nov
30

Chauffage solaire : bientôt des capteurs invisibles?

Innovation, encore et toujours cette semaine : cette fois-ci, il s’agit d’une entreprise de… toitures (offrant déjà, notons-le tout de même, une gamme de capteurs photovoltaïques discrets), ou plutôt du n°1 mondial du zinc de construction, Rheinzink, et non d’un spécialiste du solaire thermique, qui propose un nouveau produit innovant puisqu’il s’agit de rien moins qu’un capteur thermosolaire… invisible!

Exagérations et science-fiction mises à part,  les capteurs solaires présentés début novembre par Rheinzink lors du salon Batimat, qui se lance avec ce système baptisé "Quick Step Thermo-Solaire" dans le solaire thermique, sont en effet plutôt discrets : conçus en zinc-titane, le matériau de prédilection de cette société française, et non vitrés comme le sont d’ordinaire les capteurs solaires, ils peuvent être revêtus d’une couche couleur ardoise ou claire afin de moins déparer dans le paysage. Autre avantage : leur installation est simple ; elle ne requiert notamment pas de soudure. Et enfin, en combinant ces capteurs avec certains types de pompe à chaleur, il serait possible de les utiliser pour se chauffer même la nuit ou par temps couvert. De là au miracle, il n’y aurait donc, semble-t-il, qu’un pas.

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La fin du problème esthétique lié à l’installation de capteurs solaires sur le toit de son habitation? On peut certes l’espérer. Je vois, néanmoins, deux inconvénients possibles qui pouvant nuire au développement massif de ce système séduisant : j’ignore encore dans quelle mesure il est compatible avec les pompes à chaleur existante. A creuser. Par ailleurs, d’après WoodSurfer, il ne permettrait pas de porter la température de l’eau chaude sanitaire au-delà de 35°C; son utilité concernerait donc essentiellement le chauffage solaire et moins le chauffage d’eau sanitaire… ce qui lui donne tout de même, il faut l’avouer, un potentiel d’économie d’énergie non négligeable. D’autant plus que d’après la brochure du produit diffusée par Rheinzink, son rendement serait excellent pour chauffer des piscines. Un produit à surveiller, assurément.

(Crédits photo : Rheinzink)

nov
30

La France se met au soleil :

soleil du 30.jpgÉnergie propre plus ou moins valorisée selon les pays, l’énergie solaire est depuis 2006 une activité dont le développement est encouragé en France.
 
Le marché du solaire Français en volume représente aujourd’hui un peu plus de 30 mégawatts. Il a doublé au cours de l’année 2006, notamment du fait de la revalorisation du tarif d’achat.
 
Quel est le principe ?
 
Electricité de France a l’obligation de racheter aux entreprises ou particuliers l’électricité produite à partir de sources renouvelables, principalement l’énergie solaire, à un prix 5 à 6 fois supérieur au prix de l’électricité fournie par les centrales nucléaires. En revanche, le propriétaire des installations solaires continue de payer son électricité à EDF. De son coté EDF fournit cette énergie renouvelables à des particuliers ou collectivités désireux de consommer tout en respectant l’environnement. Ces derniers, grâce à un système de « permis verts », ont la garantie qu’une part de l’électricité qu’ils consomment est issue de sources renouvelables, ce moyennement un léger surcoût.
 
Les avancées technologiques qui ont permis de faire baisser progressivement le coût des modules solaires ainsi que le crédit d’impôt de 50% voté dans la loi de finance de 2006 pour les particuliers qui veulent investir dans cette technologie ont également joué un rôle dans ce soudain engouement pour l’énergie solaire. Enfin, last but not least, les fortes augmentations des prix du fioul domestique et du gaz ont incités les particuliers à se tourner vers d’autres formes d’énergie.
 
A suivre…

 

nov
30

Chauffage solaire: quelles aides?

Comme pour l’installation de panneaux solaires photovoltaïques, vous bénéficierez d’incitations financières si vous voulez équiper votre maison d’un chauffe-eau solaire. Petit aperçu pour vous aider à passer à l’acte.

chauffee_eau_solaire.jpgLe crédit d’impôt pour les équipements tels que le chauffe-eau solaire est de 50% pour les dépenses effectuées entre janvier 2006 et décembre 2009 dans les habitations principales. De plus, la TVA réduite (à 5,5%) s’applique aux travaux de pose des équipements.

En ce qui concerne l’eau chaude solaire dans le collectif, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) apporte, pour effectuer un prédiagnostic par un professionnel du solaire, une aide de 70% du montant de la prestation (montant plafoné).

Pour finir, tout comme les installations de panneaux photovoltaïques, l’installation d’un chauffe-eau solaire peut conduire à l’obtention de certificats d’économie d’énergie, qui donnent droit à des aides des fournisseurs d’énergie.

Et pourquoi installer un chauffe-eau solaire?

Surtout pour réduire sa consommation d’électricté. Selon la situation géographique de votre maison et la taille des installations, un système de chauffage solaire vous permettra d’économiser entre 50% (à Marseille par exemple) et 30% (Alsace) de votre facture d’électricité habituelle.

 Pour en savoir plus, et pour vous orienter si vous envisager de vous engagez dans cette démarche, je vous conseille de consulter le Guide Pratique de l’ADEME, très complet et utile.

Voici les principaux conseils de L’ADEME:
• achetez  un ensemble complet (capteur, circulateur, régulateur, ballon de stockage, liquide caloporteur, etc.) issu d’un catalogue de marque :
• adressez-vous à un fournisseur unique
• choisissez des équipements certifiés (selon les dispositions fiscales en vigueur) ;
• faîtes installer votre chauffage solaire par un professionnel qualifié.

Consultez également les articles de Julien Congretel sur le blog Chauffage Solaire, ils sont excellents!

(Source: Usine Nouvelle n° 3070, semaine du 27 septembre au 3 octobre 2007, crédits photo: NeolEnergie)

nov
29

Energie solaire: le prince des Emirats Arabes Unis sponsorise des îles solaires suisses à Dubaï!

Le titre vous surprend? Et bien, il s’agit clairement d’une idée assez farfelue: des scientifiques suisses vont construire une centrale solaire "révolutionnaire" à Dubaï, qui se manifestera par l’apparition d’îles artificielles en mer.

ilesolaire.jpgLe projet, baptisé "l’île solaire", repose sur un système de miroirs, qui, installés en mer, transforment l’eau en vapeur, créant ainsi de l’électricité. Comme l’explique le scientifique suisse Thomas Hinderling, directeur du centre suisse d’électronique et de microtechnique de Neuchâtel, et initiateur du projet: "On va convertir l’énergie et la chaleur du soleil en électricité en transformant, à très haute température, l’eau en vapeur."

Pour l’instant, ce projet est testé sur terre, au milieu du désert, à 100km de Dubaï. Les miroirs utilisés sont évidemment beaucoup moins chers que les panneaux photovoltaïques, d’où l’intérêt de cette initiative. La construction du prototype en mer devrait aboutir fin 2008. Chaque "île solaire" devrait faire 3 km de diamètre!

Le choix de Dubaï s’est fait pour des raisons évidentes: le soleil y tape 3 fois plus fort qu’en France. Ces îles artificielles devraient générer autant d’électricité que la plus grande centrale nucléaire suisse.

Le cheikh Saus bin Saqr al-Qasimi, prince des Emirats Arabes Unis, justifie son choix de sponsor de la manière suivante: «Nous avons du pétrole depuis des siècles, mais ça ne durera pas éternellement. Le soleil, lui, sera toujours là. Donc si nous développons cette énergie, c’est un nouveau potentiel, quasi infini, qui s’offre à notre pays.»

Ce projet solaire semble en effet très prometteur, d’autant plus que les Emirats Arabes Unis ont un potentiel important grâce à l’intensité du rayonnement soalire. On peut cependant se poser des questions sur l’impact que de telles îles solaires artificielles pourraient avoir pour le traffic des navires ou sur la faune aquatique…

(Crédits photos, source: LeMatinOnline)

nov
29

Une centrale solaire au cœur de Paris :

Le mot « centrale énergétique » ne recueille pas toujours les hourras de la foule ; il évoque par ricochet un danger du fait des accidents dramatiques survenus sur les trente dernières années. Mais lorsqu’il s’agit d’une centrale solaire, le danger est beaucoup moins présent et il est probable que nous en verrons se développer de plus en plus dans nos villes, à l’image du projet innovant lancé par la société Solareo.

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Bureau d’études solaires implanté dans l’ouest parisien, Solareo projette en partenariat avec la Mairie de Paris d’implanter la plus grande centrale solaire photovoltaïque jamais installée en milieu urbain. Cette installation devrait recouvrir une halle du 18ème arrondissement de Paris, la ZAC Pajol, de 3300 m² de panneaux solaires et 200 m² de capteurs thermiques. Le coût de l’opération est chiffré à 2,5 millions d’euros.

 
Cette centrale devrait produire 380 MWh/an selon les prévisions du bureau d’étude, qui seront revendus sur le marché. L’avantage de la proximité du centre de production avec les lieux de consommation réside dans de moindres pertes de distribution. De plus, le projet prévoit une intégration architecturale séduisante pour le maintien d’un haut standing dans la capitale.
 
Solareo réalise des études pour les entreprises, collectivités et particuliers, en assurant la maîtrise d’œuvre et le suivi des performances de A à Z Il se charge de chiffrer les investissements et les économies d’énergie potentiellement réalisables, sélectionner l’entreprise de pose et le type de matériel, prendre en charge les demandes de subventions, etc.
 
Voir aussi :
 

 

nov
29

Qualisol : la garantie de qualité du chauffage solaire

qualisol logo.jpg

Parmi les facteurs récemment avancés comme étant potentiellement responsables de la croissance maussade du marché des chauffe-eau solaires en 2006, que j’évoquais il y a peu, le manque d’homogénéité des produits en terme de performance figurait en bonne place. Cependant, cette constatation ne doit pas faire ignorer les énormes progrès effectués dans le domaine au cours des dernières années.

Sensibilisée à la question dès la fin des années 1990, l’Agence française du Développement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) a souhaité y apporter une première réponse à travers son "plan soleil" de 1999. Elaboré pour la période 2000-2006, celui-ci visait à développer la filière du solaire thermique pour l’intégrer comme un élément à part entière du bouquet énergétique français, dont la nécessité de diversification apparaissait de plus en plus évidente. Ce plan comportait 3 volets principaux :

- un référencement du matériel solaire thermique afin de résoudre le problème d’hétérogénéité de la qualité des équipements

- des aides financières aux particuliers faisant le choix d’investir dans le solaire thermique

- enfin, la formation des installateurs de chauffe-eau solaires et de systèmes solaires combinés (SSC, c’est-à-dire combinant le chauffage solaire et le chauffage de l’eau sanitaire) de manière à professionnaliser la filière. Cette professionnalisation s’est faite par le biais du lancement de l’appellation Qualisol, label de qualité attestant  de la compétence des entreprises d’installation de matériel solaire thermique.

Ce dernier point fut une réussite, puisqu’aujourd’hui, plus de 11500 installateurs sont ainsi estampillés du label Qualisol, et se sont donc volontairement engagés à adhérer à la charte de qualité reprenant les exigences à respecter pour pouvoir se voir octroyer le label par Qualit’Enr. Le respect de ces engagements est contrôlé par des audits permettant d’évaluer la qualité des installations mises à disposition des particuliers. Le problème de qualité étant toujours cité par les professionnels, il reste visiblement à perfectionner, mais il est cependant indéniable que le dispositif lancé par l’ADEME constitue une garantie importante de qualité des systèmes de chauffage solaire. Et à n’en pas douter au vu des engagements pris sur la performance énergétique des bâtiments au cours du Grenelle de l’environnement, la professionnalisation du secteur de l’installation de matériel solaire devrait encore progresser de manière notable.

nov
28

Complémentarité de Suez et Total dans la filière photovoltaïque

Le soleil nous envoie en une heure quasiment autant d’énergie que l’humanité consomme en une année : il y a de bonnes raisons pour être optimistes au sujet du maintien des capacités productives de nos entreprises, surtout quand deux acteurs tels que Suez et Total décident d’investir d’avantage dans la filière photovoltaïque.

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L’usine commune aux deux groupes implantée en Belgique, Photovoltech, va prochainement entrer dans le nombre restreint des boites ayant pour activité la transformation de silicium. Pour l’instant, neuf acteurs dominent le marché : les japonais Mitsubishi et Tokuyama, l’allemand Wacker, le norvégien Rec et les américains Hemlock et Me-Mc. Cette activité est stratégique car malgré les innovations technologiques attendues dans le domaine de l’énergie solaire, le silicum reste la composante de base de la majorité des modules sur le marché. La filière solaire doit donc faire face à une concurrence sur la matière première avec l’industrie électronique elle aussi très consommatrice de silicum.

Christophe de Margerie et Gérard Mestrallet ont mis en avant la complémentarité de leurs activités :
-          Total disposant d’une grande expertise dans la chimie lourde envisage d’acheter du silicium non purifié directement aux producteurs (Kazakhstan par exemple)

-          Suez, veut mettre à profit ses talents d’électricien pour développer une activité d’installation et commercialisation de panneaux solaires.

Epia, l’association des entreprises du photovoltaïque au niveau européen dit constater une tendance au renforcement de la verticalité dans la filière. Bien que la France ait décidé d’inciter au renforcement de la filière solaire en 2006, sur 3418 mégawatts de puissance solaire installée cumulée en Europe, plus de 3000 le sont par les Allemands.

nov
28

Piscines : le miracle du chauffage solaire

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Les conditions d’ensoleillement du Sud de la France prédisposent cette région à l’utilisation de chauffe-eau solaires, et ce pour au moins deux raisons. La premières est évidente et tient au potentiel de  performances plus élevé des systèmes de chauffage solaire sous ces latitudes. La deuxième ? C’est un effet indirect de la première : ces mêmes conditions d’ensoleillement qui favorisent les performances des chauffe-eau solaires sont aussi la condition d’existence d’une application particulière de ces systèmes : j’entends par là le chauffage de piscines au moyen de l’utilisation de l’énergie solaire.

 

Car bien que je vous aie jusqu’à présent plutôt parlé de systèmes destinés au chauffage de l’eau chaude sanitaire, le chauffage des piscines constitue un débouché non négligeable de l’industrie du solaire thermique… et on le comprend bien lorsque l’on sait que les avantages des systèmes de chauffage solaires des piscines sont indubitables : par rapport à un chauffage conventionnel, elle permet d’économiser grandement sur une facture d’énergie sans cesse plus élevée et sans générer de pollution. Par ailleurs, équiper d’un système de chauffage solaire une piscine non chauffée auparavant, en plus de permettre l’obtention d’une température plus élevée et plus agréable, va également considérablement allonger la durée d’utilisation annuelle de la piscine, qui se situe généralement autour de 4 semaines, soit une portion restreinte de la période estivale.

 

Le solaire se prête particulièrement bien au chauffage d’une piscine, plus encore qu’au chauffage d’eau sanitaire. En effet, il s’agit de chauffer d’importants volumes d’eau à une température faible, conditions dans lesquelles le rendement des systèmes de chauffage thermosolaires domestiques est optimal.

 

Le fonctionnement en est simple et similaire à celui d’un chauffe-eau solaire classique, déjà décrit dans ces pages : une pompe reliée à des capteurs de températures aspirera l’eau de la piscine pour la faire circuler à travers les capteurs dès que la température de ceux-ci dépasse celle de la piscine. L’eau y retourne immédiatement après son passage dans les capteurs.

 

Le matériel nécessaire est également moins complexe que celui utilisé dans le cas du chauffage d’eau sanitaire. Ni vitrés, ni thermiquement isolés, les capteurs solaires de chauffage de piscine sont moins coûteux, et il n’est pas impératif de les monter sur un toit : ils peuvent simplement êtres posés au sol.

 

Plusieurs types d’équipement sont disponibles, sur lesquels nous reviendrons ultérieurement, mais on estime en général que la surface des capteurs doit représenter de 50 à 60% de la surface de la piscine dans la moitié Nord de la France, et moins de 50% (jusqu’à 25%) dans la moitié Sud (Source : outilssolaires.com). De même, si le prix du mètre carré de capteurs varie selon les modèles et les fabricants, on peut globalement estimer leur coût autour d’une centaine d’euros par mètre carré, à quoi s’ajoute le coût du système de transfert, dont la pompe : un montant rapidement amorti si on le compare à la consommation d’énergie nécessaire pour obtenir les mêmes performances en utilisant un système de chauffage conventionnel… Je serais donc curieux de voir l’effet sur les ventes de systèmes de chauffage solaire pour piscine d’un été 2008 qui pourra difficilement ne pas être meilleur que son prédécesseur !

(Crédits photo : Curtisolar Energie)

 
nov
28

Cellule photovoltaïque: les promesses de Nanosolar

Cellule photovoltaïque: Comment réduire le coût de l’énergie photovoltaïque et la rendre accessible au plus grand nombre?

nanosolar.pngL’entreprise californienne Nanosolar semble s’approcher d’une solution. Soutenue par de nombreux "venture capitalists" y compris les fondateurs de Google, cette société se donne pour ambition de créer un support qui rendrait le photovoltaïque accessible à tous.

Ainsi, au lieu d’utiliser du silicium, très coûteux, pour créer des anneaux solaires rigides et chers, Nanosolar a développé une encre spéciale, imprimée sur un film très mince. Les bandes flexibles ainsi produites, baptisées "PowerSheet" (feuille d’énergie), transforment directement le rayonnement du soleil en électricité.

Le "PowerSheet" est 100 fois plus mince que les panneaux solaires traditionnels faits avec du silicium, et le coût est réduit de manière proportionnelle. Ainsi, un investissement en "Powersheet" est rentable au bout d’un mois, contre 3 ans pour le photovoltaïque de première génération!

Powersheet.jpgCe film solaire est si bon marché qu’on pourrait couvrir des gratte-ciels entiers avec!

Créée en 2002, Nanosolar a déjà reçu de nombreux prix et récompenses pour son innovation,  dont le prix de la meilleure innovation 2007, décerné par le magazine Popular Science.

Si vous voulez voir une belle vidéo (en anglais) qui vous explique en détail comment ça marche, allez voir sur le site de Popular Science et cliquez sur "See how it works".

(Crédits photos: Popular Science, Nanosolar)

nov
27

Projet CISEL : une technologie en soutien à l’énergie solaire – Suite

L’utilisation du procédé électrolytique dans la fabrication de couches minces photovoltaïques a été proposée en 1998 par EDF et CNRS/ENSCP. Son application industrielle s’est ensuite développée avec l’adhésion du groupe Saint Gobain qui s’est chargé de la fabrication des plaques de verre et le soutien financier de l’ADEME.

L’électrolyse porte sur la fabrication des pellicules de semi-conducteurs utilisées pour réaliser les cellules photovoltaïques. Garce au procédé CISEL, cette pellicule peut être obtenue à pression atmosphérique et non plus sous vide, ce qui entrainait des coûts plus importants. De plus, le procédé est bien adapté pour traiter des surfaces importantes telles que des toits ou façades. Il présente enfin l’avantage d’avoir une grande stabilité chimique, c’est-à-dire qu’il est peu sensible aux intempéries.

Le projet CISEL pour Cuivre Indium Sélénium Electrodéposé lancé en 2000 vise à démontrer l’applicabilité industrielle de cette invention qui obtient rapidement des résultats techniques satisfaisants, avec des rendements par module tournant autour de 10,4%. Pour autant les meilleurs panneaux à base de silicium ont un rendement autour de 17%.

Si vous envisager de vous équiper en panneaux solaires photovoltaïques, sachez que faire son choix implique de bien distinguer deux critères :

-          Si votre surface est réduite, mieux vaut acheter un module avec le meilleur rendement pour réduire le coût de votre KWh

-          Si vous voulez équiper une surface importante, mieux vaut opter pour un module dont les coûts de fabrication ou prix du Wc sont les plus bas

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