fév
27

EDF compte sur le solaire pour booster ses résultats

Comme l’écrit le journal économique les Echos dans son édition du 26 février, EDF mise désormais sur l’énergie solaire pour booster son activité. En plus de l’hydraulique et de l’éolien, le solaire photovoltaïque et thermique fait en effet partie de sa branche énergies renouvelables.

logoEDF.jpegEDF estime en effet la croissance du marché de l’énergie solaire à 20-30% par an, ce qui est beaucoup par rapport à la croissance de ses autres manières de produire l’électricité.

EDF mise sur l’énergie solaire à travers deux filiales:

  • Teresol, filiale détenue à 50% par EDF, figure parmi les leaders mondiaux de production de panneaux photovoltaïques. La dernière usine a été inaugurée à Toulouse en décembre 2006.
  • EDF Energies Nouvelles, filiale également détenue à 50% par EDF, est active sur les technologies solaires photovoltaïques et thermiques depuis 1990 dans les DOM, et cela en partenariat avec les acteurs du secteur. Depuis 2006, EDF Energies Nouvelles participe à des projets de centrales solaires en Espagne, en Grèce, en Italie et en France. EDF Energies Nouvelles a elle-même, dans certains pays, pris des participations dans des sociétés de développement.

Avec la nécessité de lutter contre le changement climatique, et les objectifs en matière d’énergies renouvelables fixés par l’Union Européenne (20% en 2020), le fait d’investir dans ces ressources alternatives constitue une orientation nécessaire et stratégique pour EDF. En effet, même si le nucléaire n’émet pratiquement pas de gaz à effet de serre, il s’agit dans certains pays d’une solution non acceptée, et elle suscite encore des controverses en France. Et surtout, les perspectives de croissance du marché des énergies renouvelables sont bonnes.

Le choix des énergies renouvelables s’insère aussi dans la communication d’EDF en faveur d’un groupe "exemplaire en matière de l’environnement". L’impact sur son image constitue un enjeu important.

fév
19

Energie solaire : le bilan 2007 en France


Un mois et demi déjà que nous sommes en 2008, et il est à présent l’heure de tirer le bilan de l’évolution du marché français de l’énergie solaire en 2007. C’est ENERPLAN, l’association des professionnels du solaire en France, qui s’est livré à cet exercice rituel, dont je vous propose de vous livrer brièvement l’essentiel des conclusions.

capteur palmiers.jpgParmi les grandes tendances qui ont marqué le marché français du solaire en 2007, il en est d’abord une qui ne saurait passer inaperçue : l’explosion –car c’en est une- du solaire photovoltaïque : +200%, soit un triplement sur l’année, rien de moins ! Il s’agit d’une accélération de la croissance du marché, qui avait augmenté de 150% entre 2005 et 2006. A noter, la distribution particulière du marché du solaire photovoltaïque, où les DOM et la Corse tiennent une place essentielle, puisqu’ils représentent 40% du marché. Les ménages ayant fait l’acquisition de capteurs photovoltaïques semblent attirés par la possibilité de revendre l’électricité produite à un tarif garanti et avantageux, puisque d’après le RTE, gestionnaire du réseau électrique français, les demandes de raccordement d’équipement d’équipements photovoltaïques au réseau ont été de l’ordre de 50 MW.

Et le solaire thermique, dans tout cela ?

Ceux d’entre vous qui s’y intéressent de près se rappellent peut-être que les professionnels du secteur parlaient dès novembre d’une croissance à la traîne, incriminant les conditions climatiques connues en 2007, et notamment le faible ensoleillement de l’été dernier. Le diagnostic se confirme : +15% de croissance en 2007. Une croissance à deux chiffres tout de même, mais qui apparaît comme une quasi-stagnation en regard de l’évolution du photovoltaïque sur la même période. Cette croissance est très largement tirée par celle du marché des chauffe-eau solaires collectifs, qui tirent mieux leur épingle du jeu que les CESI. Les ventes de systèmes solaires combinés (chauffage et chauffe-eau solaires) ont connu, quant à elle, une augmentation de 8%.

Comme pour le photovoltaïque, les DOM-TOM représentent une part importante du marché du solaire thermique, et en particulier la Réunion. En 2007, le marché français représente un total de 323000m2 de nouveaux capteurs installés, pour une puissance de 226MWth.

J’avoue avoir été quelque peu surpris de ces chiffres, et notamment de la faiblesse de la croissance du marché des CESI en dépit des importantes aides accordées et de la simplicité des systèmes relativement au photovoltaïque, qui, au contraire, explose… Peut-être serait-il à présent intéressant pour ENERPLAN d’établir un diagnostic approfondi des facteurs conduisant à cet écart de croissance entre les deux secteurs.

 

(Crédits photo : Les Affaires)

fév
07

Quelles perspectives de croissance et de rentabilité pour le photovoltaïque?

Pour un secteur qui dépend très étroitement des incitations financières de l’Etat, le taux de croissance de la filière photovoltaïque attendue pour 2008 et pour les années suivantes est très élevé.

En effet, en Europe, d’après le cabinet Booz Allen Hamilton, la croissance pour les cinq prochaines années devrait se situer entre les 20 et 30% pour l’ensemble des secteurs de l’énergie solaire. Pour les panneaux photovoltaïques, leur  production devrait augmenter de 40% par an en Europe. Certains analystes américains parient même sur une croissance de 50% par an pour les Etats-Unis!

panneausolaire.jpgCependant, l’Europe, dont les capacités installées à ce jour de 3,5GWth pour le photovoltaïque et de 11 GWth en 2007 pour le solaire thermique n’atteindra jamais son objectif initial de 70GWth en 2010. Voilà encore un objectif trop ambitieux, mais jamais atteint…

 Dans un secteur qui croit à une telle vitesse, il faut croître ou disparaître. La rapidité des changements technologiques et réglementaires obligent les entreprises à être très réactives et à miser fortement sur l’innovation,  la réduction des coûts, dont celles réalisées par les économies d’échelle. Chaque industrie a sa propre approche des coûts, et dans celui de l’énergie solaire, on raisonne en coûts de fabrication par watt.

Le but ultime est évidemment de devenir compétitif par rapport à la la production d’électricité basée sur les ressources fossiles.

D’après l’Agence internationale de l’Energie, les coûts de l’énergie solaire photovoltaïques devraient être divisés par 4 d’ici dix temps. Ces dernières années, la productivité du secteur s’améliore de 20% par an, ce qui est prometteur.

Le moment le plus délicat sera celui quand les Etats, face à la compétitivité de l’énergie solaire par rapport aux autres énergies, réduiront, puis supprimeront les incitations financières…

(Crédits Photos: TechnoScience)

jan
23

Les valeurs solaires frappées par la crise boursière

Comme l’écrit le quotidien économique la Tribune le lundi 21 janvier, les entreprises du solaire ont vu leur valorisation en bourse fortement baissé au cours du mois de janvier, suivant la tendance baissière du marché.

Ainsi, l’indice Dow Jones énergies renouvelables européennes a baissé de 23,6% entre le 1er et le 18 janvier 2008. Parmi les plus touchés se trouvent certains fabricants de panneaux solaires, dont l’allemand Q-Cells, dont la capitalisation boursière atteint aujourd’hui 3,3 milliards d’euros, soit seulement 32% de sa valeur au 1er janvier! Au cours de la séance du vendredi 18 janvier, le cours du groupe norvégien REC, a diminué de 21,9%.

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Pourquoi?

Tout d’abord, il faut penser à la prise des bénéfices des invetisseurs. En effet, les 3 derniers aujour’dhui étaient les 3 premiers ces dernières années. Entre son introduction en Bourse en octobre 2005 et fin 2007, la valeur de l’action Q-Cells avait été multipliée par 4.

Mais cela n’est pas tout. Cette baisse traduit aussi une certaine méfiance des investisseurs, lié aux nombreuses insécurités qui caractérisent le marché du photovoltaïque. Par exemple, les investisseurs doutent du maintien du niveau généreux de subventions en Allemagne et en Espagne.La baisse dramatique du cours de REC est venue immédiatement après l’annonce du doublement de ses investissements. Les investissements élevés nécessaires dans ce secteur demande du cash, et dans le contexte actuel, ces liquidités sont moins abondantes et surtout plus chères.

De plus, la baisse récente du prix pétrole rend les énergies renouvelables mécaniquement moins compétitives.

Pour finir, la pénurie du silicum, poussant les prix vers le haut a permis à certains groupes d’avoir des marges très élevées. En 2009, le prix du silicium devrait normaliser, entraînant une baisse des prix et donc des marges. 

Certaines estiment qu’il ne s’agit que d‘une normalisation, au regard des survalorisations qui prévalaient. D’autres soulignent qu’il s’agit d’un pur "phénomène de marché’, puisque du jour au lendemain, rien de fondamental n’a changé pour ces entreprises.

jan
17

Panneaux solaires: quel impact sur l’environnement?

L’installation de panneaux solaires sur votre toit vous permettra de contribuer à la réduction de la production d’électricité de sources nucléaires ou non renouvelables, de faire des économies et de vous engager dans le développement durable.

Oui, mais l’impact des panneaux solaires sur l’environnement n’est pas nul…

En effet, leur fabrication ainsi que leur traitement à la fin de leur durée de vie doivent aussi être prises en compte, dans ce qu’on appelle "l’analyse du cycle de vie" ("life cyclus assesment" en anglais). Il s’agit, tout simplement, de mesurer les impacts sur l’environnement d’un produit depuis le début de sa fabrication jusqu’aux traitement des déchets à la fin de sa vie.

panneaux_solaires_toit.jpgPendant la production, les fabricants de modules photovoltaïques sont tenus de récupérer et recycler les effluents. Lors de son fonctionnement, le module n’a aucun impact sur l’environnement (ni bruit, ni mouvement, contrairement aux éoliennes…). Il faut cependant savoir qu‘il met entre 4 à 10 ans pour produire à son tour l’énergie consommée pour le fabriquer.

Enfin, à la fin de sa vie, toutes les composantes du panneau solaire peuvent être recyclés. A condition évidemment, que son propriétaire en prenne l’initiative…

Information importante: les modules photovoltaïques en silicum cristallins (les plus répandus) sont censés durer environ 30 ans. Exigez une garantie du constructeur, ainsi que la référence aux normes NF-CEI 61215 (pour le  silicium cristallin),  et NF-CEI  61646  (pour les  couches minces).

jan
07

Energie solaire : quel ensoleillement en France ?

On parle de plus en plus aujourd’hui de projets de construction de centrales solaires thermiques dans le Sahara ou en Israël. Il ne faut cependant surtout pas croire que seules les régions de ce type, bénéficiant de conditions d’ensoleillement extrêmes, permettent à des installations solaires d’être rentables. En particulier, les installations solaires à usage domestiques, qu’il s’agisse d’alimenter son foyer en électricité, en eau chaude, en chauffage ou tout à la fois, sont utilisables et rentables partout en Europe. J’en veux pour preuve le développement très important des installations solaires domestiques outre-Rhin, alors que l’Allemagne ne bénéficie pas d’un fort ensoleillement.  

En effet, du point de vue de son ensoleillement, l’Allemagne fait partie de la zone « Europe du Nord », la moins ensoleillée. Ainsi, l’Europe est divisée en trois zones principales du point de vue de l’ensoleillement :

-         la zone Europe du Nord incluant les îles britanniques, l’Allemagne, la Pologne, les pays Baltes, la Russie, la Scandinavie.

-         La zone Europe centrale incluant la majeure partie de la France, le Nord de l’Italie ou encore la Roumanie.

-         La zone Europe du Sud, la plus ensoleillée, incluant l’Espagne, le Portugal, l’Italie du Sud, la Grèce…

Bien entendu, le degré d’ensoleillement ne varie pas aux frontières, et plusieurs pays se trouvent à cheval sur plusieurs zones. C’est notamment le cas de la France, dont la diversité des climats se reflète dans le fait qu’elle empiète dans les 3 grandes zones d’ensoleillement européennes.

Ainsi, le Nord et le Nord-Est de la France (Nord-Pas de Calais, Lorraine, Picardie…) appartiennent à la zone Europe du Nord, caractérisée par un rayonnement solaire moyen compris entre 2,4 et 3,4kWh par jour et par m2. En terme de productivité moyenne d’une installation solaire, cela correspond à 300 à 400 kWh/ m2 et par an.

La région PACA, la Corse, le Languedoc-Roussillon et les Pyrénées se situent dans la zone Europe du Sud, et bénéficient donc d’un ensoleillement quotidien situé entre 4,4 et 5,4kWh par m2, soit pour une installation solaire une productivité moyenne annuelle comprise entre 500 à 600 kWh/ m2.

Le reste de la France métropolitaine se situe dans la zone Europe centrale, avec un rayonnement solaire quotidien compris entre 2,4 et 3,4kWh par jour et par m2, correspondant à une production annuelle de 400 à 500 kWh/ m2 de capteurs solaires.

A noter, ces chiffres sont basés sur une utilisation des installations tout au long de l’année, pas sur des installations utilisées de façon saisonnière.

Retrouvez la situation française sur cette carte issue du site Outils solaires et reproduite de l’étude « Sun In Action » menée par la Fédération Européenne de L’Industrie Solaire.

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Bilan : où que vous soyez, n’hésitez plus à envisager le solaire pour vous chauffer, plutôt que de stocker gaz et fioul pour vous prémunir des hausses de tarifs…

 

déc
25

Energie photovoltaïque: le cas particulier de la Norvège

Si la Norvège est mieux connue pour son pétrole que pour son utilisation de l’énergie photovoltaïque, ce domaine est en train de prendre de plus en plus d’importance, commen en témoigne notamment le succès de REC (Renewable Energy Corporation).

Avant de décrire la situation actuelle, je voudrais faire un petit historique de la place de l’énergie photovoltaïque en Norvège.

Vous pensez que la Norvège est trop au Nord pour pouvoir profter de l’énergie solaire? Certes, le rayonnement solaire équivaut seulement à 30 à 50% du rayonnement reçu par les pays situés au niveau de l’équateur. Il est réparti de façon très inégale sur le territoire, et son potentiel varie entre 700kWh/m2 au nord et 1100 kWH/m2 au sud. Mais, si on arrivait à exploiter l’ensemble du rayonnement solaire du pays, on pourrait produire l’équivalent de 1500 fois la consommation d’électricité annuelle…

hyttesolcelle.jpgEn 1998, avec plus de 100 000 installations photovoltaïques, la Norvège avait le nombre d’installation par habitant le plus élevé… au monde!

En effet, depuis les années 1970, les panneaux photovoltaïques ont été fréquemment utilisés pour produire de l’électricité dans les coins reculés non raccordés au réseau électrique: chalets en montagne et près de la mer, phares et installations techniques. Plus de 2000 phares de la côte norvégienne s’alimentent en énergie solaire!

fyrsolcelle.jpgAinsi, on n’a pas choisi cette énergie parce qu’elle était meilleure pour l’environnement, mais tout simplement parce qu’on pouvait difficilement faire autrement!

 (Crédits photo: NaturFritid, Kystverket)

déc
07

Chauffage solaire : le leadership d’Israël

Quels pays peuvent aujourd’hui se targuer d’être le leader actuel de l’utilisation de l’énergie et du chauffage solaire? Fait peu connu mais réel, Israël se situe en très bonne place parmi ceux-ci. L’Etat dispose notamment d’un parc de capteurs solaires photovoltaïques considérable lui permettant de produire jusqu’à 3% de sa consommation d’électricité. Un chiffre qui peut certes paraître faible, mais est colossal au regard du pourcentage d’électrcité d’origine solaire dans les autres pays développés, toujours très inférieur à 1%.

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Mais au-delà du photovoltaïque, c’est aussi dans le chauffage solaire de l’eau qu’Israël se positionne en leader. En effet, l’Etat hébreu n’a pas attendu 2007 et le Grenelle de l’environnement pour imposer des normes de construction incluant le chauffage solaire de l’eau pour les immeubles : ces mesures remontent aux années 1980.

L’expertise  et l’avance israëliennes en matière d’énergie solaire thermique ne se limitent par ailleurs pas aux seules installations résidentielles, puisque l’Etat abrite également le siège du n°1 mondial du solaire thermique industriel, Solel Solar Systems.

C’est pourquoi, lorsque j’apprends que la société israëlienne MST, dont le siège se situe dans la même ville que celui de Solel, propose d’nstaller 16 centrales solaires photovoltaïques d’une capacité d’1 GWh, je me dis qu’il est bien dommage qu’Israël ne fasse parler de lui qu’au travers de ses relations conflictuelles avec ses voisins quand il pourrait s’imposer comme modèle pour l’utilisation de l’énergie solaire, fait ignoré du plus grand nombre…

déc
06

Chauffage solaire en Tunisie : un objectif ambitieux

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Tunis accueillait, du 18 au 20 novembre derniers, la troisième édition  de la conférence sur la "solidarité internationale pour des stratégies face aux changements climatiques dans les régions africaines et méditerranéennes" : une nouvelle occasion pour les pays du Maghreb d’affirmer leur volonté de participer au développement de la filière solaire thermique, voie dans laquelle le Maroc s’est déjà engagé, avec l’aide de l’ADEME.

Loin d’être en reste, la Tunisie a annoncé par le truchement de son premier ministre Afif Chelbi s’être fixé pour objectif la mise en service de 500000m2 de panneaux solaires d’ici à 2009. Un objectif ambitieux… mais pas déconnecté de la réalité pour autant, puisque pas moins de 60000m2 de capteurs ont d’ores et déjà été installés en 2007, et 35000 l’année précédente. Avec une telle montée en rythme, le temps où la Tunisie pourra se targuer d’une position de leader dans le développement des énergies renouvelables et particulièrement celui des chauffe-eau solaires et du froid solaire ne paraît pas si éloigné… Et ce d’autant plus que cet effort colossal se double d’un effort de recherche concernant à la fois les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Cette recherche s’est révérée particulièrement porteuse dans ce dernier domaine, puisque, chose rarissime, la Tunisie est parvenue à découpler la croissance du PIB et celle de la consommation d’énergie, avec un abaissement de l’intensité énergétique de son activité de 2% en 3 ans…

Et si l’avenir du Maghreb était solaire?

 

déc
03

Les communes de France s’impliquent dans le développement des énergies renouvelables

Le Championnat de France Energies renouvelables organisé chaque année à l’initiative du Comité de liaison énergies renouvelables vise à récompenser les communes les plus impliquées dans la promotion et l’utilisation des énergies renouvelables. Cette année, plus d’une centaine de communes y ont participé, 112 exactement contre 72 l’an passé. Le Championnat est soutenu par différents partenaires : l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie ou ADEME, qui a pour mission de faciliter les opérations visant la protection de l’environnement et la maîtrise de l’énergie, la Fondation Nicolas Hulot qui s’occupe de promouvoir une plus grande éducation environnementale et l’Association des maires de France.
 
Le classement se base sur un ratio nombre d’habitants/puissance installée. Trois grandes catégories d’énergies renouvelables sont au programme.
 
-         Pour le solaire thermique, un poids plume de 52 habitants, la commune de Rupt-Devant-Saint-Mihiel (Meuse) s’est distinguée grâce à ses 15 m2 de panneaux solaires thermiques. La ville de Montmélian dans la catégorie 2000 à 50 000 habitants possède 1.273 m2 de panneaux et enfin la ville de Chambery en Savoie pour les villes de plus de 50.000 habitants avec ses 2.840 m2 de panneaux.
          
-         Pour le solaire photovoltaïque, la commune des Ilhes dans l’Aude avec 57 habitants, est lauréate avec une puissance fournie de 31,5 kilowatt crête (kWc). Deux communes antillaises ensuite ont été primées : Sainte-Anne, avec 4.901 habitants pour 196 kWc en Guadeloupe, et Fort-de-France en Martinique avec une puissance de 556 kWc.
          

-         Enfin dans la catégorie du bois énergie, la commune de Felletin dans la Creuse affiche 6.346 kW de production grâce à un système innovant de raccordement, et la ville de Vénissieux qui possède une chaudière de 12.000 kW pour 56 000 habitants.

La ville de Besançon a gagné le prix spécial qui récompense la commune s’étant investie dans les trois types d’énergies à la fois. Pour le solaire thermique, elle affiche 636 m2 de panneaux, côté photovoltaïque, 52,3 kWc de puissance et elle produit enfin plus de 7.350 kW en bois énergie.

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