oct
26

Grenelle de l’environnement : Rapport Officiel sur l’Energie Solaire

Que dit le rapport officiel du Grenelle de l’environnement sur l’énergie solaire ? Et bien, je suis allé le lire pour vous.

Disons que le rapport établit que:
- le solaire thermique est une technologie prête à l’emploi et que des mesures d’encouragements concrètes peuvent suivre rapidement
- le solaire photovoltaïque est une technologie qui se cherche encore et pour laquelle il faut encourager la Recherche et le Développement.

Extrait du Rapport Offciel, disponible sur legrenelle-environnement.fr:

Développer la production d’électricité renouvelable exige un développement des capacités hydrauliques qu’il est encore possible d’exploiter, (cf. l’axe eau) un développement de l’éolien, et, dans une mesure qui dépendra de l’industrialisation des technologies dans des conditions économiques acceptables, des  autres techniques, pour lesquelles des choix stratégiques en matière d’effort de recherche doivent être opérés (ainsi, le solaire thermique peut d’ores et déjà faire l’objet de normes réglementaires d’installation dans le bâti neuf ou rénové, sous réserve de développer l’offre et les formations adéquates des salariés ;  en revanche, le solaire photovoltaîque doit plutôt faire l’objet d’un effort de recherche, sur les techniques  de production et de stockage, pour parvenir à le placer dans des conditions économiques compétitives).

Rien de surprenant donc. Je pense que cela veut dire que les aides vont aller vers les particuliers pour le thermique et vers les entrerprises pour le photvoltaïque.

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oct
23

Le potentiel du photovoltaïque est gigantesque, la suite

Un avenir époustouflant !
Le taux de croissance des ventes de solaire photovoltaïque est de 40% par an depuis dix ans. Pas mal ! Quant à la taille du marché, elle est actuellement de six milliards d’euros. Il y a de quoi faire…

Alors que le parc photovoltaïque mondial produisait en 1995 annuellement 80 MW, il en produira 48 000 d’ici 2020. Je vous laisse calculer le taux de croissance du marché ! Vous y êtes ? 600% ! Parfaitement…

Autre chiffre intéressant : d’ici 2020, ce marché représentera la bagatelle de 60 milliards d’euros ! La branche d’activité à de beaux jours devant elle… Elle va être décuplée ! Quant aux entreprises du secteur, elles connaîtront une croissance à deux chiffres (entre 25% et 35%) pendant encore des années.

Les leaders ?
L’Allemagne, l’Allemagne et encore l’Allemagne, avec plus de la moitié mondiale du marché (57%). Elle est suivie par le Japon (19% du marché) et les Etats-Unis (7%) qui se réveillent tard mais très fort !

L’an dernier, l’Allemagne a produit plus de 1 500 MW d’électricité photovoltaïque. C’est le tiers de l’énergie solaire photovoltaïque mondiale !

Depuis quelques années, notre voisin a foncé tête baissée dans le développement de ces technologies. Pendant ce temps là, nous autres Français dormions sereinement sur nos deux oreilles et laissions passer le train.

Un train d’enfer
Le train du solaire représente en Allemagne plus de 50 000 emplois, quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires et la maîtrise d’une technologie des plus pointues. Ajoutez au solaire les autres énergies renouvelables, et cela représente 180 000 emplois et 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires !

En gros, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis représentent 1,1 Gigawatts (GW) installés sur les 1,3 GW qui existent dans le monde. Et d’ici 2010, nous serons passés à 5,6 GW selon les estimations des experts. Fois cinq !

En résumé
Retenez juste que le potentiel est énorme et avéré, et que le leader incontesté en la matière est l’Allemagne.

Cependant, les Américains reviennent en force dans la partie avec cette incroyable capacité qu’ils ont à produire de la technologie de pointe grâce à des moyens humains, financiers et réglementaires faciles à mobiliser.

Tags: Photovoltaique, Energie Solaire

oct
23

Le potentiel du photovoltaïque est gigantesque

Voici un article sur le photovoltaïque que j’ai trouvé très intéressant. Il traite le sujet sous un angle financier, qu’il faut bien avoir en tête.

Par Isabelle Mouilleseaux , Source : La Chronique Agora

Il y a une très belle introduction en bourse prévue en Allemagne dans les prochains jours : Centrotherm Photovoltaics AG. Je vais vous en dire un mot, c’est promis. Mais pour bien comprendre le potentiel et les enjeux du solaire, quelques explications s’imposent en amont…

Brut et gaz vont manquer et les prix s’envoleront
C’est une chose dont il faut être convaincu si vous voulez vous intéresser au solaire. La demande de pétrole et de gaz va exploser dans les prochaines années avec la croissance chinoise et indienne. Or pour l’instant la production de pétrole arrive tout juste à satisfaire la demande — le marché est franchement très tendu. Alors qu’en sera-t-il dans quelques années quand la demande explosera ?

Le déséquilibre offre/demande ira croissant et les prix s’envoleront. Une lapalissade… tout le monde est d’accord sur ce point.

Autre léger souci auquel nous serons bientôt confrontés : la pénurie ! Eh oui, les réserves de brut et gaz ne sont pas infinies… C’est toute la théorie du Peak Oil. L’offre ira en se raréfiant au moment où la demande s’amplifiera.

Le charbon va finir par nous étouffer
Voici le second élément dont il faut être convaincu : le réchauffement climatique est une réalité urgente. Sa cause principale ? Les émissions de CO2.

L’origine de ce CO2 ?  L’utilisation des énergies fossiles — brut et charbon en tête. En clair, il va falloir mettre le holà si nous ne voulons pas faire perdre la tête à notre bonne vieille Terre, et griller comme des sardines au soleil !…

Sachant que 70% de l’électricité chinoise vient du charbon, il y a du travail ! Plus étonnant : 50% de l’électricité américaine est issue du charbon, 80% pour l’Australie ! Vous comprenez pourquoi ces pays ne ratifient pas Kyoto…

Vous êtes d’accord avec moi sur ces deux premiers points ? Oui ? Alors la suite vous intéresse fortement…

Le potentiel des énergies alternatives est gigantesque
Eh oui ! Il va falloir trouver des solutions de rechange. A la fois propres et substituables. Actuellement l’électricité mondiale a pour origine :
- le charbon à hauteur de 40%
- le gaz : 19%
- le nucléaire : 17%
- les énergies renouvelables : 18%
- le brut : 7%

Je suis prête à parier avec vous que nous allons assister dans les décennies à venir à l’explosion de la part du nucléaire et du renouvelable dans le mix électricité — au grand détriment du charbon noir.

Quant au poste énergies renouvelables, c’est pour l’instant l’énergie hydraulique qui se taille la part du lion. Mais cette énergie a atteint son seuil de saturation dans la plupart des pays occidentaux. Il y en a d’autres : la biomasse, le solaire, l’éolien, la géothermie…

Et  le premier à sortir du lot sera à mon humble avis le solaire, suivi par la géothermie (mais ça, c’est un autre vaste sujet…). D’ici la fin du siècle, l’électricité d’origine solaire pourrait bien être la première source d’énergie de la planète…

Parlons du solaire, plus précisément du photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque produit directement de l’électricité en captant les rayons solaires grâce à des cellules photovoltaïques. Quelques chiffres pour situer les choses :

Le taux de croissance des ventes de solaire photovoltaïque est de +40% par an depuis dix ans. Pas mal !

Quant à la taille du marché, elle est actuellement de six milliards d’euros. Il y a de quoi faire…

Si je vous dis maintenant que ce marché va passer de six  à 60 milliards d’euros en une décennie… voilà qui va attiser les convoitises.

Je vous le disais il y a un instant : le photovoltaïque va frapper fort et rapidement — et je vous expliquerai pourquoi dès demain.

oct
19

Le programme solaire contribue à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement au Sahel

DAKAR, 17 octobre (XINHUA) — Le secrétaire exécutif adjoint  du CILSS, Issa Martin Bikienga, a indiqué que le Programme  régional solaire est le plus grand programme-phare du Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) dans ses  Etats membres, car il contribue de façon significative à  l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), a-t-on appris mercredi de bonne source. 

     La deuxième phase du Programme régional solaire conduit le  CILSS a été passé en revue par son comité de pilotage lors d’une  réunion tenue mardi à Nouakchott, selon l’Agence de presse  africaine. 

     Cette réunion, après trois jours de débats, devrait trancher  sur des sujets relatifs à la gestion des infrastructures relevant  du Programme une fois celui-ci achevé, au rôle du secteur privé  dans ce domaine et aux perspectives de l’énergie solaire dans les  pays membres du CILSS. 

     Le Programme régional solaire, dont la seconde phase a démarré  le 15 mai 2002 pour s’achever le 31 décembre 2008, a pour objectif, d’améliorer les conditions de vie et de santé des populations des  zones rurales. 

     La première phase exécutée de 1990 à 1998 avait permis  l’installation de 610 systèmes de pompage pour l’approvisionnement en eau potable, de 16 systèmes de pompage pour l’expérimentation  de la petite irrigation et de 650 systèmes communautaires pour  l’éclairage et la réfrigération au bénéfice de plus de 2 millions  de personnes du monde rural. L’enveloppe financière mobilisée à  cet effet a été de 52 millions d’euros, rappelle-t-on. 

oct
18

Des câbles pour utiliser l’énergie solaire dans les nanotechnologies

Des scientifiques ont mis au point des nanocâbles plus fins qu’un cheveu pour capter l’énergie solaire, qui pourraient équiper demain toute une série d’appareils miniaturisés, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Nature.

Dans moins d’une dizaine d’années, ces minuscules capteurs de lumière, pratiquement invisibles à l’oeil nu, pourraient notamment servir dans la lutte contre le bioterrorisme ou aider la médecine à mieux observer ce qui se passe à l’intérieur du corps.

Charles Lieber et ses collègues de l’université de Harvard sont parvenus à créer un câble de silicone capable de convertir la lumière en courant électrique.

La quantité d’électricité produite par câble ne s’élève qu’à 20 milliardièmes de watt mais elle est devrait permettre d’alimenter des appareils eux-mêmes d’une échelle microscopique.

L’épaisseur de chaque câble n’est que de 100 nanomètres, soit un dix-millième de millimètre, ce qui leur permettra d’être implanté sur, voire à l’intérieur du corps.

Comme un câble coaxial, le nanocâble de silicone développé à Harvard est formé d’un noyau entouré de deux couches. La lumière génère des électrons sur la couche la plus extérieure, qui sont tranmis à la couche intérieure et au noyau à travers des micropores.

«Électriquement connectés, le noyau et l’enveloppe jouent le même rôle que les pôles + et – d’une batterie», explique M. Lieber.

Les avantages de cette source d’énergie sont qu’elle est propre, très efficace et renouvelable.

Et si un seul nano-appareil consomme très peu, «pour une application intéressante il faudra de nombreux équipements interconnectés et la question de leur alimentation – même pour des systèmes nano – peut constituer un défi», selon M. Lieber.

Il donne l’exemple de la surveillance des menaces bioterroristes qui «exigera toute une série de capteurs et de processeurs pour analyser les signaux reçus, ainsi que des nanotransmetteurs pour relayer l’information à une installation centralisée».

En comparaison de ce que peuvent offrir ces nanocâbles, les sources d’énergie traditionnelles sont «encombrantes, non-renouvelables et chères», estime encore le chercheur.

oct
18

Le rapport Syrota fait débat sur solaire et CO2

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a relevé mercredi une "contre-vérité flagrante" en matière d’énergie solaire, dans le rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) conduit par Jean Syrota sur les perspectives énergétiques de la France publié le 9 octobre. Bataille sévère en perspective, le solaire étant accusé de ne pas être aussi écologique que «prévu ».

Mais c’est sur sa totalité que le rapport sur l’énergie à l’horizon 2050 pourrait faire débat. En proposant notamment l’arrêt des investissements dans les biocarburants, Jean Syrota semble faire des propositions plus radicales que celles du Grenelle de l’environnement.

Mis en ligne la semaine dernière sur le site du Centre d’analyse stratégique, le rapport évoque un objectif de réduction des gaz à effet de serre maximum de 2,5 pour la France, qui est "l’un des pays industrialisés les plus performants en termes d’émissions de gaz carbonique par habitant" … ses partenaires étant appelés toutefois à faire plus.

- Le solaire mis en cause -

"Le CAS affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu’il n’en économise sur sa durée de vie", déplore le Syndicat des entreprises produisant des énergies renouvelables, dans un communiqué.

« Or toutes les études (…) démontrent qu’une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l’énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux et quatre ans, pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans", souligne le SER.

Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s’interroger sur la pertinence de l’ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.

- Le rapport Syrota diminue les objectifs de la France sur émission de CO2 -

"Les différents scénarios étudiés ne conduisent pas à diviser les émissions de gaz carbonique en 2050 par plus de 2,1 à 2,4 par rapport à celles de 1990", écrit Jean Syrota, président de la Commission Energie du CAS. Il estime que "la France devrait vigoureusement pousser l’Union européenne à retenir un objectif de division par 4" de ses émissions à l’horizon 2050 par rapport à 1990, mais que "l’effort indispensable doit être équitablement partagé au niveau international et spécialement au niveau européen".

Sur la base de ce critère du "partage des efforts à accomplir" (burden sharing), "à un ‘facteur 4′ européen en 2050 serait associée une division par un facteur de l’ordre de 2,5 des émissions françaises en 2005", écrit Jean Syrota dans ses recommandations. Il rappelle que l’Union européenne a pris ces premières mesures en ce sens, notamment lors du Conseil européen de mars 2007, en prévoyant la réduction de 20% des émissions de gaz carbonique d’ici 2020.

La France est performante "du fait de la réalisation de son programme électro-nucléaire dans les années 80", ajoute Jean Syrota. "A l’inverse de la plupart des pays industrialisés, chez qui la production d’électricité engendre une part importante des émissions globales de gaz carbonique, elle ne dispose plus d’aucune marge de progrès dans ce domaine": "C’est pourquoi elle ne peut pas, sous peine de compromettre gravement sa compétitivité dans le contexte d’une économie mondialisée, poursuivre seule des ambitions par trop décalées par rapport à celles de ses principaux partenaires économiques".

L’association France Nature Environnement a réagi à l’article à ce sujet paru dans les "Echos", jugeant dans un communiqué que "le rapport Syrota ne doit pas court-circuiter les très grands efforts à faire dans le domaine énergétique". France Nature Environnement juge en effet que "malgré des émissions par habitant de gaz à effet de serre relativement modérées, la France demeure un très mauvais élève sur le plan de l’énergie"

- Arrêt préconisé des investissements dans le biocarburant -

Alors que les biocarburants divisent les membres du Grenelle, ce rapport demande "l’arrêt des investissements nouveaux" dans la production de biocarburants de première génération, car ils n’utilisent pas toute la plante, "ce qui entraîne des coûts élevés, une utilisation des surfaces agricoles importante et un renchérissement des matières premières concernées (blé, maïs)".

Il propose néanmoins de développer la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, qui utilisent toute la plante pour produire de l’énergie. Si l’on observe l’impact des biocarburants sur la flambée des matières premières agricoles et les prix alimentaires, cette proposition n’est pas dénuée de bon sens.

- Le rapport favorable à une augmentation de la TIPP

Parmi les mesures radicales à prendre, le rapport Syrota propose une augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) de 3 centimes d’euro par an pour l’essence, et de 5 centimes pour le gazole.

Il suggère le rétablissement d’une vignette automobile sous la forme d’une taxe annuelle pour les véhicules dont les émissions polluantes dépassent les 120 grammes par kilomètre, avec une progressivité visant à pénaliser les plus polluants d’entre eux. Il propose la mise en place, par les collectivités locales, de péages urbains.

- Le CAS table sur un baril de pétrole à 100 dollars après 2015 -

Le Centre d’analyse stratégique (CAS) table sur une tendance haussière de prix du pétrole à long terme en raison de la "raréfaction progressive des ressources", et prévoit un baril à 100 dollars après 2015. Le rapport table sur "des hypothèses plutôt hautes sur les prix des énergies", avec un baril de brut entre 50 et 80 dollars jusqu’en 2015, entre 100 et 150 dollars de 2015 à 2030 et d’environ 100 dollars au-delà.

A court terme, le rapport note que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est "devenue très vigilante sur les évolutions à la baisse" mais que "l’ajout récent de capacités de production" pourrait permettre un léger repli des prix.

"Ensuite, survient une période d’incertitude correspondant au pic de production des pays non-Opep" (Organisation des pays exportateurs de pétrole), poursuit ce rapport qui ajoute qu’au-delà de 2020-2030, "le prix devrait être dirigé en fonction des substituts vers une valeur estimée à 100 dollars par baril".

S’il mise sur une "raréfaction des ressources et des matières premières", le rapport de M. Syrota n’anticipe toutefois pas de plafond de la production pétrolière mondiale ("peak oil"), mais une régulation de la consommation d’hydrocarbures liée aux contraintes environnementales, qui devrait aboutir à une stabilisation voire une baisse des prix pétroliers.

- Des propositions pour le secteur des Batiments -

Dans le bâtiment existant, le rapport suggère d’étendre aux propriétaires-bailleurs les avantages fiscaux pour les dépenses favorisant les économies d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables, en les limitant aux équipements "les plus performants". Il propose de rendre obligatoire un "ravalement thermique" (isolation) des immeubles dans un délai de dix ans.

Il demande l’installation de compteurs individuels de chauffage et de compteurs d’électricité électroniques et suggère de développer la recherche sur les bâtiments à "énergie positive", c’est-à-dire qui restituent de l’énergie.

oct
03

Energie Solaire : Première centrale solaire privée de France à Torreilles près de Perpignan

Energie Solaire : la première centrale privée française de production d’énergie solaire doit être mise en service en décembre 2008 à Torreilles, une ville située à une dizaine de kilomètres au nord de Perpignan, a-t-on appris mardi auprès du maire Louis Carles.

torreilles energie solaire.pngLa nouvelle centrale, indépendante d’EDF, devrait produire 2,3 mégawatts, l’équivalent de la consommation d’un millier de foyers, soit celle de cette petite commune des Pyrénées-Orientales.

"L’idée m’est venue en pleine nuit", a indiqué à l’AFP Louis Carles, qui a mis à la disposition d’investisseurs français dont l’identité n’a pas été précisée, un terrain de six hectares acheté 120.000 euros, sur lequel seront implantés sur deux hectares des panneaux photo-voltaïques.

Le permis de construire devrait être déposé en décembre, les travaux commencés en juin 2008 pour une mise en production six mois plus tard.

L’investissement, de l’ordre de 10 millions d’euros, sera amorti par la revente d’énergie à EDF au prix de 0,30 euro le kw/h, selon la législation en vigueur. L’installation sera amortie au bout de 15 ans conformément au contrat de 25 ans liant le producteur à la société de distribution.

Pour le PDG du bureau d’études du projet Tecsol André Joffre, "il s’agit de se servir de tels projets pour mettre en place des unités de production de composants dans la région, favorisée par un ensoleillement important".

Le maire de la ville espère que les propriétaires privés de terrains entourant le terrain municipal se joindront au projet. "La location du terrain rapportera 300.000 euros sur 25 ans, plus 223.000 euros par an de taxe professionnelle", a précisé M. Carles.

 

oct
03

Energie Solaire : Paris, capitale mondiale de l’énergie solaire, un des buts de Bertrand Delanoë

Energie Solaire : Sur mon blog-frère Le Photovoltaïque, j’ai publié récemment un article à propos de la ZAC Pajol et de ses panneaux photvoltaïques. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, veut aller plus loin en faisant de Paris la capitale mondiale de l’énergie solaire.

bertand delanoe 2.0 solaire energie.pngLes promesses n’engagent que ceux qui les croient … mais en tout cas, au minimum, le fait que le maire de Paris, en campagne pour sa ré-élection, mentionne l’énergie solaire est une marque de l’intérêt croissant de toute la société française pour l’énergie solaire.

Sur son site, bertrandelanoe.net, le maire nous explique clairement sa volonté dans son projet environemental :

Pour y parvenir, nous portons une ambition claire : faire de Paris une capitale mondiale de l’énergie solaire. L’installation de 3300 m2 de panneaux photovoltaïques sur les toits de la halle Pajol préfigure notamment l’émergence de la plus grande unité de production photovoltaïque installée dans un centre ville en France. De même, l’Office HLM de Paris installera 10 000 m2 de ces panneaux, sur les immeubles qu’il gère.
Les nouvelles constructions relevant de la municipalité ou des bailleurs sociaux de la Ville seront équipées de capteurs solaires. Plus largement, la Ville engagera, en partenariat avec les copropriétés volontaires, un vaste plan d’installation de panneaux photovoltaïques là où c’est techniquement possible.