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Comment placer ses capteurs solaires? 4 règles d’or

Le pourcentage de couverture des besoins en eau chaude d’un foyer d’un chauffe-eau solaire est variable, notamment selon l’ensoleillement de la région où il se situe. Cependant, il ne s’agit pas du seul facteur en jeu : la surface, bien sûr, mais également la position et l’orientation des capteurs solaires thermiques sont en effet fondamentales, quel que soit le degré d’ensoleillement de la région où ils se trouvent.

A ce sujet, j’ai jugé utile de rappeler les 4 principales règles à respecter lors du choix du positionnement de ses capteurs solaires. Elles paraîtront certainement triviales à certain, mais leur application, que nous verrons plus tard lors de prochains articles, peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît.

maison-solaire.jpgRègle n°1 : le calcul de la surface de capteurs installée doit prendre en compte l’ensoleillement de la région. Par exemple, on comptera 3 à 5m2 de capteurs pour un ballon de 200 à 300l sur la côte d’Azur, tandis que de 5 à 7m2 de capteurs seront nécessaires pour alimenter le même ballon à Lille.

Règle n°2 : pour un rendement optimal, les capteurs solaires devront être orientés au Sud, avec une marge de plus ou moins 30 degrés.

Règle n°3 : le positionnement des capteurs doit être effectué de sorte à minimiser, dans la mesure du possible, les ombres portées des éléments environnants (immeuble, arbre, montagne…) sur les capteurs. Il est donc nécessaire d’étudier soigneusement  le masque solaire avant de procéder à l’implantation des capteurs.

Règle n°4 : idéalement, les capteurs solaires doivent être inclinés à 45° pour obtenir une performance optimale. Cependant, il est possible de considérer que cette inclinaison peut s’inscrire dans une marge de plus ou moins 15° par rapport à cette recommandation. Une inclinaison comprise entre 30° et 60° permettra de manière générale d’obtenir un rendement satisfaisant des capteurs.

(Crédits image : Atlantic Nouvelles Energies)

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Comment choisir ses capteurs solaires? Les capteurs plans

capteur2.jpgLes capteurs solaires sous vide dont je vous parlais en début de semaine ont beau monter en puissance en ce moment, l’essentiel du marché des capteurs solaires demeure cependant largement dominé par les capteurs plans.

En quoi consiste-t-il? Il s’agit peu ou prou d’un coffre de tôle contenant un absorbeur de chaleur, constitué lui-même d’un circuit de tubes recouverts de cuivre ou d’aluminium. Il comporte sur le dessus une verrière conçue pour absorber un maximum d’énergie solaire en le piégeant en évitant la réflexion de la lumière.

Le capteur plan est isolé, sur les côtés et sur sa face inférieure, de manière à éviter au maximum les déperditions de chaleur.

capteur2-2.jpgPlusieurs options sont possibles concernant son installation : sur un plan incliné (toit), vertical ou horizontal, tout est possible. Il est également possible de l’intégrer à la toiture, comme c’est fréquemment le cas dans le Nord de la France, ou de suimplement le "poser" sur le toit (solution plus fréquente dans le midi). Les capteurs peuvent être associées au sein de batteries de plus ou moins grandes surfaces, en fonction des besoins de son utilisateur, de l’ensoleillement de la région et des spécificités des capteurs en termes de performances et de caractéristiques techniques.

Quels sont, alors, les avantages d’un capteur plan par rapport à un capteur sous vide?

Ceux-ci résident essentiellement dans le coût plus faible des capteurs plans ainsi que dans leur durée de vie plus élevée : au moins 25 ans, et des ex^périmantations en cours pourraient doubler cette durée à l’avenir. Les capteurs plans sont par illeurs plus faciles à associer entre eux dans un même circuit.

Les capteurs plans ont-ils des ionconvénients? C’est justement le faible nombre d’inconvénients qui est à l’origine du succès des capteurs plans. Le principal reproche pouvant être formulé à leur encontre concerne leurs performances moindres en terme de rendement, particulièrement l’hiver, lorsque l’ensoleillement est le plus faible. C’est là que les capteurs sous vide font la différence.

(Crédits images : Batirama)

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Comment choisir votre chauffe-eau solaire? Les avis techniques du CSTB

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Besoin de l’avis d’un expert pour vous aider dans votre choix de matériel pour l’installation d’un chauffe-eau solaire? Le CSTB, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, s’en charge pour vous! Pour en profiter, suivez ce lien

 

Si la page des avis techniques du CSTB ne met pas en avant la compétence du centre en matière de chauffe-eau solaires, celle-ci est néanmoins bien réelle, et le CSTB publie des avis techniques sur ces systèmes et leurs composants. 3 catégories sont ainsi consacrées aux chauffe-eau solaires : "capteur solaire", "chauffe-eau solaire à circulation forcée (CESI)", et "chauffe-eau solaire à thermosiphon".

Pour retrouver ces catégories, cliquez sur "familles" puis sur "installations techniques". Les avis techniques sont nombreux (pas moins de 35, par exemple, pour les chauffe-eau solaires à circulation forcée), récents (jusqu’à fin 2007), et très complets (une quinzaine de pages en PDF, avec spécifications techniques des produits, schémas…). Vous pouvez également effectuer une recherche par constructeur, modèle… Les produits des sociétés françaises comme Jacques Giordano Industries y sont représentés, mais également des modèles étrangers, notamment de marque Allemande (WOLF GmbH).

Simple et accessible, voilà un outil qui devrait en éclairer plus d’un dans sa quête d’économies d’énergie…

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Chauffe-eau solaire : qu’est ce qu’un capteur sous vide?

capteur sous vide.jpgQuels capteurs solaires pour votre chauffe-eau solaire? Le choix peut donner lieu à des hésitations sans fin et des dilemmes cornéliens. Afin de vous éclairer, je vous propose aujourd’hui un point rapide sur un type spécifique de capteurs solaires : les capteurs sous vide.

Ceux-ci sont les plus performants des capteurs solaires. Ils se composent d’un ensemble de tubes de verre de 5 à 15cm de diamètre. Ces tubes sont sous vide et contiennent, d’une part,  un absorbeur servant à capter le rayonnement du soleil, et d’autre part, un échangeur destiné à transférer l’énergie thermique (la chaleur) obtenue à partir de ce rayonnement. L’absorbeur fait l’objet d’un traitement spécial de manière à éviter le rayonnement, c’est-à-dire pour qu’il réfléchisse le moins possible le rayonnement qu’il reçoit (et donc l’absorbe le plus possible, pour augmenter son rendement).

Mais au fait, pourquoi mettre ces capteurs sous vide? Tout simplement,  parce que cela permet de minimiser les pertes de chaleur au niveau de l’absorbeur. Cela permet donc d’isoler thermiquement les capteurs sans avoir de coffre de protection comme sur les autres capteurs solaires thermiques.

 

Pour que ce système fonctionne, la pression à l’intérieur des tubes doit descendre à 0,001 Pascal – le "vide". Cette condition est impérative au bon fonctionnement du capteur, et tout tube dont un probléme d’hermétisme compromettrait cette basse pression doit être impérativement remplacé. Heureusement, nul besoin de monter sur son toit avec un manomètre chaque mois pour vérifier les tubes! Chaque tube est commodément muni d’un témoin en baryum en bout de tube. Argenté sous vide, le baryum se colore en blanc en présence d’air, ce qui permet de vérifier l’absence d’air dans le tube aisément.

comparaison capteurs.gif

 Pourquoi faire le choix de capteurs sous vide? SImplement, ceux-ci offrent généralement un rendement supérieur à celui des capteurs classiques avec coffre de protection. Le site Outils Solaires présente le graphique suivant pour comparer les performances de différents capteurs :

 

On remarque que la différence de rendement, dans la tranche de températures correspondant au chauffage solaire domestique et aux chauffe-eau solaires individuels, est assez importante au-dessus de 60°C. Attention cependant, il est précisé que la comparaison des surfaces "utiles" des capteurs plans et à tubes est difficile, ce qui peut fausser la comparaison.

Les capteurs à tubes se déclinent sous une multitude de modèles, dont j’aborderai prochainement la présentation.

(Crédits photo : HEPSUL, Outils Solaires)

 

 

 

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Comment choisir votre chauffe-eau solaire? Pensez au CSTB!

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Vous êtes intéressé(e) par l’acquisition d’un chauffe-eau solaire, mais perdus dans la multitude des matériels disponibles sur le marché? Les interrogations sont nombreuses : quelles sont les performances véritables d’un système ? Quel est son impact environnemental ?

Heureusement, le CSTB, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, est là pour vous aider!

CSTBenergiepositive.jpgLe CSTB a en effet été chargé d’effectuer une mission de veille et de contrôle du Plan Soleil, programme lancé en 1999 par l’ADEME et les pouvoirs publics et visant à promouvoir l’usage des chauffe-eau solaires, des systèmes solaires combinés (chauffage et chauffe-eau), et des chauffe-eau solaires collectifs.

C’est dans ce cadre que, sur une année, le CSTB a ainsi évalué et chiffré les performances et caractéristiques véritables de 120 chauffe-eau solaires individuels (CESI). Une étude qui devrait incontestablement pouvoir vous aider à effectuer votre choix !

Retrouvez le rapport intégral du CSTB sur les chauffe-eau solaires sur leur site, à la page suivante : Suivi et évaluation énergétiques du Plan Soleil – Chauffe-eau solaires individuels

(Images : Ministère de l’écologie, Planete Facility)

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Comment s’assurer du bon état de son chauffe-eau solaire?

 

Les chauffe-eau solaires sont des systèmes généralement fiables, et qui, par conséquent, ne nécessitent pas un effort de maintenance considérable. Bonne nouvelle, non ? Toutefois, il est tout de même recommandé :

-         de bien comprendre le fonctionnement du système dont on dispose dès son installation afin de pouvoir détecter soi-même des anomalies de fonctionnement.

-         d’en contrôler le fonctionnement au moment de l’installation (ce qui s’avère d’autant plus important que beaucoup d’installateurs ne bénéficient à l’heure actuelle que d’une expérience limitée dans le domaine, et ne son donc pas infaillibles !)

-         d’effectuer un contrôle tous les cinq ans environ. Une piste intéressante consiste à signer un contrat de maintenance auprès d’un chauffagiste liant votre chauffe-eau et votre chaudière.

 
Par où commencer ?

Il est d’abord essentiel d’établir un cahier d’entretien dans lequel seront consignés :

-         la liste des éléments faisant l’objet d’une garantie et du contrat de maintenance

-         leurs descriptifs (schémas, etc.)

-         l’historique des modifications apportées au système depuis son installation (changement dune pièce, etc.)

 

L’ensemble de ces éléments doivent être archivés par l’utilisateur comme par le professionnel chargé de la maintenance. En effet, les technologies évoluent, et il aura peut-être bien du mal à se rappeler les caractéristiques de votre système au bout de cinq ans…

 

Il s’agit ensuite de disposer des éléments et connaissances nécessaires à l’inspection de votre installation :

-         Vérification des températures :

o       Il faut disposer de thermomètres aux points clé du circuit : en haut du ballon d’eau chaude solaire, du ballon d’appoint si vous en disposez, ou situés au niveau des canalisations en aval de ceux-ci. Il faut également disposer de thermomètres aux points d’entrée et de sortie des capteurs solaires.

-         Vérification du circulateur :

o       Un signal (voyant lumineux) de fonctionnement du circulateur (pour un système à circulation forcée), et de l’appoint électrique le cas échéant.

o       Il faut savoir, le cas échéant, comment lancer manuellement le fonctionnement du circulateur indépendamment des températures dans le circuit.

-         La vérification de la pression dans le circuit nécessite un manomètre.

-         Vérification du ballon d’eau chaude :

o       sachez ouvrir la trappe de visite!
o       Le ballon doit comporter une anode de protection démontable

-         Vérification du circuit :

o       Le point de remplissage doit être accessible sans difficulté.
 
Il faut ensuite procéder aux contrôles suivants :
 
  1. Une vérification visuelle du circuit et de la mise sous tension de tous les éléments électriques du système
  2. Une vérification de la pression du circuit. Elle doit être mesurée au niveau des capteurs, après arrêt du circulateur, et avoisiner 0,5 bar.
  3. Une vérification du circulateur lui-même : il doit pouvoir être lancé et arrêté manuellement.
  4. Une vérification des dispositifs de sécurité du système : purgeurs, vannes, vase d’expansion…
  5. Une vérification de la quantité de fluide caloporteur présente dans le circuit et de sa teneur en antigel. Son remplacement interviendra plus ou moins fréquemment selon le type : voir les conseils du fournisseur.
  6. Une vérification des raccords : attention aux fuites !
  7. Une vérification de la bonne fixation des capteurs : au besoin, resserrer quelques boulons…
  8. Une vérification de la bonne isolation des circuits et du ballon.
  9. Une vérification de la programmation de l’appoint afin qu’il se déclenche le moins possible.
  10. Un nettoyage du vitrage des capteurs solaires. Vérifier également qu’il ne soit pas détérioré.
  11. Un coup d’œil au bac de rétention du fluide caloporteur : il doit être bien étanche et… vide.
  12. Une vérification de la différence de températures aux bornes de l’échangeur, dans le ballon. Si celle-ci paraît faible, il peut être nécessaire de le détartrer (ce qui devra être fait fréquemment si l’eau est calcaire).
  13. Une vérification de l’anode du ballon d’eau-chaude, qui le protège contre la corrosion.
  14. Une vérification des sondes de température du circuit, en les plongeant dans un liquide dont la température est connue et en s’assurant de leur bonne fixation au circuit.

 

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Chauffe eau solaire : comment choisir son chauffe eau d’appoint ?

 Disposer d’un chauffe-eau solaire à domicile, c’est bien sûr réaliser des économies d’énergie considérables. Néanmoins, les chauffe eau solaires, comme tous les équipements fonctionnant directement à partir d’énergie solaire, souffrent d’un inconvénient majeur : celui de l’intermittence de l’ensoleillement. Il faut donc se rendre au fait : un chauffe eau solaire ne vous permettra pas de chauffer l’intégralité de votre eau chaude sanitaire, quelle que soient ses performances et sa capacité. Il est donc nécessaire, au moment du choix du système de chauffe eau solaire à mettre en place, de prévoir un système d’appoint. Mais quel choix effectuer parmi la variété d’options proposées?

 

Certaines règles à respecter sont valables pour l’ensemble des systèmes : ainsi, il faut prévoir un système permettant de s’assurer du bon fonctionnement du chauffe-eau afin de pouvoir détecter rapidement toute défaillance (sonde, voyant lumineux…), et pouvoir être ainsi certain que le chauffage d’appoint, coûteux, ne doive pas prendre le relais plus souvent que nécessaire. Quant à l’appoint lui-même, son fonctionnement ne doit pas réduire les performances du chauffe eau solaire : il doit demeurer prioritaire !

 

On distinguera 3 grands types d’appoint, en fonction de la source d’énergie qu’ils mettent à contribution : à gaz, électrique, et à bois.

 

-         Le cas de l’appoint à gaz :

Il s’agit du type d’appoint le plus répandu en Allemagne, où l’utilisation des chauffe eau solaires est elle-même très courante.

Son avantage ?

o       Tout simplement, il est fréquent que le circuit de chauffage soit alimenté par une chaudière à gaz, il est donc logique de l’associer au chauffe-eau, qui permettra quant à lui d’obtenir des économies de gaz significatives. Il s’agit d’un ensemble cohérent.

 

Une bonne solution, semble-t-il donc, si ce n’était pour 3 inconvénients majeurs :

o       le ballon d’eau chaude devra contenir 2 échangeurs, et sera donc plus coûteux. (NB : l’échangeur du circuit solaire devra se trouver en haut du ballon, celui du chauffe eau à gaz en bas)

o       Afin de couvrir un éventuel besoin d’appoint en été, la chaudière à gaz devra rester allumée toute l’année, ce qui présente également un coût.

o       La programmation de la chaudière à gaz de sorte à minimiser son utilisation et privilégier l’apport du chauffe eau solaire peut relever du casse-tête…

 

-         Le cas de l’appoint électrique :

chauffe-eau-electrique-ariston.jpgC’est le plus utilisé en France.
 
Son avantage ?

o       Il requiert un coût d’investissement bien moins élevé qu’un appoint à gaz.

o       Sans compter le fait que son fonctionnement sa programmation sont bien plus faciles à maîtriser.

o       Attention au choix du programmateur : il faut qu’il soit assez simple d’accès pour vous permettre de programmer manuellement l’arrêt et la mise en route de l’appoint pour minimiser sa consommation.

 
Ses inconvénients ?

o       Ce n’est un mystère pour personne : l’électricité coûte cher ! Surtout si on l’utilise également pour le chauffage… A noter cependant, pendant la nuit, le chauffe-eau consomme de l’électricité au tarif « heures creuses ».

 
 

-         Le cas d’un appoint utilisant une chaudière à bois :

C’est dans le Nord de l’Europe que cette solution est la plus envisagée.

 
chaudière bois.jpgSes avantages ?

o       Vous chauffez votre eau uniquement à partir d’énergie locale et renouvelable ! Alors, heureux(-se) ?

o       Bien sûr, contrairement à l’électricité, les chaudières à bois sont également une bonne solution de chauffage, vous pouvez donc disposer d’un ensemble chauffe-eau/chauffage cohérent.

o       L’ajout d’une résistance électrique dans le ballon d’eau chaude pour servir d’appoint en été vous permet d’arrêter la chaudière au cours de la saison chaude.

 
Ses inconvénients ?

o       Il s’agit d’un investissement lourd : comme pour l’appoint à gaz, 2 échangeurs sont nécessaires au niveau du ballon d’eau chaude, auxquels se rajoute une résistance électrique si vous souhaitez pouvoir arrêter votre chaudière l’hiver…

o       Comme dans le cas de l’appoint à gaz, la programmation du système peu présenter des difficultés.

 
- Le cas d’un appoint avec chaudière au fioul :

Les avantages et inconvénients sont les mêmes que précédemment… si ce n’est concernant la remarque sur la satisfaction de chauffer son eau à partir d’énergie renouvelable exclusivement…

(Images : Espace Aubade, ADEME)

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Chauffe eau solaire : zoom sur les systèmes à thermosiphon

 

Les chauffe-eau solaires peuvent être divisés en deux grandes catégories, selon que leur fonctionnement soit totalement autonome ou qu’ils requièrent l’action d’une pompe électrique (cf. notre article « précisions sur le fonctionnement d’une chauffe eau solaire). On s’intéressera aujourd’hui plus facilement à la première catégorie, celle des chauffe eau solaires dits « à thermosiphon ».

Quel est le principe d’un tel mode de fonctionnement totalement autonome ? Il s’agit de faire circuler l’eau des capteurs solaires thermiques au ballon d’eau chaude et vice-versa en tirant avantage d’une propriété physique de base : l’eau se dilate en chuffant, et la densité de l’eau chaude est par conséquence inférieure à celle de l’eau froide. Dans un circuit de chauffage, l’eau chaude aura donc une tendance naturelle à « surnager ». Ainsi dans un circuit de chauffage liant des capteurs thermiques et un ballon, elle montera, créant un mouvement dans le circuit de chauffage. Ainsi l’eau chaude montera automatiquement dans le ballon d’eau chaude situé plus haut que les capteurs, et l’eau froide redescendra d’elle-même vers les capteurs thermiques. Génial, non ? Mais quels sont au juste les avantages d’un tel système ? Ceux-ci sont multiples :

-         Fiabilité : vous bénéficiez toujours d’eau chaude, même en cas de panne de courant. Les pannes sont rares.

-         Performance : les systèmes à thermosiphon réalisent d’excellentes performances, notamment dans les régions les plus ensoleillées du Sud de la France.

-         Longévité : la plupart des pannes affectant les chauffe eau solaires proviennent du vieillissement des composants électriques… inexistants dans les systèmes à thermosiphon !

-         Entretien : celui-ci est moindre, grâce à l’absence de composants électriques.

-         Coût : le coût est en principe moindre qua celui dun chauffe eau avec pompe électrique.

Cependant, on ne gagne généralement pas à tous les coups : ces avantages sont bien entendu assortis d’un certain nombre de contraintes, sans quoi on n’aurait simplement jamais conçu d’autres types de chauffe eau !

Ces contraintes concernent notamment la conception architecturale de votre maison. Celle-ci doit en effet permettre de placer le ballon d’eau chaude plus haut que les capteurs (le point dit « médian » du ballon devant surplomber le point médian des capteurs d’un mètre au moins). Ainsi, si ceux-ci ne peuvent être situés que sur le toit de votre maison, le ballon devra impérativement être placé dans les combles.

circulation naturelle leroy merlin.jpg

Il faut également tenir compte du raccordement des capteurs au ballon afin d’optimiser les performances de votre chauffe eau. Il s’agit de minimiser les pertes de charge, résultant de la présence d’obstacles nécessaires à la bonne circulation de l’eau dans les circuits : raccordement d’un tube à l’autre, coudes, instruments de réglage… Plus les partes de charge sont importantes, moins l’eau circule bien : il est donc essentiel de les minimiser. Pour cela, il est essentiel que les tubes de circulation ne soient pas trop étroits. Attention cependant, s’ils sont trop larges, le rendement du chauffe eau se détériorera.

 

Comment, donc, minimiser ces pertes de charge et assurer le bon fonctionnement du chauffe-eau ? Il s’agit d’un véritable savoir-faire de plombier. La nécessité de ce savoir-faire constitue un obstacle au développement des systèmes de thermosiphon ; c’est notamment un des raisons pour lesquelles il fut un temps où l’ADEME n’accordait pas d’aides pour ces installations. (Sachez, cependant, que le crédit d’impôt sur les installations solaires comme les chauffe-eau sont accordés indépendamment de leur mode d’installation, tant que l’installation est effectuée par un professionnel agréé Qualisol. Pas de problème, donc, pour toucher un crédit d’impôt au titre de l’installation d’un chauffe eau à thermosiphon dans votre résidence).

 

Cependant, en dehors de ce véritable savoir-faire technique, il est possible d’effectuer un minimum de recommandations. Faites donc très attention aux éléments suivants avant de vous lancer dans l’installation d’un chauffe eau solaire à thermosiphon :

 

-         Le choix des capteurs solaires : attention, certains capteurs contiennent eux-mêmes suffisamment d’obstacles à la circulation de l’eau pour qu’il soit impossible de les utiliser sans l’apport d’une pompe électrique. Renseignez-vous donc bien sur le type de capteurs que l’on vous propose, il doit être adapté à l’utilisation en thermosiphon. Pour un capteur dit « en échelle » par exemple, les tuyaux doivent avoir un diamètre d’au moins 12 mm et les collecteurs un diamètre d’au moins 22mm.

-         Leur positionnement : les capteurs doivent être inclinés. Cette inclinaison permettra de faciliter la remontée de l’eau chaude et donc la circulation de l’eau dans le circuit. L’inclinaison minimum recommandée est de 3mm/m, recommandation facile à suivre puisqu’en général, les panneaux solaires sont placés sur des plans inclinés pour de meilleures performances, qu’il s’agisse de chauffer de l’eau ou de générer de l’électricité.

-         Le circuit : pour minimiser les pertes de charge, il faut concevoir le circuit le plus simple et le plus court possible (possédant ainsi moins de coudes, et moins de raccords entre sections de tubes), avec des tuyaux d’un diamètre de 22mm.  

-         Le choix d’un circuit ouvert ou fermé : un circuit fermé, avec un purgeur au niveau du ballon et un robinet de vidange au point le plus bas, pourra vous éviter de voir certaines portions du circuit se remplir d’anti-gel.

 

(Schéma : Leroy Merlin)

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Chauffe-eau solaire : quelle surface de capteurs?

chauffe eau solaire.jpgSi vous êtes intéressés par l’acquisition d’un chauffe-eau solaire individuel (CESI) pour votre maison,  vous vous demandez sans doute quelle surface de capteurs sera nécessaire à son fonctionnement. Et c’est là un souci bien légitime, puisqu’il va falloir prévoir, d’une part, le coût d’un tel investissement, qui va dépendre en grande partie de la surface de ces capteurs, et d’autre part, leur emplacement : difficile à imaginer sans une idée précise de la surface à couvrir.

Surtout, pas de panique : votre toit en tuile ou en ardoise n’aura pas à disparaître intégralement sous une carapace de capteurs solaires, même si vous résidez dans le Nord-Pas-de-Calais. Globalement, on pourra distinguer plusieurs types de cas de figure en fonction de l’ensoleillement dont vous bénéficiez, et en fonction de vos besoins en eau-chaude – ou, tout simplement, de la quantité d’eau chaude que vous voulez hauffer à partir d’énergie solaire, en sachant que la possibilité d’ajout d’un ballon d’appoint chauffé au gaz est tout à fait réalisable.

Pour chauffer un ballon de 200 à 300l (correspondant aux besoins d’une famille de 4 personnes):

- Dans la moitié Sud de la France : 4 m2 de capteurs solaires suffiront.

- Dans la moitié Nord de la France : afin de compenser le déficit d’ensoleillement relativement à la                                                                                                                moitié Sud, 5 à 6 m2 de capteurs seront nécessaires.

Dans le premier cas, le coût du système et son installation par un professionnel agréé Qualisol revient à environ 5500 euros HT, pose et mise en route comprises.

Dans le deuxième cas, le prix peut être compris entre 6000 et 8000 euros, notamment en raison de la surface de capteurs requise, plus importante. Ces chiffres sont calculés indépendamment des aides financières dont il est possible de bénéficier, et sur lesquelles je reviendrai.

Attention, le choix de capteurs simplement posés sur le toit ou véritablement intégrés à la toiture a une forte incidence sur le coût total de la facture : l’intégration des capteurs à la toiture peut en effet faire monter celui-ci de 13%. Attention donc, il est important de bien vous renseigner sur ce point. Généralement, les capteurs seront intégrés dans le Nord de la France, ce qui explique également la différence de coût entre chauffe-eau solaires en fonction de la situation géographique du foyer, pour des besoins équivalents.

 

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Chauffe eau solaire : Ambio France mise sur un nouveau produit après les mauvais résultats de 2007

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Les entreprises proposant des chauffe eau solaires se suivent, mais leurs stratégies ne se ressemblent pas. Voilà ce qui vient à l’esprit en apprenant qu’Ambio France, en plein déboires après la publication de mauvais résultats au second semestre 2007, mise sur la sortie d’un nouveau modèle de chauffe eau solaire en 2008. Là où la société française, cotée depuis mars 2006, semble placer ses espoirs dans cette technologie, l’allemand Conergy décidait il y a quelques semaines de liquider son activité de production de chauffe eau solaires après avoir essuyé des pertes.

La situation d’Ambio rance est, hélas, elle aussi peu reluisante, avec un recul du chiffre d’affaires de 32% en 2007, dus notamment à un problème d’effectfs commerciaux à l’automne, période à laquelle la société réalise une partie importante de son chiffre d’affaires.

Ambio sauvée par les chauffe eau solaires? Espérons que la société, fondée en 1992 avec quatre employés et ayant connu un développement impressionnant au cours des quinze dernières années, couronné par son introduction en bourse, sache tirer parti d’un contexte favorable à l’utilisation de l’énergie solaire pour s’imposer sur ce marché. Et, pourquoi pas, développer des systèmes combinés de climatisation et de chauffage solaire, que les professionnels récemment réunis aux Assises nationales de la climatisation solaire voient déjà comme une solution qui devrait s’imposer dans le futur…