jan
04

Energie solaire : l’INES met au point un banc d’essai pour le solaire thermique

 

INES.jpgL’Institut National de l’Energie Solaire (INES) est véritablement sur tous les fronts : en plus de proposer, via l’association INES Education, des formations aux professionnels du solaire en France (voir l’article du 1er janvier), l’INES vient également d’accueillir un nouveau système de test des équipements solaires thermiques permettant de réaliser un banc d’essai de leurs performances.
 
Fruit d’une collaboration entre le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et le Centre National de Recherchesavoie technolac.jpg Scientifique (CNRS) et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), celui-ci est installé dans un bâtiment en Savoie. Il devrait permettre d’obtenir des évaluations des performances des systèmes solaires combinés d’une part (produisant à la fois de l’eau chaude et du chauffage), et de l’autre les systèmes utilisant des capteurs solaires thermiques pour générer du froid.
 
Grâce à un système semi-réel, semi virtuel combinant éléments de systèmes solaires thermiques et simulations numériques detinées à reproduire les conditions de leur environnement (notamment la luminosité, à laquelle ces systèmes sont particulièrement sensibles), on pourra donc désormais évaluer avec une certaine précision les performances des combinés solaires eau chaude sanitaire/chauffage. Voilà donc un outil qui devrait être utile aux industriels proposant ces types de système, puisqu’il devrait leur permettre de disposer de mesures de performance plus fiables afin d’optimiser les systèmes qu’ils développent. Un dispositif qui sera sans doute également apprécié des professionnels chargés du contrôle de qualité et de performance pour l’attribution des labels tel que SolarKeymark.
 
 
 
 
 
 
 
Et qui, finalement, vous permettra de disposer d’équipements plus performants pour un maximum d’économies d’énergie.

 

jan
02

Le premier bus roulant au photovoltaïque en Australie

Vous connaissez certainement les voitures électriques,  mais vous n’avez certainement jamais voyagé en bus photovoltaïque! Si vous souhaitez tenter l’expérience, rendez-vous à Adélaïde, en Australie.

Adelaide.pngDans cette ville d’Australie méridionale, la société néo-zélandaise Designline International, a mis en marche un bus électrique qui se recharge uniquement sur une centrale photovoltaïque. Cette entreprise est spécialisée dans la production de bus innovants.

Le bus a été baptisé Tindo, qui signifie soleil pour les Aborigènes. Tindo accueille 45 personnes et a une autonomie de 200km. La centrale qui l’alimente produit annuellement 70 000 Kwh.

La  construction de la centrale photovoltaïque a été soutenue par BP Solar. Aux autres compagnies pétrolières de suivre…

La ville d’Adelaïde mise fortement sur le développement des énergies renouvelable et sur la prise de conscience de ses habitants. Ainsi, le 17 février, elle organise son "Green City Festival" (Festival de la Ville Verte). A cette occasion, les citoyens pourront découvrir un mode de vie et une consommation plus responsable, et goûter des produits issus de l’agriculture biologique. Pour en savoir plus, consultez le site de la ville d’Adelaïde.

BusSolaire.png

 (Crédits photos: Avem)

jan
01

L’Inde mise sur l’énergie solaire

Energie solaire: Je vous écrivais la semaine dernière sur les chasseuses de soleil du Rajasthan. Il ne s’agit pas d’une manifestation isolée de la montée en puissance de l’énergie solaire en Inde. Au contraire, de nombreuses initiatives naissent en ce moment dans la plus grande démocratie au monde.

solarpoweredstreetlight.pngAinsi, l‘exposition nationale sur la science pour les enfants, organisée à Pondichéry (Puducherry) mettait l’accent sur les énergies renouvelables. Les enfants participants, originaires de différentes parties du pays, ont pu partager leurs idées et créer des modèles sur l’application de l’énergie solaire dans la vie quotidienne. A cette occasion, K. A. Ruganaathan, a insisté sur la possibilité d’exploiter l’énergie solaire dans les espaces publics, par exemple pour faire des lampadaires solaires. La lampadaire fonctionne pendant 12 heures, avec un système automatique de mise en marche. (voir photo ci-jointe)

Il souhaite transmettre le message que l’on peut exploiter l’énergie solaire à un coût accessible à une grande partie de la population. M. Ragunaathan promeut les énergies renouvelables auprès de la Confédération Indienne de l’Industrie et de la Commission au Plan de l’Etat.

Plusieurs articles sur les énergies renouvelables en Inde vont suivre…

Pour en savoir plus: lire l’article du journal The Hindu.

(Crédits photo: The Hindu.)

déc
27

Energie photovoltaïque: le potentiel de l’Afrique confronté au manque de moyens

AngolaCarte.pngSi le photovoltaïque peut avoir une utilité dans les pays d’Europe, son potentiel est énorme en Afrique. Cependant, sur ce continent, le manque de moyens et de compétences freinent son développement. Ces pays dépendent donc en partie de transferts de technologie.

angoladrapeau.pngAinsi, l’Angola va introduire des technologies et équipements chinois en matière d’énergie solaire. Il s’agirait d’installations de bon marché et de bonne qualité, d’après les communiqués officiels. Une délégation angolaise a séjourné en Chine pour étudier le marché des équipements solaires.

Après 27 ans de guerre civile, qui s’est achevée il y a 5 ans seulement, les infrastuctures de l’Angola sont en mauvais état et les coupures d’électricité sont fréquentes. Sa croissance économique est très élevée (la plus élevée en Afrique), avec 26% en 2006. La production de petrole (1,6 millions de barils par jour en 2006) joue un rôle central dans son économie.

Les équipements solaires chinois seront utilisés dans la province d’Uige, dans le nord du pays, dans le cadre d’un programme d’amélioration des conditions de vie des habitants.

Je n’ai maheureusement pas réussi à trouver plus d’informations sur la quantité d’électricité ainsi produite, ni de détails sur le type d’installation solaires et le calendrier de leur mise en place… Il m’est donc difficile d’évaluer la portée réelle de ce projet solaire.

Encore une fois, on observe la volonté de la Chine d’augmenter son influence dans les pays africains, et particulièrement ceux riches en matières premières.

(Crédits photos: Wikipedia

déc
26

Chauffe eau solaires : Grenoble à la pointe

Bien avant qu’on ne commence à parler de Grenelle de l’environnement, l’efficacité énergétique du bâtiment et la promotion de l’utilisation de sources d’énergie renouvelables, dont les chauffe eau solaires, faisaient déjà parties de l’agenda de l’Union Européenne. En 2003, celle-ci avait lancé le programme Concerto, visant à favoriser les économies d’énergie dans le bâtiment et via des projets d’urbanisme.

Les objectifs de ce programme seront bientôt concrétisés dans un projet d’urbanisme concernant le quartier De Bonne, à Grenoble. Un grand plan d’aménagement du quartier prévoit ainsi la création d’une école, de logements étudiants, d’une maison de retraite médicalisée ainsi que d’un hôtel, d’un parc commercial et d’une piscine, soit au total quelque 850 logements neufs.

Ceux-ci sont conçus dans un souci d’exemplarité du point de vue de leur consommation d’énergie. Parmi les dispositifs mis en place, isolation performante, chauffage solaire passif par l’orientation des balcons, toitures et loggias, terrasses végétales, vitrages (avec lames d’argon intégrées), et j’en passe… Bref, toute l’artillerie des concepteurs de bâtiments écologiques et économes est ici déployée, pour atteindre les meilleures performances énergétiques : une consommation de 50kWh/m2/an, 10 pour les espaces communs. Des efforts particuliers sont mis en oeuvre pour limiter la consommation d’énergie liée au chauffage de l’eau. En particulier, 1,5m2 de capteurs solaires thermiques par logement devrait permettre le chauffage de l’eau sanitaire grâce à des chauffe-eau solaires collectifs.

Un projet apparemment exemplaire… Je me pose cependant une question : quid du chauffage de l’eau de la piscine? Solaire, lui aussi?

déc
18

Energie solaire: la surchauffe en Bourse?

Les valeurs de l’énergie solaire, comme celles de l’éolien, connaissent actuellement des valorisations très élevées en Bourse.

Regardons de plus les plus grandes entreprises du photovoltaïque et du solaire cotées en Bourse.

coursBourse.pngLes sociétés américaines Evergreen Solar Inc (ESLR), First Solar Inc (FSLR)et Sunpower Corporation (SPWR) ont toutes vues leur cours de Bourse augmenter très fortement en 2007, puisque leurs cours se sont appréciés respectivement de 70,9%, 623,5% et 225,8% (du 1er janvier au 30 novembre 2007). Ces trois sociétés sont positionnées sur le segment du photovoltaïque, mais leurs performances en Bourse sont certainement liées à leur technologie unique et leurs coûts réduits par rapport aux autres producteurs de photovoltaïque.

EvergreenLogo.pngFirstSolarLogo.pngSunPowerLogo.pngAinsi, Evergreen Solar possède une technique unique qui lui permet de faire du photovoltaïque sous forme de ruban plutôt que de cellules. Par conséquent, elle a besoin de moins de silicium, ce qui réduit les coûts. First Solar produit un film solaire peu coûteux, et Sunpower Corporation est la plus efficace sur le marché.

RECCours.pngLe norvégien REC, présent sur toute la chaîne de valeur du photovoltaïque, a vu son cours baisser de 10% le dernier mois, mais sur l’année, son cours a augmenté de 130,7%.

L’ensemble des valeurs solaires cotées en Bourse font donc beaucoup mieux que les indices de référence tels que le Dow Jones et le Nasdaq, qui sur l’année ont monté de 6,6% et 10,3%…

Si ont regarde les multiples (valorisation en bourse par rapport aux résultats réels de la société), on observe qu’ils sont également très élevés. Ainsi, le Price Earning Ratio (capitalisation boursière/ résultat net) de REC est de 546!…

(Crédits photos : DN, WallStreetJournal )

déc
17

Chauffage solaire : Conergy jette l’éponge

On nous le dit, on nous le répète : les énergies renouvelables connaissent actuellement un boom sans précédent, et leur potentiel ne cesse d’augmenter. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes, qui se branche sur des éoliennes et des cellules photovoltaïques, roule à bicyclette, et se chauffe, cela va sans dire, au solaire thermique et à la géothermie.

Face à cela, un constat, simple, qui vient ternir ce tableau si vert : l’annonce faite la semaine dernière par le spécialiste des énergies renouvelables outre-Rhin, Conergy, de la suppression de 500 emplois. 500, soit environ un tiers des effectifs de la société, qui comptait quelque 1480 salariés fin 2006.

conergy_logo.jpg

Les raisons de ce retournement brutal? La révision à la baisse des prévisions de chiffre d’affaires de Conergy. Celle-ci n’atteindra pas son objectif 2007, fixé à un milliard d’euros, et pourrait voir le montant de ses pertes opérationnelles exploser et atteindre entre 150 et 200 millions d’euros. Des annonces de mauvais augure qui n’auront pas échappé à la bourse : le titre Conergy a plongé de plus de 18% le 12 décembre.

Pour faire face à cette situation, Conergy a choisi de recentrer son activité sur un coeur de métier : la production d’électricité, grâce au solaire photovoltaïque et à l’énergie éolienne. En d’autres termes, la société allemande a décidé de se séparer de ses activités de géothermie et de chauffage solaire, qui employaient environ une centaine de salariés.

Je m’interroge sur la signification de ces résultats : quelle gravité leur imputer? Conergy et ses actionnaires ont-ils simplement eu les yeux plus grands que le ventre en surestimant le potentiel de croissance des renouvelables? S’agit-il d’une stratégie de diversification ratée entre photovoltaïque, solaire thermique et géothermie? Faut-il y voir un effet de la concurrence avec la Chine où le développement des technologies propres est rapide – et se fait parfois, comme je l’avais précédemment évoqué, avec le concours d’experts de firmes allemandes? Ou existe-t-il d’autres causes, moins visibles, plus profondes, qui affecteraient le marché des éergies renouvelables en Europe dans son ensemble? Difficile, pour le moment, de répondre à cette question. En revanche, c’est d’un oeil attentif que j’observerai l’évolution future des résultats de Conergy et de ses concurrents.

déc
14

Energie solaire: le choix des habitants de Bras-Panon (île de la Réunion)

BrasPanon.JPGAprès les communes réunionaises du Port et de Sainte-Suzanne, celle de Bras-Panon a également décidé de privilégier l’énergie solaire et les énergies renouvelables en général. Cette commune de l’Ile de la Réunion souhaite, comme San Francisco, devenir une ville solaire.

Fait original, il s’agit de l‘aboutissement des souhaits exprimés par la population dans une étude sociologique en 2001.

Une école de cette commune est déjà équipée en panneaux photovoltaïques, et la Mairie envisagerait d’équiper également les bâtiments municipaux. L’engagement des communes et de ses habitants est essentiel pour la mise en place de politiques énergétiques à l’échelle locale, et semble jouer un rôle important pour donner l’impulsion à ce genre de démarches.

ARER.pngComme les deux autres communes réunionnaises déjà concernés, Bras-Panon a signé une convention avec l’ARER (Agence Régionale de l’Energie Réunion). Une permanence de cette agence s’installera à la mairie. Cette agence, association de loi 1901, s’est fixée comme objectifs principaux la réduction la consommation d’énergie, l’utilisation des ressources renouvelables et la préservation des ressources énergétiques.

La décision de la ville de Bras-Panon s’inscrit dans l’objectif ambitieux proposé par le Conseil Régional: de l’île: « l’autonomie en énergie propre et renouvelable pour l’île de la Réunion ». Ce Conseil Régional, précurseur, a constamment, depuis 1999 expliqué et favorisé le développement durable. Il semble que cela ait conduit à une large prise de conscience, touchant la majorité des habitants de l’île.

(Crédits photos: ARER)

déc
13

Photovoltaïque: comment transformer San Francisco en Ville Solaire?

sanfrancisco.jpgS’inscrivant dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique, la ville de San Francisco affiche des objectifs ambitieux pour le photovoltaïque. Elle voudrait en effet devenir la "Solar City", et s’imposer comme un exemple en matière d’environnement à l’échelle nationale et internationale.

J’écris bien "affiche" et "voudrait", car pour l’instant, peu à été fait pour les énergies renouvelables dans cette ville californienne.

En effet, pour une consommation totale d’électricité de 950 mégawatts, seulements 5 mégawatts proviennent d’installations photovoltaïques. En 2001, la Ville s’est fixé un objectif de 10 000 toits équipés d’énergie solaire en 2010; seulement 600 ont été atteints à ce jour…

Le collectif "San Francisco Solar Task Force", qui réunit associations, syndicats, collectivités locales et entreprises d’énergie solaire, fait de son mieux pour impulser une accélération de la production d’énergie solaire dans la ville. Le collectif travaille notamment avec les autorités de régulation des constructions, afin d’alléger les procédures administratives liées au solaire. Elle a aussi contribué à la mise en place d’un portail Internet qui permet aux habitants de San Francisco d’évaluer le potentiel énergétique de leur maison.

Malgré ces efforts, le coût élevé des installations solaires constitue un obstacle majeur. Réponse du collectif: une proposition de programme incitatif financier, qui serait le programme le plus ambitieux aux Etats-Unis. Il a déjà été testé au niveau de la Californie, où on compte désormais 32 000 installations solaires.

Il ne reste plus qu’à attendre la décision des autorités politiques locales…

Pour en savoir plus; article sur SFGATE

(Crédits photos: Reisefotos)

déc
12

Energie photovoltaïque: nouveau contrat de 500 millions d’euros pour REC

wafer.jpegEnergie photovoltaïque: l’entreprise norvégienne Renewable Energy Corporation (REC) vient d’annoncer qu’elle a remporté un contrat de 500 millions d’euros (4 milliards de couronnes norvégiennes) pour la fournitures de lingots de silicum multicristallins ("wafers", voire photo ci-contre) au néerlandais Solland Solar Energy. Les marchés financiers ont bien accueilli cette nouvelle, puisque le cours de Bourse de REC a augmenté de 1,49%.

 

REClogo.pngREC était déjà lié par un contrat d’approvisionnement avec Solland (depuis 2005); le nouveau contrat remplace celui-ci et étend leur collaboration. L’accord est valable jusqu’en 2015. L’obtention de contrats sur le long terme pour une partie de leur production de "wafers" s’inscrit dans la stratégie de REC.

SullandLogo.pngDe son côté, la société Solland Solar Energy fabrique uniquement des cellules photovoltaïques et recherche donc activement des contrats d’approvisionnement avec les fabriquants de "wafers" et de modules solaires. Le contrat avec REC définit les prix et volumes de l’échange, les paiements seront effectués au fur et à mesure des livraisons. Les prix sont comparables à ceux des contrats antérieurs signés entre les deux sociétés.

L’ambition de Solland est de devenir un leader à l’échelle mondiale sur le segment des cellules solaires, et mise sur une croisssance élevée dans les prochaines années. Il s’agit en réalité d’une entreprise germano-néerlandaise avec des filiales en Allemagne et aux Pays-Bas. Son unité de production de cellules solaires est située dans la zone Avantis, une zone industrielle créée par l’UE, entre Heerlen (Pays-Bas) et Aachen (Allemagne). C’est donc une vraie entreprise européenne.

(Crédits photos: Solland, REC, Schott)