nov
23

3è édition du Solar Decathlon à Washington : encourager l’innovation dans le domaine de l’habitat

 
hp_photo_first_place_2.jpgLe Solar Decathlon est un concours organisé par le ministère de l’énergie américain qui s’adresse aux étudiants en architecture, ingénierie, mécanique ou électricité issus d’une vingtaine d’universités d’Etats-Unis et d’Europe. L’objectif est de construire une maison solaire la plus innovante possible et répondant à un cahier des charges donné : toutes les maisons doivent fonctionner exclusivement au solaire.
L’édition 2007 s’est déroulée à Washington du 12 au 20 octobre derniers.
 
Ce sont des équipes de 20 à 30 étudiants issus, pour en citer quelques unes, de l’université Politecnica de Madrid en Espagne, de Mac Gill au Canada, du Massachusetts Institute of Technology aux Etats-Unis qui ont concouru pour cette troisième édition du Solar Decathlon. Les Allemands de la Technische Universität Darmstadt ont remporté le trophée. Le jury a décidé de leur décerner le prix pour la construction de la maison la plus esthétique et la plus économe du concours. La façade de 70 m² qui permet d’alimenter la maison en énergie est un modèle l’intégration de cellules photovoltaïques à des bâtiments d’habitation. Les personnes composant le jury sont issues du secteur du bâtiment et de l’énergie : leur décision repose sur une liste de 10 critères adoptée à chaque édition.
 

Ce concours se révèle fort intéressant car il fait travailler un groupe d’étudiant sur un projet ambitieux et concret dans le domaine de l’énergie solaire : le ministère fournit 100 000 dollars à chaque équipe, charge aux étudiants de trouver ensuite des partenaires et des financements supplémentaires si besoin est.

Voir aussi:

www.solardecathlon.org

 

nov
16

Lectures sur l’energie solaire et les autres formes d’énergie renouvelable

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Vous vous intéressez aux énergies renouvelables, à l’énergie solaire et au développement durable, mais vous avez l’impression de vous perdre dans les nombreux articles que vous lisez ou dans les arguments que vous entendez?

Si vous souhaitez avoir une bonne vue d’ensemble de la problématique de l’énergie, ainsi que des informations techniques sur les différentes possibilités, je vous conseille le livre "Les énergies renouvelables", écrit pas Marek Walisiewicz aux éditions Pearson Education France, dans la collection Focus Sciences.

Ce petit ouvrage vous présentera les principaux enjeux énergétiques de la planète et vous familiarisera avec les différentes sources d’énergie renouvelable.

Dans une première partie, l’ouvrage décrit les défis énegétiques liés à l’épuisement des ressources et à la nécessité de réduire les émissions de CO2.

Dans sa deuxième partie, il aborde à la fois l’histoire des différentes formes d’énergie renouvelable, leur fonctionnement et leur potentiel. Les différents types d’énergie renouvelables présentés sont: l’énergie hydraulique, éolienne, solaire, les biocarburants et l’énergie géothermique.

Facile à lire, informatif et avec de belles illustrations, ce livre, qui coûte seulement 9,95€, vous donnera un bon aperçu de ces questions.

Une autre idée de cadeau de Noël?

nov
15

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

 

Suite: Où l’on explicite la fabrication d’un panneau solaire photovoltaïque

            Le processus de fabrication des cellules PV à base de silicium amorphe ou ‘cellules en couches minces’:

      Le silicium amorphe porte ce nom car il ne se présente pas sous forme de cristaux. C’est un élément apparu en 1976 qui permet de diversifier les techniques de production des cellules PV, voyons de quelle manière.

      Tout d’abord la production de cellules PV en couches minces nécessite moins d’énergie et moins de matière première que la production de cellules au silicium cristallin. Ses capacités d’absorption de la lumière sont plus importantes mais en revanche son rendement de conversion, proportionnel à la mobilité des charges électriques, est moins bon. Cette technologie comportait plusieurs défauts qui ont disparus pour une grande part grâce à des améliorations effectuées à partir de travaux en laboratoire. Le rendement était assez faible puisqu’il tournait autour de 5%, et la durée de vie limitée à quelques centaines d’heures. Les scientifiques ont découvert qu’en empilant les couches de silicium et en insérant entre elles une feuille de verre, le module gagnait en stabilité et en rendement, qui peut atteindre désormais jusqu’à 11%.

couches minces_1.jpg 

      Le principe consiste à fabriquer la cellule à même le support. Celui-ci doit être rigide, on emploie donc souvent du verre. Les dimensions du support déterminent ses caractéristiques électriques telles que la tension ou la puissance. Sur ce substrat est déposée une pellicule d’oxyde d’étain qui rempli une fonction d’électrode. Par-dessus est déposé un film de silicium amorphe par projection d’un gaz nommé silane sur le support. L’opération est réalisée dans un four chauffé à vide, ce qui permet de libérer le silicium qui vient se déposer sur le support. La même opération combien dépôt du silicium et adjonction des dopants (voir article sur la fabrication des cellules à base de silicium cristallin). La pellicule recouvrant le support est découpée au laser ce qui confère au module cette forme quadrillée. La phase ultime consiste à encapsuler les modules sous une couche de film plastique puis de verre et de vérifier son bon fonctionnement par des tests.

      Quels sont les avancées technologiques en cours ?

      Les chercheurs explorent actuellement des alternatives à la technologie cristalline. Le tellurure de cadmium et l’arséniure de gallium permettent notamment d’obtenir un meilleur rendement (jusqu’à 16%). Par contre ce sont des éléments très toxiques ce qui empêche une production massive de ces modules. Le diséléniure de cuivre et d’indium confère une durée de vie exceptionnelle aux modules qui peuvent être utilisée en extérieur jusqu’à huit années consécutives.

Voir aussi:

- Eco systèmes sur le site de l’université de Pau.

 
 

 

nov
14

Les panneaux solaires, on en parle ; mais au fait, sait-on comment ça fonctionne ?

            Le principe des panneaux solaires ou modules photovoltaïques est de transformer la lumière en électricité directement utilisable par un particulier ou une entreprise.

        Schématiquement, le mécanisme est le suivant : lorsque les photons ou particules de lumière entrent en contact avec les électrons du silicium, un élément semi-conducteur traité spécifiquement pour canaliser l’énergie, ils génèrent une tension électrique. Cette tension est mesurée en volts, d’où le terme « photovoltaïque ». 

      cristaux silicium.gifChaque panneau solaire est composé d’un assemblage de plaques ou « capteurs », de cet élément mentionné plus haut, le silicium. Cet élément chimique existe sous forme cristalline et sous forme amorphe, ce qui détermine les deux filières de production des modules photovoltaïques. Le silicium est un composant rare et donc cher, ce qui ne manque pas de se répercuter sur le prix final de l’équipement.

 

Le processus de fabrication des cellules au silicium cristallin ou cellules PV :

      Tout d’abord, il faut obtenir la matière première: le silicium existe sous forme mono ou poly cristalline. On fabrique le silicium monocristallin à partir de colonnes pures de silicium, tandis que le silicium polycristallin est crée à partir de la fonte de copeaux de silicium monocristallin. Ces copeaux s’obtiennent par équarrissage ou opération de taille des lingots cylindriques monocristallins. Au final, cette matière première doit avoir la forme de briques de 101,5 x 101,5 mm ou 120 x 120 mm.

mono-poly.jpg Lingots de silicium monocristallin posés sur des lingots de silicium polycristallin

      Le rendement du silicium polycristallin est un peu inférieur car il est moins pur, mais en contrepartie il coûte moins cher.

 

            Ensuite, les lingots sont découpés en tranches appelées ‘wafers’. Jusqu’à présent, le silicium n’est toujours pas apte à emmagasiner et canaliser l’énergie solaire. C’est grâce à la phase du dopage que le silicium acquiert les caractéristiques d’une photopile. Un élément tel que le bore est employé pour rendre la tranche positive en volume tandis que du phosphore est utilisé pour rendre les surfaces, ou parties exposées à la lumière, négatives : la tranche fonctionne comme une diode et oriente la circulation des électrons. Afin de limiter la réflexion de la lumière, on finalise l’opération en apposant un antireflet, en oxyde de titane par exemple, sur la face avant des cellules PV. 

      L’étape suivante consiste à assembler les tranches grâce à une structure métallique pour former les cellules PV, qui elles même sont connectées les unes aux autres pour former des chaînes. Les caractéristiques du module dépendent du nombre de cellules connectées en parallèle et en série

cellule.jpgenchainement.jpg

      C’est presque fini ! Les chaînes sont encapsulées sous du plastique hautement résistant pour les isoler et les protéger des agressions extérieures, puis recouverte d’une couche de verre. Pour finaliser le travail, on les encadre pour leur conférer une rigidité mécanique et les modules subissent plusieurs tests avant d’être mis sur le marché.   

résultat.jpgModèles de modules encadrés

Crédit photos: Documents SIEMENS et PHOTOWATT

    A suivre…

Voir aussi :

 

oct
23

Le potentiel du photovoltaïque est gigantesque, la suite

Un avenir époustouflant !
Le taux de croissance des ventes de solaire photovoltaïque est de 40% par an depuis dix ans. Pas mal ! Quant à la taille du marché, elle est actuellement de six milliards d’euros. Il y a de quoi faire…

Alors que le parc photovoltaïque mondial produisait en 1995 annuellement 80 MW, il en produira 48 000 d’ici 2020. Je vous laisse calculer le taux de croissance du marché ! Vous y êtes ? 600% ! Parfaitement…

Autre chiffre intéressant : d’ici 2020, ce marché représentera la bagatelle de 60 milliards d’euros ! La branche d’activité à de beaux jours devant elle… Elle va être décuplée ! Quant aux entreprises du secteur, elles connaîtront une croissance à deux chiffres (entre 25% et 35%) pendant encore des années.

Les leaders ?
L’Allemagne, l’Allemagne et encore l’Allemagne, avec plus de la moitié mondiale du marché (57%). Elle est suivie par le Japon (19% du marché) et les Etats-Unis (7%) qui se réveillent tard mais très fort !

L’an dernier, l’Allemagne a produit plus de 1 500 MW d’électricité photovoltaïque. C’est le tiers de l’énergie solaire photovoltaïque mondiale !

Depuis quelques années, notre voisin a foncé tête baissée dans le développement de ces technologies. Pendant ce temps là, nous autres Français dormions sereinement sur nos deux oreilles et laissions passer le train.

Un train d’enfer
Le train du solaire représente en Allemagne plus de 50 000 emplois, quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires et la maîtrise d’une technologie des plus pointues. Ajoutez au solaire les autres énergies renouvelables, et cela représente 180 000 emplois et 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires !

En gros, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis représentent 1,1 Gigawatts (GW) installés sur les 1,3 GW qui existent dans le monde. Et d’ici 2010, nous serons passés à 5,6 GW selon les estimations des experts. Fois cinq !

En résumé
Retenez juste que le potentiel est énorme et avéré, et que le leader incontesté en la matière est l’Allemagne.

Cependant, les Américains reviennent en force dans la partie avec cette incroyable capacité qu’ils ont à produire de la technologie de pointe grâce à des moyens humains, financiers et réglementaires faciles à mobiliser.

Tags: Photovoltaique, Energie Solaire