Comme le souligne un article publié par le MIT (Massachussetts Institute of Technology), les investisseurs et producteurs d’électricité se tournent de plus en plus vers l’utilisation du solaire thermique, au détriment du photovoltaïque.
Comparée au photovoltaïque, le solaire thermique est une alternative "low-tech", puisque dans une centrale solaire thermique, des miroirs concentrent le rayonnement vers un fluide, qui a son tour fait bouillir l’eau, qui fait tourner une turbine. Un exemple de centrale utilisant cette technologie est celle en projet pour l’Arizona, à laquelle l’article de mercredi était consacré. Cette centrale générera 280 mégawatts, par comparaison, la centrale photovoltaïque la plus grande au monde génère seulement 20 mégawatts!
L’intérêt et l’attractivité du solaire thermique a deux sources principales:
- à grande échelle, le solaire thermique est relativement bon marché. Une analyse économique publiée en janvier 2008 par Severin Borenstein, directeur de l’Institut de l’Energie de l’Université de Californie, constate que le solaire thermique deviendra compétitif avec les autres formes de production d’électricité des décennies avant le photovoltaïque. Cela resterait vrai même si les gaz à effets de serre ne sont pas taxés de façon agressive.
- l’électricité produite par le solaire thermique est plus avantageuse que celle produite grâce à l’éolien, qui est actuellement la forme d’énergie renouvelable qui croît le plus vite. D’après le Ministère de l’Energie des Etats-Unis, le coût de l’éolien est de 8 cents par kilowatt, alors que le solaire thermique revient à 13 à 17 cents. Cependant, l’éolien est dépendant des variations du vent alors que l’énergie solaire est plus stable et surtout facile à stocker.
Plusieurs projets en cours témoignent du succès du solaire thermique: des développeurs de projet de solaire thermique, tels qu’Abengoa (Arizona), Ausra et Solel Solar Systems ont récolté des financement de dizaines de millions d’euros auprès d’électriciens majeurs américians tels que Pacific Gas & Electric et Florida Power & Light.
Dès 2013 (d’après le cabinet de conseil Emerging Energy Research), les projets de solaire thermique en cours aux Etats-Unis et en Espagne devraient contribuer à hauteur de 6000 megawatts à la production mondiale de solaire thermique, qui n’atteignait l’année dernière que 100 megawatts.
(Crédits photos: Inhabitat)
Par exemple, le "Sonumbra", créé par le britannique Rachel Wingfield et l’australien Mathias Gmachi, explore le rôle de textiles techniques et la manière dont ils peuvent contribuer à la lutte contre le changement climatique. Il s’agit d’un arbre lumineux, qui ressemble un peu à un parapluie, composé de fibres électroluminescentes dans lesquelles on a intégré des capteurs solaires.
EDF estime en effet la croissance du marché de l’énergie solaire à 20-30% par an, ce qui est beaucoup par rapport à la croissance de ses autres manières de produire l’électricité.
Par exemple, le papillon solaire (photo ci-contre) se met à voler dès qu’il est exposé à la lumière du jour où quand il est placé sous une lampe. Flottant, activé par un fil invisible ou accroché à une baguette de bois plantée dans un pot de fleurs, il décore votre maison pots ou la vitrine d’un magasin. Joli, non?
Quant a lui, le cycliste solaire se met à pédaler dès que la lumière rayonne sur le mini-panneau photovoltaïque. Il existe en bois (photo ci-contre) et en métal.
Ce grand rendez-vous, organisé dans le cadre de la semaine des énergies renouvelables (du 17 au 21 novembre), dont l’ADEME est l’initiatrice, sera l’occasion pour les professionnels d’échanger et de s’informer sur les dernières nouveautés du secteur.
Parmi les grandes tendances qui ont marqué le marché français du solaire en 2007, il en est d’abord une qui ne saurait passer inaperçue :
Ce magazine, créé en septembre 2001, est indépendant de tout groupe de presse. Il est devenu LA référence en matière de construction écologique, d’économies d’énergies, de gestion de l’eau et sur les énergies renouvelables (éolien, solaire, thermique). Dans le dernier numéro (le n°43), vous trouverez entre autres un dossier complet sur les pompes à chaleur et un reportage sur l’écoconstruction d’une maison.
Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité à Paris, dont le paysage urbain est célèbre pour sa qualité et son harmonie. Pour le préserver, les futurs modules solaires doivent donc être conçus comme des éléments d’architecture, et ils devront être en harmonie visuelle avec les éléments architecturaux existants : proportion et volume des bâtiments, rythme des ouvertures, matériaux, couleurs…