publics et visant à promouvoir l’usage des chauffe-eau solaires, des systèmes solaires combinés (chauffage et chauffe-eau), et des chauffe-eau solaires collectifs.
C’est le plus utilisé en France.
Ses avantages ?
Si vous êtes intéressés par l’acquisition d’un chauffe-eau solaire individuel (CESI) pour votre maison, vous vous demandez sans doute quelle surface de capteurs sera nécessaire à son fonctionnement. Et c’est là un souci bien légitime, puisqu’il va falloir prévoir, d’une part, le coût d’un tel investissement, qui va dépendre en grande partie de la surface de ces capteurs, et d’autre part, leur emplacement : difficile à imaginer sans une idée précise de la surface à couvrir.